Shem

La terre Pastorale

« Bientôt l’apparence de la côte changea. Ils ne naviguaient plus le long de falaises abruptes précédée de collines bleues. Maintenant la côte était le bord de larges prairies à peine au-dessus du niveau de la mer qui disparaissaient au loin derrière l’horizon flou. Ici se trouvaient peu de ports et encore moins de quais, mais la verte plaine était parsemée de villes Shémites ; la mer verte, caressant le rivage de vertes plaines, et les ziggurats des cité étincelants d’une lueur blanche, certains loin vers l’horizon.
À travers les terres verdoyantes se déplacent les troupeaux et le bétail et des cavaliers larges et trapus aux casques cylindriques et à la barbe frisée de couleur bleue-noire, un arc à la main. C’était cela, les côtes du pays de Shem, où ne régnait nulle loi sauf celles que chaque cité-état arrivait à faire respecter. Loin à l’est, Conan le savait, les prairies laissaient lieux au désert, où il n’y avait plus de cité et où les tribus nomades erraient. »

– l’Heure du Dragon
Un guerrier Asshuri

Shem est un pays non-Hyborien de despotes décadents dans l’ouest est de féroces nomades à l’ouest. Cette nation de plus de 15 millions d’habitants possède beaucoup d’influence, tirant richesses de commerce à l’étranger via les routes caravanières fréquentées qui passent au travers du désert aride de Shem et de ses prairies pastorales. Le commerce est tout pour Shem et ses cité-états décadentes en ont fait de la fabrication d’objets à vendre leur spécialité, vivant des caravanes de chameaux. Les petits royaumes luxuriants sont constamment en guerre l’un contre l’autre, chacun essayant de prendre la domination d’une route marchande et de détruire la compétition dans un effort d’obtenir l’insaisissable monopole d’un bien ou un autre.

Ces royaumes marchands sont les demeures des Shémites des prairies, qui sont généralement de taille moyenne, au nez crochu, aux yeux noirs et aux cheveux frisés bleu-noirs. Certaines familles ont du sang Stygien, cependant, et ceux-là sont gigantesques, large d’épaules et puissamment bâtis, avec les mêmes traits faciaux que les Shémites plus petits. Les riches Shémites urbains portent des grandes robes amples à manches qui pendent jusqu’au sol. Ces robes sont souvent brodées et peuvent être cousue de tissus teintés et filés de draperies d’or. Les pauvres portent de simples tuniques ceinturées ou écartées qui leur arrivent au genou.

Errant dans leurs hordes à robes blanches, les Shémites nomades se trouvent dans le désert à l’est de Shem. Ils pillent leurs cousins de l’ouest constamment, brûlant les villes avec une haine féroce de leur mode de vie civilisé. Beaucoup d’entre eux considèrent les villes et villages de Shem comme des entrepôts pour ce qu’ils veulent prendre. Parmi les nomades du désert, la plus notoire, nombreuse et voyagée est la tribu Zuagir. Ces cavaliers déterminés du sable chaud se trouvent entre Zamboula et Zamora, livrant de sauvages batailles le long des frontières est des Nations Hyboriennes. Ils survivent grâce au terrorisme et le pillage des zones civilisées. D’autres tribus incluent les Azilis.

Histoires et mensonges

Riche ou pauvres, les Shémites sont réputés comme étant des menteurs pathologiques et des raconteurs d’histoires à dormir debout. Les trésors, les choses riches et belles, transcendent le cœur et l’âme des Shémites. Ils vivent pour accumuler les richesses et les belles choses, s’entourant de bijoux et de beaux esclaves. Certains se contentent de rassembler des richesses à travers le marchandage et le commerce, même si bien des Shémites ont l’esprit d’aventure et sont prêts à voyager pour trouver richesse et esclaves loin de chez eux. La plupart des Shémites aventureux et voyageurs sont soit des mercenaires sans pitié ou des érudits Pélishtim.

Honneur et allégeance

Code d’honneur :

Les Shémites des prés et les Pélishtims se tiennent parfois à un code d’honneur civilisé, ou, dans le cas des asshuri, peut-être un code d’honneur de mercenaire. Nombre de Shémites des plaines et des Pelishtims, cependant, ne suivent pas de code d’honneur.

