Turan

Le royaume de la splendeur barbare

L’étincelant Turan est probablement la nation la plus riche de l’âge Hyborien, exception faite de Vendhya. L’Empire Turanien s’est édifié sur les fondations d’une grande tribu hyrkanienne ayant surgi de l’est, montée sur des chevaux, se déplaçant autour du Vilayet et ayant trouvé cette grande mer intérieure à son goût. L’empire est vaste, s’étendant vers l’ouest jusqu’aux frontières de Zamora, Shumir au Shem et en Stygie. Les rois turaniens se plaisent à consolider leur empire, en faisant leur passe-temps favori. Aujourd’hui dirigé par le roi Yezdigerd, l’Empire Turanien ne montre aucun signe de ralentissement de croissance, bien que les Zuagirs, les Kozakis et d’autres races entravent son désir de domination plus à l’ouest.

Turan est un empire d’une taille incroyable, englobant pratiquement la mer de Vilayet. Il contrôle tout le périmètre du Vilayet, de part et d’autre de la mer intérieure, exception faite des secteurs les plus septentrionaux. Le nord du pays est trop montagneux et trop froid pour que les Turaniens s’en préoccupent. Turan est limitrophe de Zamora, Koth et Shem et envoie même des expéditions en Hyperborée.

Les Turaniens ont la peau sombre et sont généralement grands et minces. Ce sont les descendants des anciens Lémuriens jadis réduits en esclavage par les ancêtres des Stygiens. Ils ont vaincu le peuple autochtone qui vivait dans la région du Vilayet et ont transformé la région en un carrefour de la culture, du commerce et de la beauté. Les plaines sèches ont irriguées, les transformant en un paradis agricole.

Art de vivre turanien

Les Turaniens estiment que leur civilisation est supérieure et que l’on ne peut progresser dans la société qu’à condition de procéder à leur manière. Ils enseignent des protocoles particuliers à appliquer au tribunal, dans les bains, dans la rue et il en est ainsi pour presque tous les aspects de leur vie.
La plupart d’entre eux adhère à un code d’honneur civilisé, qui reflète la confiance portée aux protocoles et à leur culture.

Les Turaniens sont un peuple fier, satisfait de l’impérialisme de leurs dirigeants et des fortunes que ces derniers engrangent grâce aux tributs du peuple qui leur est assujetti.

Mode turanienne

Les hommes turaniens sont généralement barbus et sont vêtus de turbans, d’écharpes et de pantalons amples. Les guerriers portent des casques dorés, des chemises en soie blanche, des cottes de maille sans manches, des pantalons amples et des capes en peau de tigre. La chemise talismanique, qui est une tunique décorée d’images et de symboles sacrés, est supposée porter chance à celui qui le revêt, voire même faire office d’armure. Les chemises talismaniques sont censées porter chance ou même faire office d’armure. Les Turaniennes sont voilées. Dans les milieux plus conservateurs, généralement les classes supérieures, les femmes préfèrent le khalat, une longue tunique ample couvrant tout le corps.

Les esclaves, les danseuses et les autres artistes se contentent généralement de porter des tuniques à ceinture ou des gömleks. Certains ne portent guère plus que des gilets et des ceintures minces munies de deux bandes de soie couvrant le buste et le dos. La plupart des esclaves de Turan sont des étrangers, ils ne portent donc pas de turban, ni de voile, bien que les danseuses turaniennes le fassent.

Statut social

Le plus haut rang de l’échelle sociale turanienne est la classe dirigeante. Elle est en réalité tributaire du roi, car son travail consiste à agrandir, protéger et exploiter les ressources de Turan en son nom. Cette classe comprend le clergé, la noblesse, les administrateurs et les militaires.

Sous la classe dirigeante se trouvent trois classes de travailleurs. La première d’entre elles regroupe les agriculteurs. Ceux-ci constituent la majorité des citoyens de Turan. Une ferme de taille moyenne est suffisante pour une agriculture de subsistance, mais comme une partie de chaque récolte doit être vendue pour payer le tribut, les femmes d’agriculteur font souvent de l’artisanat pour compléter les revenus. Les fermes turaniennes sont rarement des entités isolées. Habituellement, les agriculteurs se rassemblent en village et toutes les exploitations se trouvent autour de celui-ci.

Les artisans forment la seconde classe productive. Ils vivent dans des bourgades et parfois dans des cités. Typiquement, une ville est connue pour un artisanat particulier et ses artisans ne produisent que des produits propres à ce savoir-faire. Ceci permet d’obtenir des produits de qualité supérieure et de valoriser le dynamisme commercial qui a fait la renommée de Turan.

La troisième classe est constituée des marchands. Ces derniers se concentrent généralement dans les villes et s’y spécialisent. Les spécialistes de l’export ont tendance à se regrouper en Aghrapur.

En marge des classes sociales de base, il existe un autre groupe sociétal, les esclaves. Bien que ceux-ci soient omniprésents, ils ne sont pas considérés comme faisant partie de la société turanienne.

Mobilité sociale

Turan est un empire se basant sur la méritocratie concernant la fortune et la classe. Le service militaire est souvent la clé de la prospérité. La mobilité sociale est fréquente à Turan. Les esclaves s’élèvent pour devenir dirigeants, retombant parfois à nouveau en servitude, avant de se hisser une fois de plus dans une classe supérieure. Trois attributs définissent la classe dirigeante de Turan. Tout prétendant à celle-ci doit affirmer sa loyauté envers le roi et Turan, prouver sa connaissance de la culture, de la langue et de l’art de vivre locaux. Il doit également vénérer Tarim le Vivant et d’autres dieux turaniens. Sans ces qualités, un individu est simplement considéré comme un sujet de l’Empire Turanien. Ces attributs peuvent être acquis, ou perdus, par pratiquement n’importe qui.

Commerce et économie

Turan l’étincelant édifie sa fortune en échangeant des biens provenant de royaumes lointains et en exigeant un tribut des populations les plus faibles. Florissante le long des magnifiques rives de la mer de Vilayet, la majeure partie du commerce intérieur de Turan transite par des navires protégés par des galères de guerre turaniennes à voiles violettes.

Les marchandises sont transportées à dos de mule le long des sentiers de caravanes vers le centre et le sud du Vilayet, rejoignant les routes de l’Iranistan, de Vendhya et du Khitai. A l’ouest, les voies commerciales traversent le désert de Kharamun jusqu’à Zamboula, qui est le carrefour des caravanes turaniennes. Une route secondaire menant à l’ouest passe par Vezek pour rejoindre l’oasis d’Akrel, avant de rejoindre Khauran et se poursuit plus loin encore. Turan contrôle tant de routes de caravanes que des royaumes tels que Koth, Shem, la Brythunie et Zamora paient des tributs afin de s’assurer que la circulation des marchandises s’effectue sans encombre. On peut trouver de tout dans les souks, les marchés en plein air de Turan.