Les tribus nomades suivent la plupart du temps le code d’honneur des barbares. Les Shémites de l’Est  ne sont pas soumis à la peur ou au remords. Les Shémites Nomades sont plus concernés par la honte. Faire one à la famille, au clan, à la tribu ou à la nation de l’un est la pire offense qu’un Shémite nomade puisse imaginer. L’opposé de la honte est l’honneur, donc tous les Shémites suivent un code d’honneur de barbare. Briser la loi n’est pas considéré comme honteux ou mauvais. Être pris en train de commettre un acte honteux est bien plus grave qu’être pris en train d’enfreindre la loi. Il y a trois valeurs de base dans une tribu Shémite ; la honte, l’honneur et la revanche. Beaucoup de clans vont tenter de cacher la honte mais si elle est découverte, ils opteront pour la vengeance. Les valeurs des Nomades sont investies dans un code d’honneur comme suit ; Ceux qui ne le suivent pas peuvent être dépouillés de leurs a’gals ou, pire, bannis de leur tribu, une punition qui vaut une mort quasi-certaine.

Le clan :

Le centre d’une société nomade Shémite est le clan. Un clan est une collection de famille. Chaque famille a sa propre tente. Un nombre de clans ensemble forment une tribu. La tribu Zuagir, par exemple, est composée de plusieurs clans éparpillés à travers le désert. La tribu se réunit rarement en un seul groupe. Les gens d’un même clan se considèrent comme de la famille, du même sang, et sont donc traités comme des gens de confiance. Les clans sont dirigés par des sheikhs. Les sheikhs règlent les conflits, la honte, l’honneur et la revanche. Le conseil du clan règle la distribution de l’eau et son utilisation. Tous les hommes d’un clan sont considérés comme égaux entre eux, même si les ainés ont un respect supplémentaire dû à leur expérience.  Un nomade Shémite est supposé avoir une loyauté sans failles envers son clan et mettre la survie de la tribu avant tout.

Hospitalité :

L’hospitalité des nomades Shémites est légendaire. Les étrangers sont parfois accueillis avec des démonstrations de courtoisie et de respect. Ceux qui insultent ou trahissent cette hospitalité, sont traités comme déshonorables (notez que demander l’hospitalité est vu comme une insulte par un nomade). Ceux qui s’introduisent chez les nomades ne sont pas vite pardonnés ou oubliés. Les nomades sont souvent généreux aux invités, donnant leur nourriture si nécessaire. Les nomades Shémites mettent une chose avant tout – l’eau. Ils ne gâchent jamais l’eau et le partage d’une outre est un signe indiscutable d’amitié et de confiance. Lorsqu’un étranger est considéré comme un invité, cet étranger est sous la protection de son hôte et est, selon le code d’honneur du barbare, traité comme un allié honorable. Les Shémites qui suivent un code de l’honneur barbare auront toujours une allégeance envers les invités.

La vengeance :

le concept de vengeance est important aux yeux des nomades. Il leur donne un moyen de se défendre des transgressions. En règle générale, ils ne sont pas aussi discourtois que leurs cousins plus civilisés car ils risquent de se faire fendre le crâne en vendetta s’ils le sont. Les vendettas sont communes chez les nomades ; leur honneur n’en demande pas moins. Lorsqu’une personne insulte ou déshonore une autre, la famille insultée peut, et à raison, tuer l’offenseur. La famille du tué peut ne pas trouver le meurtre justifié, se déclarée déshonorée, et en retour tuer un membre de la famille de l’assassin, qui, à son tour, est insultée à nouveau et ainsi de suite. Tout Shémite nomade qui suit son code de l’honneur est supposé tuer ceux qui l’insultent. Souvent, cela créée des guerres ouvertes entre tribus ce qui requiert un troisième parti, neutre, qui donneras un prix de sang à payer par une tribu ou l’autre. La peur de rétribution sur les amis et la famille cause les nomades individuels à se retenir d’être impoli ou à engager des débats houleux.

Patronage :

Les nomades ont aussi un système de gardiens connu comme le ‘patronage’. Les règles de vengeance peuvent parfois se retourner contre les faibles, qui ne peuvent pas effectuer leur revanche. Les faibles, donc, doivent se retourner vers les plus forts pour la protection. Ce faisant, les guerriers plus faibles plaident auprès des Sheikhs et de guerriers plus puissants pour leur patronage. Si un Sheikh ou un autre puissant guerrier donne son patronage a quelqu’un de plus faible que lui, il est lié par l’honneur à remplir son devoir. Tous les torts commis à son homme deviennent des torts qui lui sont commis. Ce faisant, les nomades sont polis et courtois même avec les plus faibles, voulant ainsi éviter une revanche de leurs patrons.

L’habillement Shémite

Les vêtements standards pour un nomade sont une robe blanche ceinturée aux manches ouvertes, le khilat, des braies de lin, de coton ou de soie et une coiffe aérée qui tombes sur les épaules, attachée sur les tempes avec un triple cercle de poils de chameaux tressés appelé kafieh. La quantité de broderies sur le khilat et le kafieh indique la relative position et richesse de leur porteur.  Les capes sont faites de poils de chameaux. Les Shémites portent également des turbans enroulés autour de leurs casques circulaires. Les femmes portent des chadors, des robes longues qui incluent une capuche et un voile.

Le rôle des sexes en Shem

Pour les Shémites des prés :

Les femmes ont d’importants droits en Shem, même si elles ne sont pas traitées comme égales aux hommes. Les femmes sont considérées comme une part des récompenses de la guerre, une récompense sexuelle pour les guerriers qui ont vaillamment combattu ; les femmes doivent être considérées comme moi que les hommes pour cela. Les femmes sont libres de s’engager dans le marchandage et l’entreprenariat et peuvent posséder des terres. Cependant, si mariée, une femme doit faire en sorte de ne pas sembler libre aux autres hommes ou se moquer en public de son mari, sans quoi il peut demander divorce. Une femme peut choisir lequel de ses enfants hériteras de sa part de l’héritage. Absolument n’importe quelle femme en Shem est une cible potentielle d’esclavagisme sexuel, car n’importe quelle femme peut être capturée en guerre ou vendue par son mari ou son père pour renflouer une dette. Leurs chances d’être capturées comme esclaves concubines lors d’une guerre rendent les femmes de Shem dépendantes des forces armées de leur cité-état pour leur protection.

En général, la place d’une femme dans la société des Shémites de l’est est à la maison. Son devoir est de faire naitre des enfants, garder la demeure propre et obéir à son mari.

Pour les Shémites nomades :

Au sein des tribus nomades, les femmes jouent un rôle central et son des partenaires à part entière d’un ménage. Elles aident à construire et démonter les tentes, s’occupent des troupeaux, font pousser les cultures, tissent, réparent et cousent les vêtements. La plupart des femmes font des corvées de jour, comme traire les animaux, s’occuper des jeunes enfants, filer la laine, tisser des étoffes, veiller sur le bétail, la cuisine, puiser de l’eau et réparer les tentes et   les vêtements. Les femmes peuvent se marier plusieurs fois et ne sont pas enfermées pour la plupart d’entre elles. La sagesse des femmes est demandée aux conseils de clans et beaucoup d’entre elle écrivent de la poésie.

Les femmes des tribus nomades jouissent de plus de liberté et de pouvoir que les femmes Shémites des plaines. Elles sont protégées par le code d’honneur strict des hommes. Elles peuvent aller où bon leur semble et parler aux hommes sans crainte ni honte. Certaines qui ont les épaules pour peuvent même participer aux pillages et être guerrières. Les femmes des tribus nomades sont aussi vulnérables à l’esclavage sexuel. Toute femme capturée pendant un pillage devient la propriété du vainqueur – et de venir la propriété de quelqu’un revient à être un esclave.

Commerce et économie

La côte de Shem possède peu de ports naturels, faisant des routes dans les terres des points de passage importants. Les luxuriantes cité-états qui ont la chance de posséder un port on un pouvoir plus grand, mais doivent en contrepartie défendre leurs ports de rivaux jaloux. Les Pelishtims possèdent les meilleurs et plus puissants ports. Leur besoin constant de défendre leur commerce par route et par la mer en a fait des guerriers de renom. Cependant, l’avarice des Pelishtims a aussi ses conséquences. Peu de navires vont y faire du commerce car il y a peu de profit chez les fils de Shem.

Les nomades ont une économie redistributive qui est gérée par les Sheiks et le conseil. Ceux qui sont dans le besoin sont soignés et donnés ce dont ils ont besoin.  La richesse se compte en bijoux, femmes et bétail. Les nomades ne possèdent pas de terres. Le standard basique de commerce est le chameau, probablement la chose qui possède le plus de valeur aux yeux des nomades de Shem. Les Nomades vendent parfois des esclaves aux cité-états en échange d’armes, de grain, de chameaux ou d’autres objets qui sont difficiles à fabriquer dans un mode de vie et une culture nomade.

Shem est un puissant moteur commercial, tirant de la richesse à l’étranger grâce à ses routes marchandes très fréquentées qui traversent le pays de part en part, depuis les plaines pastorales jusqu’aux déserts arides. Le commerce est la moelle de Shem, où les cité-états débauchées se sont spécialisées dans la manufacture d’objets à vendre dans les caravanes sans fin. L’élite de Shem contrôle le surplus de la société, ce qui leur permet de contrôler les spécialistes, maintenant ainsi leur propre pouvoir dans la cité-état. L’élite a peu de besoin de tout ce surplus, mais ils souhaitent avant tout maintenir leur statut social et leur réputation. En redistribuant les biens selon les besoins de la société, ils maintiennent à la fois leur statut et leur réputation. Cependant, il reste toujours du surplus. Ce surplus est vendu et contrôlé selon les demandes. Les prêts sont une des pierres angulaires du commerce de Shem. Les Caravanes ont besoin d’un support substantiel sous la forme de vivres, d’animaux, de gardes, et, bien sûr, de transport. Les prêts sont souvent faits sous la forme d’argent, le standard d’échange en Shem. Les temples financent la plupart de ces transactions même si certains riches marchands le font aussi.