Le marché est la principale attraction des centres urbains turaniens. Les produits agricoles y constituent l’essentiel des marchandises. On y trouve le plus souvent des olives, du blé, des grenades, des oranges, du cumin, de la coriandre, des amandes, des dattes, du coton et des abricots. Les gens des villes ne pratiquent pas l’agriculture, ils dépendent donc des producteurs de la région pour leur approvisionnement en produits agricoles et en animaux. 90% des exportations turaniennes sont des denrées alimentaires, en particulier celles destinées à Shem ou à la Stygie. Les caravanes transportent des figues, des raisins, de l’huile d’olive, des noix, du sésame, des dattes, de l’orge, du blé, du tabac, du café, du thé, des fruits secs, des châtaignes, du riz, du sucre et diverses épices. Le négoce de fruits secs, tant au niveau local qu’à l’étranger, est un élément important du commerce turanien. Ceux-ci font office d’alternative à l’onéreux sucre de canne dans la plupart des royaumes hyboriens. La plupart des villes turaniennes disposent de marchés spécialisés dans la vente de différents produits alimentaires. Différentes corporations de métiers sont en charge de la préparation de denrées variées. Un juge local, responsable de l’établissement des tarifs et un exécuteur, connu sous le nom de muhtasib, chargé de faire respecter le règlement du juge et de vérifier les prix pratiqués par les marchands, sont affectés dans chaque marché. Ils s’assurent également de la fraîcheur et de la qualité des denrées.

Chaque ville doit acheminer un quota de marchandises vers Aghrapur, afin d’approvisionner la capitale turanienne et ses patrouilles militaires. Aghrapur est trop importante pour pouvoir subvenir à ses besoins par ses propres moyens. Ainsi, tout le territoire est à son service. La contrebande, généralement de produits turaniens, est très répandue à Aghrapur. La réglementation tarifaire turanienne imposée aux corporations incite les commerçants à maximiser leur profit en pratiquant la contrebande hors des frontières. Des patrouilles impériales présentes dans les villes et leurs marchés veillent à ce que les contrebandiers ne mettent pas l’approvisionnement de la capitale en péril. La contrebande de fruits secs est l’une des activités les plus lucratives, mais. Les patrouilleurs s’assurent également que les juges locaux fixent les prix de la viande à des niveaux extrêmement bas, afin de motiver les bergers à emmener leurs animaux à Aghrapur. Ils y obtiennent un meilleur prix et la capitale dispose ainsi d’un approvisionnement immédiat en viande fraîche.

Le marché turanien comprend le commerce d’esclaves. La traite humaine tient une place prépondérante à Turan. De nombreux Brythuniens, Némédiens, Stygiens, Shémites, Zamoréens, Darfaris et Kushites se retrouvent tous sur le joug de Turan. Les esclaves accomplissent non seulement les besognes que les Turaniens jugent indignes d’eux, mais ces derniers en font également leurs espions et leurs pions dans leurs jeux de pouvoir et d’intrigue. Le commerce d’esclaves turanien est décrit comme saturé. En effet, même si la demande est élevée, l’offre est si abondante que les tarifs ne sont pas très élevés. Les Turaniens sont néanmoins considérés comme des maîtres sévères et de nombreux esclaves s’échappent dans la steppe, rejoignant les Kozakis afin de se venger de leurs anciens dominateurs. Les maîtres turaniens les plus impitoyables sont ceux qui forcent les esclaves à ramer sur les grands navires, principaux vecteurs du commerce intérieur turanien. L’espérance de vie d’un esclave affecté dans un vaisseau est très faible au vu des conditions à bord.

Forces militaires turaniennes

Les Turaniens sont réputés pour leurs excellentes aptitudes à l’arc et plus particulièrement avec leurs arcs hyrkaniens à double courbure. En guise d’épée, les Turaniens privilégient les cimeterres. Ils sont aussi munis de lances de dix pieds de long pour harponner leurs ennemis depuis leurs chevaux. Extrêmement combatif et remarquablement bien organisé, Turan tente d’étendre son empire dans toutes les directions, dominant l’Iranistan, menaçant le Vendhya, conquérant les villes caravanières des déserts orientaux, combattant l’Hyperborée et envoyant des troupes à Zamora et en Brythunie. Les Turaniens préfèrent recourir à la cavalerie, en mobilisant des mercenaires s’ils ont besoin d’infanterie.

Turan mêle ardeur nomade et guerre civilisée. Sa cavalerie sillonne les plaines, mais ses officiers étudient la technique militaire établie pour la première fois par les Hyboriens il y a des siècles. Les Turaniens apprécient encore beaucoup la liberté des pillages mais reconnaissent l’importance d’une action disciplinée contrôlée par une ambition stratégique. Cette combinaison fait des Turaniens les seuls probables adversaires à la suprématie hyborienne actuelle. L’armée régulière de Turan est divisée en deux catégories : les forces impériales permanentes et les troupes provinciales.

L’armée impériale

L’armée impériale est la moins grande des deux types d’armées turaniennes. L’armée impériale est constituée d’archers puissants, du corps des armuriers, de mineurs, d’artilleurs et de la cavalerie impériale. Les marins font techniquement partie de l’armée impériale, mais les gens ne les considèrent pas toujours comme tels.

Les puissants archers

Les puissants archers de Turan, qui ne dénombrent pas plus de 30 000 hommes, sont constamment en alerte. Puisqu’ils doivent être capables de se mobiliser à tout moment, il leur est interdit de se marier. Ils vivent dans des baraquements et s’entraînent très régulièrement. Ce sont des maîtres dans le domaine de l’archerie montée et d’excellents lanciers. Il s’agit d’une unité d’élite turanienne dont la mission est en partie de prouver la suprématie des tactiques de combats les plus modernes. Ils recrutent leurs effectifs parmi les archers d’élite du royaume et on dit d’eux qu’ils n’ont jamais été battus au combat. Ceux qui portent les bassinets et les capes en peau de léopard de cette compagnie ont prouvé, au combat, qu’ils étaient garants du futur.

Il y a 101 bataillons. Ceux-ci comptent chacun entre 40 et 70 hommes. 34 bataillons servent directement le roi de Turan, ce sont ses gardes personnels. Les soldats issus de ces bataillons deviennent ensuite fréquemment officiers dans d’autres régiments, car le roi aura constaté leur mérite. Les bataillons restants sont chargés de maintenir la sécurité dans tout l’empire. Ils sont stationnés à des emplacements stratégiques et servent de services d’ordre et de pompiers au besoin. Ils font office de gardes des portes de la cité. Ces services durent neuf mois, en rotation, leur permettant de retourner à Aghrapur pendant trois mois à la fin de leur service. Lorsqu’ils séjournent à Aghrapur, ils servent de gardes au Conseil impérial et ses membres ou renforcent les services d’ordre ou les combattants du feu durant cette période. Les salaires sont payés trimestriellement, avec des primes pour les missions ponctuelles.

Le corps des armuriers

Le corps des armuriers. Entraînés comme unités d’infanterie avec des arcs hyrkaniens, les armuriers sont principalement chargés de fabriquer les armes utilisées par les puissants archers. Ils sont également en charge du transport des armes là où elles sont nécessaires. Il y a rarement plus de 600 hommes dans ce corps. Tout membre de ce peloton doit être un forgeron ou un armurier chevronné.

Les mineurs

Ils sont chargés d’assiéger les forts, châteaux et villes fortifiées ennemis. Ils sont compétents pour creuser tunnels et fossés sous les murs et autres zones stratégiques. Les mineurs impériaux sont scindés en deux divisions. L’une d’elle accompagne l’armée impériale et perçoit une solde trimestrielle fixe. L’autre division est entraînée, puis envoyée vers diverses armées provinciales. Les membre de cette division seront payés par les provinces où ils seront affectés. Ils ne sont pas payés par des fonds royaux après leur phase d’entraînement.

Les artilleurs

En règle générale, ils se déplacent et s’entraînent avec les mineurs. Comme ces derniers, ils sont formés pour effectuer des sièges, bien qu’au lieu de creuser, ils construisent et font fonctionner des engins de siège de tous types. Il y a trois divisions d’artilleurs. L’une d’elles accompagne l’armée impériale et perçoit une solde trimestrielle fixe. La seconde est entraînée, puis envoyée dans diverses armées provinciales. Les membre de cette division seront payés par les provinces où ils seront affectés. Ils ne sont pas payés par des fonds royaux après leur phase d’entraînement. La troisième division est stationnée en permanence dans divers forts pour manœuvrer les engins de siège en cas d’attaques ennemies. Ses membres reçoivent généralement des propriétés foncières en guise de salaire. Bien que faisant techniquement partie de l’armée impériale, la troisième division est sous l’autorité des commandants des forts.

Les cavaliers de l’Empire

Les cavaliers de l’Empire sont une unité de cavalerie impériale. Ils mènent généralement des guérillas ou fondent sur le camp ennemi après que celui-ci ait été affaibli par les archers. Tout comme les puissants archers, la plupart d’entre eux sont stationnés à Aghrapur. D’autres sont postés en alternance dans des villes importantes. Ils perçoivent une rémunération trimestrielle. Les commandants des régiments sont sous les ordres d’un ağa impérial. Les cavaliers sont d’habiles archers et combattants de mêlée, à cheval comme au sol. Turan entretient six régiments de cavalerie. Les deux premiers sont des unités de cavalerie strictement turanienne, seuls les Turaniens qui ont prêté allégeance au roi peuvent en faire partie. Les deux régiments suivants sont des unités de cavalerie de mercenaires étrangers. Une grande majorité d’Hyrkaniens forment le troisième régiment. Le quatrième régiment, quant à lui, est constitué de mercenaires véritablement étrangers. Les deux derniers régiments, le cinquième et le sixième, constituent une unité d’élite qui ne sert que le roi.

La marine

D’autres soldats turaniens ne sont pas employés dans la cavalerie, mais comme marins, naviguant sur le Vilayet pour protéger la flotte marchande et les côtes de Turan contre la Confrérie Rouge. Cependant, la gloire revient en grande partie aux forces terrestres et à leur commandant. Le devoir de la marine est de protéger les navires marchands et de transporter les soldats. La plupart des marins sont des archers. La flotte militaire turanienne dispose de deux divisions : les marins et la division navale. Les marins sont les soldats et les combattants. La division navale entretient d’anciens navires et en construit de nouveaux.

Les armées provinciales

Les forces provinciales constituent la plus grande partie de la machinerie militaire turanienne. Les provinces ont instauré un système féodal pour créer une armée, offrant des fiefs en échange d’un service militaire. Les fieffés, habilités à collecter leurs propres impôts, subviennent aux besoins de leurs propres commandants, tout comme les nobles d’Aquilonie soutiennent les chevaliers et les esclaves pour remplir leurs propres obligations militaires envers un seigneur supérieur. Les soldats reçoivent de petits fiefs pour leur service. Les unités provinciales apportent leurs propres armes et armures au lieu de bénéficier de la trésorerie centrale comme le fait l’armée impériale. Les propriétaires de fiefs se doivent de disposer de chevaux, d’armes, de vivres et d’autres équipements pour eux-mêmes et leur suite et ce en proportion du rendement prévu de leur fief. Les actes héroïques et les missions spéciales octroient des terres, et les taxes inhérentes, en prime de la part du régent provincial. Lorsqu’un propriétaire de fief décède, prend sa retraite ou est blessé au point de devoir se retirer, son fils aîné lui succède habituellement. Cependant, les terres supplémentaires attribuées au détenteur original reviennent au régent provincial, qui les redistribuera à ceux qui les auront méritées. S’il n’y a aucun héritier masculin, toutes les terres reviennent au régent provincial. En plus des tributs, le seigneur d’un fief a droit à la moitié de toutes les amendes légales infligées à ses exploitants, l’autre moitié revenant au régent provincial. Lorsqu’une armée provinciale est mobilisée, le régent fait en sorte de maintenir 10% de ses fantassins en place pour administrer tous les fiefs.
La plupart de ces forces servent dans la cavalerie, bien que quelques unités spécialisées aient été développées à Turan.

Les gardiens de forteresse

Dans certaines régions, les gardiens de forteresse sont recrutés parmi la population, mais la plupart d’entre eux font partie des forces provinciales et servent plusieurs mois par an en échange de fiefs pour eux et leur escorte. Au combat, en plus de la protection des murs, ils forment fréquemment une unité légère d’archers, assurant la protection des forces principales, jusqu’à que les armes de siègent soient prêtes à l’utilisation. Cette division des forces provinciales dispose d’une unité d’infanterie et d’une cavalerie.

Les gardes-marchands nomades

Les routes militaires et commerciales sont protégées par des unités provisoires généralement payées par les villages qui veulent que les routes et les cols soient sûrs. Les villages ne ménagent généralement pas leurs efforts pour entretenir et approvisionner les gardes-marchands. Ces corps provinciaux sont fréquemment des descendants des premiers nomades Hyrkaniens et tendent à rester eux-mêmes nomades. Ils se considèrent comme de vrais Hyrkaniens, car ils vivent encore à la mode hyrkanienne. Des gardes-marchands extrêmement compétents sont fréquemment conviés à prendre soin des chevaux ou des faucons des nobles turaniens ou du roi et de la famille royale.Ils sont exonérés de tribut, bien qu’ils ne fassent techniquement pas partie de la classe dirigeante. Les gardes-marchands sont autorisés à facturer des frais à toute caravane ou à tout commerçant qu’ils protègent le long d’une route commerciale. Toutefois, ils doivent également verser une indemnité équitable à tout voyageur victime d’un vol au cours d’un itinéraire protégé. Cela leur assure d’obtenir de nouvelles missions. Les villages locaux paient les gardes-marchands et non le Trésor impérial ou les trésors provinciaux. Les villages qui fournissent des gardes-marchands à une province bénéficient souvent d’exemptions ou de réductions de tribut de la part des autorités locales ou des notables fieffés.

Les pilleurs nomades

Les forces provinciales installées le long des frontières sont en général des compagnies de cavalerie légère, connues sous le nom de pilleurs. Ils sont payés pour attaquer les territoires ennemis en échange d’armes, de marchandises, d’argent et d’esclaves. Ils maintiennent également les royaumes ennemis bien trop occupés pour organiser des troupes en nombre afin défier l’armée impériale turanienne. Ils servent les souverains des provinces et beaucoup d’entre eux mènent une vie nomade aux abords des frontières. Ces pilleurs sont exonérés de tribut tant qu’ils accomplissent leurs tâches. Ils sont autorisés à conserver tout ce qu’ils raflent, en guise de paiement. Leurs attributions et obligations sont héréditaires. Certains pilleurs exercent en tant que gardes-marchands pendant les basses saisons ou pour accroître leurs revenus.