Les Shémites des plaines commerçant sont aussi appelés dam-gar. Certains sont employés par les temples, engagés comme spécialistes pour négocier pour les prêtres. D’autres sont entrepreneurs et s’engagent dans l’achat et la vente de surplus pour leur propre enrichissement. Ils travaillent dans le Karum des cité-états, le « port » ou le commerce est effectué. En plus de s’occuper du commerce, le dam-gar s’occupe aussi des prêts, parfois en tant qu’envoyés de la ville, ou parfois de leur propre chef. Faire du commerce et de la finance est chose risquée en Shem. En temps de récession, un temple peut déclarer toutes dettes annulés, ruinant ainsi beaucoup de dam-gar créditeurs.

Un outil de commerce commun en Shem est un token de glaise. Ils existent en divers formes et tailles, chacun représentant un objet différent. Une forme de cône peut représenter une chèvre, par exemple. Si un Shémite vends six chèvres à quelqu’un, il placerait six cônes de glaise dans une boule, et lorsque l’acheteur reçoit les six chèvres, il peut compter qu’il y en a bien six. Certains marchands d’Asgalun enfoncent les tokens dans la boule plutôt que de les mettre à l’intérieur.

Les nomades viennent dans les villes pour marchander pendant les mois d’été quand il fait trop chaud pour parcourir de grandes distances. Ils vendent du bétail, des esclaves, des tissus, du fromage blanc et de la laine. Ils achètent du ris, du blé, des armes, des bibelots et des atours.

Les esclavagistes

Les Shémites sont connus pour être des esclavagistes, parcourant la Côte Noire dans leurs navires à esclaves, marchandant et pillant pour des « biens de commerce humains » à revendre en gros un fois de retour en Shem. Absolument toutes les cités et les marchés Shémites ont une place où vendre des esclaves. Danseuses, servantes, laboureurs, gladiateurs, eunuques et filles de joie sont monnaie courante. Les femmes Hyboriennes craignent les esclavagistes de Shem, où les désirs dépravés des Shémites décadents les humilient et leurs font honte. Les Shémites eux-mêmes sont parfois pris en esclavage – Les fondateurs de Gazal dans les déserts des Royaumes Noirs utilisent des esclaves Shémites. De mêmes, les Corsaires Noirs pillent souvent les côtés de Shem à la recherche de butin et d’esclaves.

L’armée de Shem

Les mercenaires Shémites sont vus comme des hommes dépourvus de compassion ou de pitié. Ces tueurs de sang-froid dont l’épée est à louer sont inhumainement cruels, se battant avec la rage et la férocité de bêtes sauvages. Ils ne laissent pas de blessés derrière eux, mais achèvent les ennemis tombés sans la moindre pitié. Même si certains mercenaires Shémites sont doués au maniement de l’épée ou de la lance, leurs archers sont les plus recherchés. Très vifs d’yeux, les archers Shémites manient l’arc avec une précision mortelle. Ils sont presque nés avec un cheval sous un et un arc à la main. Habillés de corselets d’écailles et de heaumes cylindriques, les fils de Shem sont toujours prêts à guerroyer. Les guerriers d’élite des Shémites des plaines s’appellent eux-mêmes asshuri, et ne se réfèrent pas à eux-mêmes en tant que Shémites. Ils sont des membres de la tribu ou de la région d’où ils viennent. Ils n’y a pas de asshuri Shémite mais des asshuri de Nippr ou des asshuri d’Eruk. Leurs épées ont des pommeaux en forme de tête d’aigle et la matière dont ils sont faits montre les prouesses du guerrier qui le manie. Un asshuri avec un pommeau en fer a tué au moins dix hommes à la guerre. Un aigle de bronze, vingt. Un aigle d’argent, cinquante. Une aigle d’or, plus d’une centaine.

Les archers Shémites, armés de puissants arcs, sont capables de brisés des puissantes charges de chevaliers en armures sur leurs imposants chevaux. Ils peuvent tuer les chevaux de leurs flèches meurtrières ou abattre les chevaliers de leurs montures, peu importe leur armure, car chacune comporte un point faible – ce que l’archer Shémite parvient toujours à trouver avec son œil acéré. Seuls les Bossoniens sont considérés comme meilleurs archer, et les Hyrkaniens comme meilleurs au tir monté, faits vivement niés par les cruels Shémites.