La religion à Turan

Erlik

Erlik est supposément le premier homme, création d’Ulgen. Il fut conduit au ciel et reçut le manteau de mort. Il semble avoir remplacé son créateur au fil du temps. Les Hyrkaniens, bien sûr, adorent le meurtre, il n’est donc pas surprenant qu’un dieu de la mort, du feu et de la guerre soit devenu plus populaire qu’un dieu créateur. Erlik est appelé le Dieu jaune de la mort et il compte parmi ses disciples des cannibales aux dents limées.

Erlik est appelé par de nombreux noms. Il estime les nobles guerriers qui manient la vie et la mort sur le champ de bataille. Le lotus est considéré comme un saint sacrement pour les disciples d’Erlik et est réservé à ceux qui atteignent le Paradis. Ses disciples désapprouvent l’utilisation du lotus par des mécréants. Le paradis promis par Erlik à ses vrais adeptes est peuplé de magnifiques mekhranis qui vivent dans les maisons de plaisirs de l’éternité.

Erlik a un homologue qui s’appelle Thutala, un arnaqueur qui apparaît aux non-croyants sous une multitude de formes différentes. Les fidèles d’Erlik appellent tout dieu étranger Thutala.

Tarim

Tarim est un mystique qui aurait fondé Turan. Puisque les grands prêtres de Tarim sont tous sous l’emprise psychique du Maître de Yimsha, il est possible que la religion soit fallacieuse, une invention du Cercle Noir qui dominait jadis les Hyrkaniens. Les prêtres de Tarim semblent, tout au moins, avoir une certaine loyauté envers Turan et son roi. Les Sages de Yimsha placent probablement Tarim en tant qu’avatar d’Erlik lui-même, sous la forme d’un dieu du troupeau et de la fertilité animale.

Historiquement, Tarim a conduit les Lémuriens hors de leurs îles englouties vers les côtes du continent principal. Il vécut encore sous la forme de ses descendants, pendant des milliers d’années après avoir mené les Lémuriens, aujourd’hui connus sous le nom d’Hyrkaniens, sur la rive orientale du Vilayet, pour y fonder Aghrapur. Tarim le Vivant, Tarim l’Incarné, est un saint descendant du guide originel. Bien que peu le savent, ce dernier descendant est mort lors d’une bataille, après avoir été enlevé par ses rivaux Hyrkaniens. Turan a eu la sagacité de ne pas faire savoir au peuple que Tarim le Vivant ne l’était plus.

Les Turaniens vivant près de Koth ou de Shem ont également ajouté Ishtar à leurs dieux, l’appelant Yenagra. Elle a une peau d’albâtre et est vénérée comme l’Ishtar kothienne. D’autres Turaniens vénèrent encore Ahriman et d’autres divinités étranges, comme Ormazd, un dieu de lumière qui combat le diabolique Ahriman.

Le gouvernement turanien

Les Turaniens sont une race fière, satisfaite de l’impérialisme de ses dirigeants et de la prospérité amenée à ces derniers par les tributs versés par les populations assujetties. Les rois de Turan sont des maîtres intraitables, n’acceptant ni rébellion, ni soulèvements, ni dissensions. Lorsqu’un nouveau roi monte sur le trône, tous ses frères et neveux sont passés au fil de l’épée pour prévenir l’éventualité d’une guerre civile. Quand un roi meurt, le premier de ses enfants à atteindre la capitale est sacré nouveau roi.

L’empire turanien est divisé en provinces, appelées satrapys, gouvernées par un satrap. Le roi de Turan nomme un général et un secrétaire d’Etat pour servir aux côtés de chaque satrap, de crainte que celui-ci ne devienne trop puissant.
Le pouvoir étant réparti entre les trois, chacun doit faire son rapport au roi et les inspecteurs personnels de celui-ci se rendent fréquemment sur place. Le satrap a pour mission de protéger le cœur du pays en administrant les provinces extérieures, notamment en matière de frontières, pour éviter que le centre de Turan ne soit mis en péril. La satrapy est également redevable de tributs à Aghrapur. Traditionnellement, le satrap est toujours un Turanien dévoué d’origine hyrkanienne. Ce n’est pas une loi, mais une tradition. Rien n’empêche le roi de la rompre s’il veut honorer un satrap d’une autre lignée. Les satrapys sont ensuite réparties entre des cités-États légèrement plus autonomes. Le devoir du général nommé est de veiller au bien-être des troupes et des milices de la satrapy. Il doit également s’assurer que ces forces ne soient utilisées qu’à des fins profitant à Turan. Le secrétaire d’État fait office de relais officiel et de diplomate, tant pour le satrap que pour le roi de Turan.

Non-Turaniens

Les Yuetshi

Les terres conquises par les Turaniens étaient autrefois la patrie de peuples indigènes. Les Yuetshi, qui vivent maintenant le long de la rive sud-ouest du Vilayet, font partie des premiers colons du Vilayet. Les Yuetshi sont décrits comme étant semblables à des singes et très laids.

Il s’agit d’un peuple autochtone vivant dans les marécages et au bord des cours d’eau de la région. Les Yuetshi ont de longs bras, des jambes courtes et un visage plat et jaune, aux yeux bridés. Ils s’habillent en peau de mouton. Ce n’est pas un peuple guerrier, qui préfère cultiver la terre et faire paître ses animaux. Pourtant, leur arme préférée est une lame de scie en forme de demi-lune capable d’éviscérer un homme en effectuant un mouvement ascendant.

Les Khozgari

Les Khozgari sont d’autres non-Hyrkaniens de Turan. Ils vivent dans les collines de Khozgari, les contreforts des Montagnes Brumeuses. Il s’agit d’une tribu guerrière et barbare de montagnards qui ne respectent que la puissance suprême. Ils attaquent souvent les Turaniens des basses terres et le roi de Turan les soudoie pour qu’ils restent dans les collines. Souvent, les Khozgari acceptent cette corruption, mais attaquent tout de même.

Ces barbares apparaissent comme étant des traîtres. Ils ont été chassés de leur territoire par les Hyrkaniens et sont allés se réfugier dans les collines. Ainsi, les conquérants ne leur inspirent que du mépris. Ce sont des archers lamentables, mais de féroces combattants de mêlée.

Principales caractéristiques géographiques de Turan

Turan s’étend entre les collines et les mangroves du Vilayet, se déployant vers les montagnes du sud, le désert de l’est et la steppe du nord-est. Il jouxte Zamora, Koth et la Stygie. Des arbres jalonnent la côte du Vilayet entre les eaux et les sommets enneigées des Monts Colchians. La majorité des déserts se terminent aux pieds de la chaîne montagneuse. Mais, par un caprice de la nature, un long croissant désertique se prolonge au plus profond du sud de l’Hyrkanie.

La Rivière Akrim

Elle serpente au travers de pâturages et de champs dans la vallée d’Akrim, entourée par les hauts sommets des Colchians. Cette petite rivière se jette dans le Vilayet quelque part au sud du Zaporoska. Un château, la forteresse de Gleg le Zaporoskan, s’accroche à l’un de ces sombres escarpements. L’avant-poste turanien le plus proche est à trois jours de route de l’embouchure de la rivière.

Les Monts Colchians

Les Colchians sont une haute chaîne de montagnes rocheuses aux sommets recouverts de neige, située au sud du Vilayet. Elles s’étendent depuis le Zaporoska, longeant les côtes sud du Vilayet. La rivière Akrim est l’un des nombreux cours d’eau qui traversent ces montagnes pour atteindre le Vilayet. La Gorge de la Diva est un gouffre qui se déroule parallèlement à l’Akrim. A la chute de la Diva, le gouffre et l’Akrim se rejoignent. Le col de Kasmar, haut et souvent enneigé, traverse à l’est et à l’ouest.

Le Désert de l’Est

Le désert de l’Est est un vaste désert qui cède le pas aux steppes dans le nord et au désert de Kharamun dans le sud. A l’ouest, elle finit par disparaître pour laisser place aux hautes terres de Koth et aux prairies de Shem. De nombreuses parties de ce désert sont sujettes à controverse entre les Turaniens et les Zuagirs de Shem. L’une des principales routes de caravane transporte les marchandises de Vezek à l’Oasis d’Akrel, puis à Khauran. Une nouvelle route est en cours d’établissement de l’Oasis de Yukkub à Akhlat les Maudits.

L’Oasis d’Akrel

L’oasis d’Akrel est située dans les déserts à l’est de Khauran et à l’ouest de Turan.

Shan-e-Sorkh

Cette région du désert de l’Est s’appelle le Déchet Rouge. C’est un désert stérile situé dans l’est. Il est fait de sable rouge et presque entièrement dépourvu d’eau. Le Makan-e-Mordan, qui signifie « Place des fantômes », est une zone hantée de cette région. La ville d’Akhlat est construite sur une oasis fertile d’arbres verts et de bassins de lotus du Makan-e-Mordan.

La Rivière Ilbars

La rivière Ilbars, qui prend sa source dans les montagnes de Kezankian à la frontière de Zamora, est un cours d’eau turanien majeur. Après avoir quitté les Marches Zamoréennes et rejoint la rivière Nezvaya près de Kherdpur, l’Illbars passe par Akif et se jette dans le Vilayet. Les eaux de ruissellement et les rivières des montagnes de Kezankian rejoignent l’Ilbars jusqu’à en faire une magnifique rivière tumultueuse. Elle se déploie dans un large estuaire, se déversant dans le Vilayet.

Les Montagnes de Kezankian

Ces montagnes forment la frontière naturelle entre Zamora et Turan. De nombreuses créatures y rôdent, que ce soient les hommes-singes ou le peuple des collines. Le peuple des collines de Kezankian est ouvertement hostile aux étrangers. La chaîne de montagnes a pris forme lors d’un cataclysme mineur et est plus récente que la plupart. La rivière Nezvaya traverse le nord des montagnes et crée un couloir naturel entre Zamora et Turan. D’autres cols s’ouvrent près d’Arenjun, comme celui du temple du Dieu Sanglant.​

Le Désert de Kharamun

Ce désert sablonneux se trouve dans la partie sud-ouest de Turan, entre le Vilayet et Zamboula et au sud du désert oriental.

Les Montagnes de Jebail

Les Montagnes de Jebail sont une petite chaîne de montagnes située près de Sultanapur. Le Lac des Larmes s’y trouve.

Les Montagnes Brumeuses

Elles longent la côte ouest du Vilayet, au sud d’Aghrapur. Ces montagnes abritent les puissants montagnards de Khozgari. Le col du Bhambar et la route du Garma permettent aux habitants de Samara d’accéder au Vilayet, situé à deux jours au sud du col. Les Ghoufag sont une autre tribu ancestrale de barbares vivant dans les montagnes ; ils sont en conflit avec les Khozgari. Les Theggir sont une autre tribu que l’on trouve dans ces montagnes. Le cimetière des anciens rois de Turan s’y trouve également, tout comme les terres appartenant au peuple du Sommet, appelé Shangara. Le roi Angharzeb de Turan les a combattus, mais leur magie et leurs créatures monstrueuses ont vaincu son armée. Des singes malins et glabres hantent le col du Bhambar, mais ils se cachent pour la plupart d’entre eux. Ces monstres portent des toges et se battent avec de beaux cimeterres turaniens, bien qu’ils soient de vulgaires épéistes. Un fortin en serpentine est construit au sommet de l’étroite allée d’un mur de montagne qui divise un gouffre vertigineux. C’était autrefois le bastion du peuple du Sommet, mais il est désormais occupé par des Turaniens.

La Rivière Nezvaya

La Nezvaya est une rivière longue mais peu profonde qui traverse les Montagnes de Kezankian au nord de Turan. Elle passe à travers la steppe pour rejoindre l’Ilbars. Sa source se trouve dans les montagnes Graaskal, en Hyperborée. La Rivière Gelée est son affluent.

Le Marais du Cauchemar

Le Marais du Cauchemar est un marécage couvert de brouillard qui se trouve près du Fort Ghori. C’est une friche malsaine dont les profondeurs renferment des ruines. Il s’agit des vestiges de la cité de Puhru-Shatammu, qui fut jadis un important carrefour marchand, avant d’être maudite par un démon. Elle fut abandonnée il y a de nombreuses années. Non seulement le démon a maudit la cité, mais il a également invoqué un lézard démoniaque carnivore pour en interdire l’accès. Un exemplaire du livre de Vathelos est supposé se trouvé en ce lieu.

La Vallée du Soleil

La Vallée du Soleil accueille une oasis dans la région septentrionale de Turan. Une mine d’or y est exploitée.

La Mer de Vilayet

La majestueuse Mer de Vilayet est une mer intérieure de deux mille milles de long et trois cents milles de large qui est surveillée par la flotte de guerre turanienne aux voiles violettes. Ces galères de guerre, qui font la fierté de la marine turanienne, pillent la quasi totalité des navires étrangers qui empruntent le Vilayet, estimant qu’ils portent préjudice aux intérêts de turan. Le Vilayet est réputé pour ses tempêtes sauvages, surtout en automne et en hiver. Les cités resplendissantes des Turaniens, telles que Shahpur, Maypur, Sultanapur, Khawarism et Aghrapur, s’étendent sur des centaines de lieues sur les rives ouest de vilayet. Quelques ports hyrkaniens bordent la côte est. Les navires turaniens s’aventurent rarement au nord de Shahpur. Le Vilayet héberge également des pirates, dont des membres de la Confrérie Rouge. Au nord, les rivages sont escarpés. Dans le sud et l’ouest, on rencontre des marais et des massifs montagneux. Les marchands en provenance de l’Est traversent le Vilayet jusqu’à Aghrapur depuis Rhamadan ou Khorusun, au lieu de tenter de contourner la pointe sud de la mer.