Les leaders de la Horde Shémite apprennent la stratégie et la tactique de leurs cousins de l’ouest. Même si ils en parlent rarement, ils utilisent beaucoup l’encerclement, l’information, et le combat mobile, différant de la méthode « charger et détruire » employée par les autres hordes.  Ces compétences sophistiquées, combinées à la force brute de leur esprit, en font de formidables adversaires pour les soldats Stygiens qui menacent constamment leurs terres.

Religion en Shem

Les Shémites Polythéistes ont un penchant pour les dieux et les déesses. Chaque cité-état vénère une ou l’autre divinité obscène de la fertilité comme patron, pensant que leur horrible et trapue idole de bronze tient l’essence et la présence de leur divinité. La plupart des déités de la fertilité sont des Terres-Mères d’une sorte commune aux communautés agraires. Les dieux masculins sont les amants des déesses. Dans beaucoup de ces religions, il est tué et ressuscité chaque année, symbolisant le cycle des moissons où l’ont fait pousser puis l’on fauche. Beaucoup de rituels Shémites impliquent des représentations de ce sacrifice et résurrection en caricature, un symbolisme qui implique souvent le sacrifice humain et le rituel sexuel. Bien sûr, même en approchant ces imposants et craints dieux, l’humanité doit montrer son humilité, ce qui demande souvent de se rendre à l’autel en marchand nu à quatre pattes.

Une majeure partie de ces déités sont des concepts simples aux mœurs et cérémonies élaborés dédiés à leur vénération. Aux dieux on donne une apparence sous la forme d’un statue de cuivre ou de bronze façonnée par des artisans de talent qui arrivent à capturer leur formes obscènes au ventre gonflé et aux membres sexuels exagérés. Ces idoles sont considérées comme étant les actuels dieux ou déesses. Même si le district des temples des villes accueille plusieurs temples pour différentes divinités, les cité-états tendent à s’identifier avec les aspects d’une divinité en particulier, minimisant les autres. La divinité choisie devient le patron de la ville. Bel, par exemple, est le patron de Shumir et Pteor le patron des Pelishtims. Les dieux-patrons ont plus qu’un pouvoir religieux ; ils donnent également un pouvoir politique. Un puissant roi est considéré comme ayant le support du dieu-patron ; un roi faible comme ne l’ayant pas.

Les religions de Shem enseignent le concept de prédestination, résultant en un fatalisme typique des Shémites, pensant que si le jour de leur mort arrive, ils ne pourront rien faire pour le changer. Les fils de Shem ne se battent pas contre le destin qu’ils considèrent comme inévitable. Les Shémites de l’est en particulier rendent hommage au Destin et beaucoup de leurs dieux et déesses sont des déités de la destinée. Les Shémites croient également en une vie après la mort qui soit juste, un type de résurrection ou de réincarnation. Les âmes des hommes mauvais, selon les Shémites, sont emprisonnés dans le corps de singes comment punition pour leur vilénie.

De hauts ziggurats blancs sont érigés pour les dieux , car pour les Shémites les dieux sont réels, et pas juste une illusion conjurée par l’esprit des hommes pour expliquer les mystères du monde. A l’inverse des dieux du Cimmériens, les dieux Shémites répondent supposément aux prières, vénérations et sacrifices. Bien sûr, la vitalité, fertilité et prospérité même des fils de Shem, collectivement et individuellement, dépendent de ces cérémonies. La foi des Shémites est forte, qui craignent leurs imposants dieux, que leur vénération s’est étendues vers les nations étrangères. Le dieu-taureau Anu est vénéré en Corinthie, la vénération du malsain  dieu-poisson Dagon et de sa femme débauchée Derketo a trouvé sa voie jusqu’au Zembabwei et des fervents d’Ishtar sont trouvables dans bien des nations Hyboriennes au Nord, particulièrement en Koth.

Certains des plus proéminents dieux et déesses des fils de Shem incluent Adonis, Anu, Ashtoreth, Bel, Derketo, Ishtar et Pteor.

Adonis :

Le fils d’Anu et partenaire d’Ishtar, Adonis est un dieu de la fertilité, dans le sens sexuel, phallique, comme en termes d’agriculture. Ses statues sont des idoles de bronze nues et  caricaturales qui agrandissent ses parties génitales. Le sexe, pour les Shémites, n’est pas un péché mais rite complexe et jouissif qui est physiquement et psychologiquement bénéfique. Les techniques exotiques de rapports sexuels sont très prisées des fils de Shem. Les mythes d’Adonis indiquent qu’il a été tué ou assassiné pendant la chasse, de toute manière, le mythe relate que la mort est nécessaire à la vie. Notablement, Adonis est souvent symbolisé par un sanglier, donc sa mort par un sanglier est indicative du fatalisme Shémite – Il était l’instrument de sa propre mort, se la donnant à lui-même. Ishtar est allée jusqu’en enfer pour le retrouver, traversant les sept portails de l’enfer, déchirant ses vêtements et menaçant les démons qui gardent les portes dans son voyage. Pour retourner sur terre, Adonis a dû accepter de rester aux enfers six mois par an, et de ce fait, la terre doit passer par des hivers froids et infertiles. Au printemps, Adonis revient et les prêtres fêtent en tenant de grands festivals où les prêtresses retracent symboliquement le voyage d’Ishtar et les prêtres, nus, s’entaillent pour répandre leur sang au sol et réveiller la fertilité du monde. Bien plus importants que les rites en eux-mêmes, Les Shémites vénèrent Adonis pour leur fertilité et vitalité sexuelle personnelle. L’amour entre Adonis et Ishtar maintiens le monde et des jeux d’amour très physiques sont allégoriques des rapports sexuels entre les deux dieux.