La rivière Zaporoska, ses marais et la présence de pirates et de Kozakis, de même que les habitants de la région eux-mêmes, les Zaporoskans, rendent les voyages dans la zone au sud de Vilayet périlleux, même si une route commerciale ralliant Zamboula passe par les Colchians. Trois rivières importantes se jettent dans le Vilayet : L’Ilbars, la Zaporoska et la Nezvaya. De nombreuses rivières secondaires viennent également s’y jeter, comme l’Akrim et la Yelba. Le Vilayet abrite de nombreuses îles, cartographiées ou non. La plupart sont inhabitées et réputées hantées. On peut trouver des pierres vertes ferrugineuses sur tout l’archipel.

L’Ile aux Statues de Fer

C’est une petite île ovale située au nord de la mer de Vilayet, près de la côte ouest. On y trouve des ruines anciennes faites de grosses pierres vertes semblables à du fer. La ruine la plus imposante est un vaste hall où se dressent des rangées de statues de fer. Les marins de la mer de Vilayet évitent cette île. Les bâtisseurs de ces ruines pourraient avoir un lien avec les inconnus qui construisirent Xutha, car on aurait entendu un oiseau crier  » Yakkoolan yok tha, xuthalla ! « . Certains érudits estiment que les bâtisseurs d’origine étaient des Lémuriens de l’Est, qui furent anéantis lors du cataclysme mineur. La berge nord de l’île se dresse en une série de falaises qui plongent dans le Vilayet.

La Forteresse de Xapur

C’est l’île natale des Dagoniens qui sont aujourd’hui éteints. L’île s’élève sur le Vilayet en un ensemble de falaises abruptes de cent cinquante pieds de haut. Sa partie intérieure est constituée de jungle. Une cité en ruines faite de ces énormes pierres vertes peut y être vue. Les fondations de la muraille, des soubassements de colonnes brisées et un grand dôme demeurent. Des tunnels souterrains s’entrecroisent sous la terre, cachant peut-être un trésor ancien. Les Dagoniens étaient une race blanche, mais à la peau mate et aux cheveux noirs. Cette cité fut fondée par une créature de l’abîme, Khosatral Khel, qui était vénérée par les Dagoniens sous forme de rites effroyables et de sacrifices humains.

L’Archipel de Zhurazi

L’archipel de Zhurazi est hanté et persécuté par d’horribles dieux lézards vénérés par des sauvages à la peau jaune. L’archipel se trouve à l’extrémité sud du Vilayet. Deux îles plus importantes et un chapelet de plusieurs petites îles entourées d’eaux troubles et peu profondes font de l’archipel un endroit idéal pour le ralliement de la piraterie. Les grands navires turaniens ne peuvent pas s’approcher des petites embarcations des pirates. Les cartes turaniennes ne mentionnent pas la topographie de cette région.

Les Marches Zamoréennes

Ces terres se situent sur le versant turanien des Montagnes de Kezankian, les séparant du Désert de l’Est. Il fut un temps où elles étaient sous l’emprise de Zamora, mais Turan domine désormais cette région. Les Marches sont constituées de steppes à perte de vue, traversées par de minces rivières charriant les eaux de ruissellement des Kezankians, qui finissent par confluer vers l’Ilbars. La Nezvaya marque la limite orientale de cette région steppique.

La Rivière Zaporoska

La Zaporoska est particulièrement importante pour les pirates et les Kozakis. Le sol aux abords de cette rivière est si accidenté que Turan n’a jamais vraiment pu dominer cette région. Le fleuve est navigable dans la majeure partie de sa section sud, mais Turan envoie très peu de navires sur cette dangereuse rivière, en raison de la prolifération de bandits qui détourneraient allègrement ces expéditions. L’embouchure de la rivière serpente au milieu de marécages étouffés par d’épais de roseaux. Les natifs de cette région sont des gens robustes appelés Zaporoskans. Ils portent typiquement des coiffes de fourrure, à la manière des Hyrkaniens.

Principales cités turaniennes

Les villes turaniennes sont parmi les plus somptueuses de l’Âge Hyborien. Les souks, places de marché en plein air, sont un tourbillon pour les sens. De toutes parts, les couleurs, les textures, les sons, les odeurs et même les goûts submergent les badauds. Les teintes écarlates, vertes et turquoises virevoltent sous la forme de soies brillantes et d’étoffes plus lourdes, qui sont à leur tour mises en valeur par l’éclat rutilant des métaux précieux et les tons sourds du métal brossé et du bois poli. De splendides tours étincellent au soleil et rayonnent à la lueur de la lune. Des minarets et des tours décorés d’arabesques et de superbes ornements se dressent fièrement au-dessus des grands palais de marbre et d’or, alors que de longs convois caravaniers se dirigent vers les bazars, acheminant des marchandises provenant de mille et une villes.

Aghrapur

Aghrapur, capitale turanienne étincelante aux nombreuses tours, est un immense port maritime sur les bords du Vilayet. C’est probablement la plus grande et la plus majestueuse de toutes les villes de l’Ère Hyborienne, l’incarnation même de l’Orient opulent. Située sur la rivière Ilbars et l’extrémité est de la Route des Rois, Aghrapur est la principale cité marchande de Turan. Les caravanes y pénètrent par le nord, l’ouest et le sud. Les routes maritimes desservent l’est. Truffée de monuments, de palais, de statues, de temples et de fontaines, Aghrapur est une belle ville qui fait étalage de la prospérité d’une multitude de royaumes. Des temples coiffés d’un dôme, des ziggourats blancs, des individus coiffés de turbans ou de bassinets ciselés de dorures, portant des tuniques en satin et soie, de hauts minarets, des tours ornées d’arabesques qui miroitent sous le soleil, ne sont que quelques exemples des splendeurs offertes à la vue de quiconque s’aventurerait à visiter Aghrapur.

Aghrapur est la ville la plus peuplée de la région située à l’ouest du Vilayet. Aghrapur emploie de talentueux forgerons d’Akbitana, d’énigmatiques maîtres d’armes khitans, d’impétueux voleurs zamoréens, des danseurs nus de Zamboula et des artisans vendhyens fraîchement arrivés, lui permettant de sublimer la beauté et l’extravagance du joyau turanien. Aucune ville au monde n’est aussi somptueuse. Aghrapur étincelle d’étals marchands, fourmillant de chalands qui discutent les prix, d’entraîneuses aux yeux bridés, de palanquins transportant de riches princesses dissimulées derrière leur voile, de femmes esclaves nues exhibées par un esclavagiste les cédant au plus offrant. Le grand palais du sultan, le roi Yezdigerd, est construit sur un rocher dominant la mer de Vilayet et est sans doute le plus somptueux palais jamais édifié depuis le cataclysme de l’Atlantide. Il abrite des pièces interminables, des jardins parfumés, des portes dorées, des tapisseries vendhyennes, des tapis d’Iranistan et, bien sûr, la légendaire salle du trône du roi de l’Empire turanien. Cette vaste pièce possède des portes d’une cinquantaine de pieds de haut, majestueusement ouvragées d’or, des piliers sculptés avec faste qui culminent si haut que le regard le plus vif est incapable d’en voir le sommet. Le sol est en marbre poli et l’éclairage du grand nombre de lampes et de bougies rivalise avec la lumière du soleil. Les gardes impériaux, resplendissants dans leurs capes écarlates et leurs turbans blancs garnis de plumes de paon, sont toujours prêts à protéger le sultan suprême de l’Empire.