Le fils d’Anu et partenaire d’Ishtar, Adonis est un dieu de la fertilité, dans le sens sexuel, phallique, comme en termes d’agriculture. Ses statues sont des idoles de bronze nues et  caricaturales qui agrandissent ses parties génitales. Le sexe, pour les Shémites, n’est pas un péché mais rite complexe et jouissif qui est physiquement et psychologiquement bénéfique. Les techniques exotiques de rapports sexuels sont très prisées des fils de Shem. Les mythes d’Adonis indiquent qu’il a été tué ou assassiné pendant la chasse, de toute manière, le mythe relate que la mort est nécessaire à la vie. Notablement, Adonis est souvent symbolisé par un sanglier, donc sa mort par un sanglier est indicative du fatalisme Shémite – Il était l’instrument de sa propre mort, se la donnant à lui-même. Ishtar est allée jusqu’en enfer pour le retrouver, traversant les sept portails de l’enfer, déchirant ses vêtements et menaçant les démons qui gardent les portes dans son voyage. Pour retourner sur terre, Adonis a dû accepter de rester aux enfers six mois par an, et de ce fait, la terre doit passer par des hivers froids et infertiles. Au printemps, Adonis revient et les prêtres fêtent en tenant de grands festivals où les prêtresses retracent symboliquement le voyage d’Ishtar et les prêtres, nus, s’entaillent pour répandre leur sang au sol et réveiller la fertilité du monde. Bien plus importants que les rites en eux-mêmes, Les Shémites vénèrent Adonis pour leur fertilité et vitalité sexuelle personnelle. L’amour entre Adonis et Ishtar maintiens le monde et des jeux d’amour très physiques sont allégoriques des rapports sexuels entre les deux dieux.

Anu :

Le dieu-ciel Anu est vénéré à travers Shem. La domestication de troupeaux est synonyme de l’homme devenant civilisé, donc Anu est souvent représenté par un taureau, un symbole de virilité et de force masculine. Des troupeaux, des bœufs ou des taureaux lui sont sacrées, et, sauf pour les vaches plus utiles, lui sont sacrifiés. Le symbolisme derrière le taureau est celui de la force, la furie et du labeur. Les bœufs étant utilisés pour retourner la terre pour pouvoir y planter des cultures, Anu est également considéré comme un dieu-créateur, labourant l’univers pour y amener dieux et humains. Son rugissement fait trembler les cieux pour qu’il pleuve. Il rappelle la terre de son pouvoir via ses cornes, qui forment les croissants de la lune. C’est un dieu craint et distant qui ne souhaite pas être troublé avec les problèmes du jour le jour et qui punira ceux qui lui font appel pour rien. Il est prié pour amener la pluie, car c’est ses rugissements qui effraient les cieux pour les faire pleuvoir. Dans certaines régions, Ishtar est demandée pour faire pleuvoir la semence d’Anu sous la forme de pluie qui fertilise la terre. Dans l’est, il est prié par les tribus du désert pour diminuer la morsure du soleil, car la montée de ses cornes dans le ciel refroidis le désert échaudé.

Ashtoreth :

Ashtoreth est la servante d’Ishtar, une déesse des prostituées. La sexualité en Shem n’étant pas de base considérée comme un péché. Bien sûr, les prostituées sont servantes d’Ishtar, commandées de coucher avec les croyants contre rémunération. Les danseuses d’Ashtoreth symbolisent l’acte sexuel à travers les mouvements de leur danse. Ashtoreth demande que toutes les vierges de Shem servent au moins une fois dans un temple et fassent l’amour avec un étranger. La sexualité est une forme de purification et les jeunes filles sont amenées aux temples pour avoir des rapports sexuels avec au moins un homme, souvent un prêtre mais pas toujours, avant de pouvoir partir. Dans certaines régions de Shem, Ashtoreth et Ishtar sont identifiés comme étant une seule entité, les deux noms s’inter changeant. La déesse est souvent représentée en trois formes : comme une jeune femme, une vierge-prostituée ; comme une femme fertile, le ventre gonflé par le fruit de son travail ; et comme une femme âgée, devenue experte en hommes comme en femmes, une enseignante des prostituées et des jeunes mariées.

Bel :

Bel est un des plus répandu des dieux Shémites. Vénéré en Zamora, Brythunie et ailleurs en plus de Shem, Bel est le dieu des voleurs, saint-patron de Shumir et Arenjun, en Zamora. Il est souvent représenté comme un aigle portant un éclair fourchu dans ses serres, montrant qu’il peut voler le pouvoir du paradis ou d’autres dieux s’il le désire. Sa vénération n’inclut aucun sacrifice, ni animal ni humains.

Derketo :

Derketo est une déité séductrice, une tentatrice qui tente de voler Adonis à Ishtar. Elle est l’essence de la sexualité dépravée. Ses rites sont orgiastiques, même considérant les natures sensuelles des rites en l’honneur d’Ishtar et Adonis. Les techniques exotiques enseignées dans les temples de Derketo sont extrêmement intenses. Ses prostituées sacrées sont considérées comme la représentation terrestre de Derketo elle-même. C’est une prédatrice sexuelle qui vole la vitalité de ses amants soit à travers de sacrifices ou comme un moyen d’auto-gratification. Elle copule avec d’autres, particulièrement de jeunes hommes, soit à l’aide de ruse et d’illusions, soit en utilisant ses attributs personnels.

Ishtar :

Ishtar est la déesse à la peau d’ivoire, déesse de Koth, Shem, Khauran, et par extension l’Est en général. Elle est la fille d’Anu, reine des cieux, une déesse de la fertilité et de la guerre. L’accomplissement sexuel des femmes est une partie de ses mystères divins. Son culte utilise des rituels orgiastiques mais langoureux pour stimuler la terre et la rendre fertile et productive. Les prêtresses sont considérées comme la représentation physique d’Ishtar durant certaines rites sensuels, et c’est elles qui attribuent ses faveurs aux fidèles pour assurer la prospérité et la fertilité. Les prostituées sacrées aident durant ces rituels. Les prêtres d’Ishtar représentent ses fils et ses amants et aident également durant les rituels ; si une femme pense être infertile, un prêtre tente de la féconder et de lui donner une enfant béni des dieux. Si les divers rituels d’Ishtars ne sont pas effectués, les croyants craignent que les cultures se fanent et le la libido des animaux et des hommes disparaisse lentement. Les tempes et les lieux-saints d’Ishtar sont exotiques, luxueux et ornementés, dans la mode de l’Est, avec des décorations et des objets aux couleurs vive.  Même si Ishtar ne demande pas de sacrifice humain, le sacrifice d’animaux fait souvent partie de ses rituels. Ses temples incluent des idoles d’ivoire, qui sont considérées comme étant habités par la déesse. Les prêtres et les prêtresses prennent soins de ces idoles sensuelles et les habillent et/ou les peignent suivant les besoins du rituel de la journée ou de la saison.

Pteor :

Pteor est le patron des Pelishtims. Il est un dieu mineur du panthéon et est représenté par des idoles obscènes qui reflètent son culte répugnant.  Les Pelishtims vivent dans une région fertile de Shem, une région de bergers. Pteor peut-être symbolisé par un bélier ou un mouton. Une corne de bélier symbolise le pouvoir masculin. La chèvre mâle est souvent associée avec la vigueur sexuelle. Pteor pourrait aussi être une version locale d’Adonis.

Gouvernement Shémite

Il n’y a pas qu’un roi de Shem. Au contraire, chaque cité-état a son propre roi et gouvernement, même si les différents villes ont des coutumes et des traditions similaires en termes de gouvernement et de politique. Cela aide Shem a garder les cité-états en compétition pour le bénéfice général ; Ainsi aucune cité n’est mise à l’écart parce qu’elle n’est pas favorisée par un roi général. De la même manière, Il n’y a pas de Sheiks des Sheiks, gouvernant toutes les tribus nomades. Chaque tribu est gouvernée séparément mais une culture partagée des similarités marquées d’une tribu à une autre.

Le Gouvernement des cité-états

Les cité-états Shémites sont essentiellement des théocraties. Même si il y a une aristocratie héréditaire et un roi, c’est les temples qui dirigent la cité-état. Il n’y a pas de séparation entre le pouvoir religieux et séculaire.