Akif

Akif est une grande ville turanienne située au bord de la rivière Ilbars, qui se distingue par de constants mouvements caravaniers. C’est une étape appréciée des caravaniers qui se rendent à Sultanapur, Shahpur et Aghrapur ou en reviennent, soit par voie terrestre, soit par la rivière Ilbars. Les grands navires marchands ne font que faire la navette entre Akif et Shahpur, Sultanapur ou Aghrapur, ayant fait du transport des caravaniers désireux de naviguer ou ne souhaitant pas faire étape dans les grandes villes turanaises du Vilayet pour d’autres raisons. La route des caravanes d’Akif se poursuit jusqu’au Fort Wakla, au cœur du territoire des Zuagirs.

Al Azair

Al Azair est une ville turanienne méridionale où le dieu Zed était jadis vénéré. Les adorateurs de Zed ne faisaient qu’un avec leur dieu, tuant en son nom et tout particulièrement des vierges sans défense ligotées à leur autel. Les zeddites, vêtus de rouge et de rose, portaient de hauts couvre-chefs.

Alhmet

Alhmet est une ancienne satrapy turanienne du désert de l’est. Du château, il ne reste désormais plus qu’un vague cercle de terre brûlée surmonté de pierres dressées. Alhmet a été prise d’assaut et mise à sac par les forces impériales après s’être soustraite au paiement du tribut pendant deux ans.

Amapur

Amapur se trouve relativement loin de l’eau, mais elle possède toutefois un ancien port.

Aqaba

Originellement, Aqaba était une oasis du désert du sud. Turan a édifié des murs et un fortin autour d’Aqaba dans le but de contrôler l’eau sur cette voie commerciale, contraignant les caravaniers à débourser un montant important pour cette eau qui était auparavant gratuite pour tous. Une petite garnison turanienne y maintient l’ordre et contrôle le respect du tribut.

Ashraf

C’est un avant-poste turanien implanté à l’ouest de Djamal en Hyrkanie. Les régiments y sont constitués d’Hyrkaniens commandés par des Turaniens. Ashraf est avant tout une installation militaire et non un lieu de transit fréquent pour les caravanes marchandes.

Bougankad

Bougankad est le nom donné à la fusion de cinq petits villages qui se sont alliés pour former une ville fortifiée. Elle se trouve dans les steppes à l’est des montagnes de Kezankian et au nord de Zamora.

Les Sources Pourpres

C’est un lieu perché dans les contreforts des Monts Colchians, près de la Vallée des démons.

Dimmorz

C’est une province du nord de Turan, qui s’étale au pied des contreforts hyrkaniens.

Djemal

Djemal est une petite ville commerciale qui se situe sur la route reliant Turan au Ghulistan. Elle se trouve à l’est d’Achraf. Bien qu’occupée par Turan, elle est également revendiquée par l’Hyrkanie. Elle a déjà été mise à sac par des rebelles hyrkaniens qui se sont insurgés contre la domination et l’oppression turanaises. Les conteurs narrent encore l’histoire de l’ascension d’Othbaal l’Exécuteur et des Fils du Loup Blanc, qui saccagèrent Djemal, riant à la barbe du souverain en place, le roi Yezdigerd.

Gala

La ville de Gala se trouve entre la rivière Shimak et le Fort Zheman. A plusieurs lieues de Gala se dresse un bastion en pierre connu sous le nom d’Achmai Hold.

Le Temple de Gharat

Ce temple se trouve à cinquante lieues au sud du Fort Wakla. La route des caravanes reliant Yukkub au Fort Wakla longent le site du temple. Il est bâti à proximité d’une oasis.

Fort Ghori

Fort Ghori est un château turanien qui est situé au sud-est du Vilayet. Il veille sur les routes des caravanes orientales.

Fort Wakla

Situé dans le désert oriental, sur la Route des Rois, non loin à l’ouest de Vesek, Fort Wakla est une véritable cité, conservant son nom de l’époque où elle n’était qu’un fort limitrophe protégeant une oasis caravanière des Zuagirs. Un haut mur crénelé entoure la ville et l’oasis. La cité est décrite comme vaste, disposant de suffisamment de bâtiments pour permettre tant aux marchands qu’aux voleurs de gagner leur vie. Même s’il se dresse au bord de la Route des Rois, Fort Wakla demeure relativement isolé. Il n’est en effet pas une destination mais un point de repère pour la plupart des caravanes. Wakla ne ménage pas ses efforts pour produire et échanger des marchandises lui permettant afin de faire lentement émerger sa cité.

La forteresse, bien qu’étant constituée d’un amas de pierres grises et érigée afin de résister aux puissantes tempêtes du désert et à de violents sièges, présente un intérieur bien plus somptueux, débordant de luxe et d’œuvres d’art. La cité est réputée pour sa vie nocturne haute en couleurs.
Les quartiers situés près du mur ouest sont réservés aux caravanes. Les tavernes de Fort Wakla ressemblent beaucoup aux tavernes occidentales, bien que les clients soient plus bigarrés. Les maisons de plaisir permettent aux voyageurs de se divertir en soirée. Les conteurs narrent des histoires sinistres faites d’ogres mythiques. Les souks de Fort Wakla recèlent les trésors de plusieurs nations. Les caravanes quittant Fort Wakla peuvent se rendre au sud jusqu’à Yukkub, à l’est jusqu’à Vesek, à l’ouest, sur la route qui mène à Khoraja ou au nord jusqu’à Kherdpur. Le satrap du Fort Wakla est chargé de défendre la Route des Rois, principalement contre les attaques des Zuagirs par le sud ou de Kozakis au nord. La tribu Zuagir de Duali est établie à proximité, dans un village bordant une oasis.

Hirut

Bien qu’occupée par Turan, Hirut est techniquement une ville appartenant au Ghulistan.

Khawarizm

Khawarizm est la plus grande cité turanienne méridionale. Elle est tristement connue comme étant particulièrement rude, spécialement en termes de traitement des esclaves. Aucune port ne se trouve entre cette cité et la capitale Aghrapur. Le satrap de Khawarizm, Jehungir Agha, a le titre de Gardien des frontières côtières. Ses troupes sont supposées protéger les frontières des pirates Kozakis et assimilés. Les cavaliers sont des pilleurs, allant jusqu’en Némédie pour y enlever des esclaves féminines. Le satrap est également en charge des négociations concernant les otages à Fort Ghori. Jelal Khan, qui possède un château à Khawarizm, est un noble réputé pour ses excès. La flotte turanienne aux voiles violettes est fabriquée et entretenue dans le chantier naval de la cité. Avec la défense de la nation lui incombant, de nombreux jeunes soldats y sont stationnés au début de leur carrière. Khawarizm compte une population de 49 800 habitants.

Kherdpur

Kherdpur est une cité fortifiée se dressant dans la steppe située entre Turan et Zamora. Elle se trouve au nord de Fort Wakla, non loin de la route caravanière septentrionale majeure de celui-ci. Les rivières Nezvaya et Illbars se rejoignent à Kherdpur.

Khurusun

Khurusun est une cité portuaire fortifiée située sur la côte sud-ouest du Vilayet, abritant nombre d’orfèvres. Ses marchés en plein air proposent de l’or en quantité. Elle est sous l’autorité d’un satrap, lui-même chargé de la protection des routes caravanières menant à l’ouest, vers l’Hyrkanie. Celui-ci dirige également la cité militaire de Secunderam, qui concentre ses forces sur les steppes hyrkaniennes de l’est. Les Turaniens de Khurusun et Secunderam ont tenté d’attaquer le Vendhya, mais furent brutalement repoussés par les puissants ksatriyas. Khurusun la dorée dénombre une population de 12 389 habitants.

Samara

Samara est une ville turanienne située sur la route de Garma, qui sillone au travers des Montagnes Brumeuses. Samara se trouve à l’ouest de ces montagnes.

Secunderam

Bien qu’occupée par Turan, Hirut est techniquement une ville appartenant au Ghulistan.

Shahpur

Shahpur est une modeste cité caravanière située aux abords du Désert de Kharamun. Elle se trouve à plus de douze jours de voyage à l’est de Zamboula. La majorité des cartographes occidentaux se méprennent en la plaçant sur la côte nord du Vilayet. La Route de Samara, une route caravanière, longe Shahpur. L’entrée principale, l’Arche de bonne fortune, ouvre sur une grande place. Un temple en ruines, en l’honneur de l’ancien dieu Ahriman, se trouve à l’ouest de la cité. On trouve des collines au sud et quelques basses montagnes légèrement plus à l’ouest. La circulation des caravanes est constante dans la cité et ses marchés à ciel ouvert abondent en permanence d’esclaves issus de Koth, de Punt, du Zembabwei, de Stygie, de Shem et des Nations Hyboriennes de l’ouest. Shahpur compte une population de 13 450 habitants. Elle s’appelait jadis Elkar des flots, lorsque le Vilayet était bien plus vaste. Encore auparavant, on la nommait Zhagg du Désert Noir, lorsque l’Atlantide était un ensemble de volcans fumants. Le village d’Uhras est tributaire de Shahpur.

Subarak

Subarak est un port martime sous domination turanienne. Il se situe au bord de la Côte Sanglante hyrkanienne.

Sultanapur

Sultanapur, la Reine d’Or du Vilayet, est une citée portuaire. Elle est dirigée par un gouverneur militaire. Avant que les Turaniens ne parcourent la corne sud du Vilayet, taillant une frange sanglante devant eux et conquérant tout sur leur passage, c’était une ville zamoréenne. Après l’avoir saccagée et incendiée, les Turaniens l’ont reconstruite. Elle se trouve au nord d’Aghrapur. Une piste caravanière part de Sultanapur pour rejoindre les montagnes du Kezankian, s’étirant jusqu’à la ville zamoréenne de Khesron. Ses marchés aux esclaves, alimentés par les ravisseurs zamoréens, regorgent de femmes belles et peu onéreuses.

Telmak

Un marché aux chameaux s’y tient trois fois par an. Telmak est située à un jour de voyage au sud-ouest de Shahpur.

Vezek

Vezek est une ville commerçante où les caravanes sont soumises au paiement d’un droit de passage. Elle est située au nord de Yukkub et au sud de Fort Wakla. Trois pistes caravanières convergent à Vezek. L’axe sud, vers Yukkub, le Route des Rois se dirige vers le nord et celle menant à l’ouest passe par Fort Wakla.

Les Murs de Sulimar

Les Murs de Sulimar furent brièvement un poste militaire turanien, abandonné depuis longtemps. L’endroit se trouve à une journée de route à l’est du puits d’Harith. Il ne reste plus que quelques murs. Des nomades Zuagirs et Hyrkaniens y campent occasionnellement, profitant de la protection des murs en ruine pour la nuit.

Le Puits d’Adhmet

Le puits d’Adhmet se trouve à trois jours à l’est de Djemal. Une petite cahute y a été construite pour permettre aux voyageurs d’y faire une halte.

Le Puits d’Harith

Le puits d’Harith est situé sur un versant d’une gorge aride aux parois rocheuses. Le puits d’Adhmet se trouve sur l’autre versant. Les Turaniens l’ont entouré de remparts et l’ont brièvement occupé comme poste militaire, mais ce dernier est aujourd’hui abandonné. Le puits est utilisé par les Kozaks, les Zuagirs et d’autres nomades du désert, comme les Juhanna, les nomades les plus féroces de la région. Le Puits d’Harith se trouve à une journée de route à l’ouest des Murs de Sulimar. Il n’y a qu’un filet d’eau dans le puits, mais c’est bien assez pour la majorité des voyageurs.

Yukkub

Yukkub est située au sud de Fort Wakla et au nord de Zamboula. La piste de la caravane de Zamboula se divise à Yukkub. L’une des trajectoires se dirige vers le nord-est, vers Akif et l’autre va le nord-ouest, vers Vezek. Une autre bifurcation au niveau d’une oasis située le long de la première route offre la possibilité de se rendre à Fort Wakla. Une nouvelle route pour Akhlat a été tracée dans la région de Makan-e-Mordan, qui se trouve à l’ouest de Yukkub.

Zamboula

Zamboula est une importante ville commerciale située dans le Désert de Kharamun. Un chapelet d’oasis alimente la ville en eau. Construite par des Stygiens à la peau sombre, gouvernée par des Turaniens conquérants, surveillée par des mercenaires du Pelishtim, peuplée de bâtards, de Shémites, de Ghanaras, de Kushites, de Darfaris et visitée par des Zuagirs et des caravanes de l’est et du sud, Zamboula définit à la perfection le terme cosmopolite, ridiculisant même les plus importants ports commerciaux d’Argos.

Zamboula est un lieu où des gens blancs, bruns et noirs se mélangent pour produire des métisses de toutes sortes. La ville est bien organisée, avec des bazars destinés aux forgerons d’armes, des marchés aux chevaux et d’autres secteurs encore. A cause des cannibales Darfaris, que peu d’étrangers connaissent, aucun habitant de la ville ne dormira dans la rue. Même les mendiants trouvent une brèche dans laquelle se barricader avant la tombée de la nuit. Les danseurs de Zamboula sont les mieux formés au monde et sont connus pour leurs danses dénudées. Il y a des siècles, Zamboula n’était qu’un petit village marchand, appartenant à des nomades Kharamuns. Les Stygiens ont transformé celui-ci en ville et l’ont peuplée, amenant des esclaves shémites et kushites. Les caravanes continuelles ont apporté la prospérité, attirant les Turaniens, qui ont essaimé hors du désert et l’ont conquise, repoussant les frontières de la Stygie.
Jungir Khan est le satrap nommé par Turan pour gouverner la région. Différentes religions sont pratiquées dans ce lieu. Set, Bel, Ishtar, Erlik, Tarim et Yog sont tous bien représentés. Même le bestial Hanuman dispose d’un immense temple sur une grande place. Hors des murs de Zamboula, tout se résume à un désert de sable, bien que l’oasis de Shanki ne soit pas trop éloignée, vers le nord ouest.


Source : JdR Conan Return to the Road of Kings