Les rois de Shem proclament un droit religieux et historique à régner. Non seulement ils sont les représentants de leurs dieux patron sur Terre, mais ils sont aussi les fils de rois, faisant partie d’une lignée qui remonte au Grand Cataclysme. La royauté est héréditaire chez les Shémites des plaines et les Pelishtims. Le roi est le plus souvent issu d’une classe guerrière car il doit être capable de défendre sa cité, faire régner les lois, maintenir l’ordre social et diriger les guerres. Il doit également faire partie des cérémonies religieuses de la cité-état. Ce faisant, il est à la fois un guerrier et un prêtre. Bien des souverains de Shem sont déifiés. La femme du roi est une reine et est souvent la haute-prêtresse de la cité-état ou la personnification d’une déesse. Certains rois règnent en employant la terreur. Ils écrasent les rébellions sans pitié à l’aide des Asshuri. Ils déportent les rebelles de leur cité-état si nécessaire, les envoyant périr dans le désert. Ils menacent même les gens qu’ils conquièrent avec brutalité. Malgré leur usage de la cruauté et de la violence, les rois Shémites n’ont pas un pouvoir totalitaire.

Le roi d’une cité-état Shémite est avisé par un conseil des anciens et par les prêtres. L’aristocratie fonctionne avec des administrateurs, travaillant pour le roi. Les aristocrates travaillent comme scribes et fonctionnaires au service du roi. Ils sont responsables pour traîner les roturiers aux travaux publics, collecter les traces sous la forme d’un pourcentage de leurs moissons et de s’occuper de l’entretien des canaux et d’autres formes d’irrigation. De plus, les aristocrates divisent le grain qu’ils collectent pour la cité entre les soldats et les servants du roi. Les aristocrates s’exemptent de travaux physiques mais il n’y a aucune place dans le système pour les flagorneurs et les fainéants ; chaque aristocrate un devoir envers le roi, le temple et la cité-état.

Les prêtres sont responsables du maintien en ordre de la société. Ils disent aux roturiers que leur dur labeur est nécessaire car ils ont été créés pour servir les dieux. Ils sont parfois aux conseils des anciens aux côtés des aristocrates pour conseiller le roi. Ils Font en sorte que la société reste en place en enseignant que la bonne foi n’est rien mais que le bon comportement permet de se trouver dans la grâce des dieux.

Le gouvernement tribal nomade

Les tribus nomades de Shem sont essentiellement des républiques gouvernées par les opinions et les traditions. Personne ne peut décréter de loi souveraine aux nomades. Personne ne peut même forcer une opinion populaire. Si un clan sent sont honneur attaché à agir différemment du reste de la tribu, ils le peuvent.

L’honneur et la revanche sont les lois et les formes de gouvernements les plus hautes. En plaçant une telle importance sur l’honneur, l’individu nomade est appelé à maintenir le nom et le respect de sa famille, son clan et sa tribu. La peur du déshonneur, pas seulement le sien mais celui de la famille également pousse le nomade individuel à se plier aux veux de la majorité. L’importance de la vengeance permet aux nomades de poursuivre des actes individuels de mise à mort, portant leur clan dans un conflit ouvert même si la faute initiale était petite. La peur de rétribution de la part d’amis et de membres des familles restreint les nomades seuls d’être grossiers. Ainsi, l’ordre social parmi les nomades est maintenu. Cependant, les tribus maintiennent un ordre de commandement informel basé sur la précédence.

Ceux qui ont le plus haut rang de précédence sont les commandants des nomades. Les Shémites nomades sont commandés par les Sheiks, ou chef, qui se trouvent dans de larges tentes de soie où sont pendues des tapisseries richement brodées et dont le sol est recouvert de beaux tapis et de coussins de velours.

Les sheiks, ou shaykhs, sont élus par un conseil des anciens de la famille du précédent sheik. Le pouvoir ne se passe pas automatique d’un père à son fils comme on le fait en Aquilonie ou en Némédie. Le conseil des anciens choisis depuis une famille toute entière, un système qui conduit souvent à la violence entre frères car chacun souhaite être élu par le conseil. La réputation et le charisme jouent un rôle majeur dans le choix du sheik. Les sheiks ne sont pas des dictateurs ; ils dirigent à l’aide de consensus, de négociations, de traditions, et, occasionnellement, d’arbitrations. Les nomades n’ont pas de respect pour l’autorité comme on pourrait en trouver dans la civilisation ; Ils sont sur un pied d’égalité par rapport à leur sheik, du moment que le respect qui lui est dû est bien là. Les nomades de Shem sont les plus démocratiques de tous les peuples de l’âge Hyborien. Ils ne suivent que les leaders qui ont du succès et certains, comme les Zuagirs, ont parfois plus de confiance envers les leaders étrangers que ceux de leur propre peuple. Ils veulent du butin et suivront celui qu’ils pensent capable de les y amener.

Le conseil des anciens détermine comment l’eau doit être utilisée et distribuée. Le sheik préside par-dessus le conseil mais n’a pas d’autorité suprême. Cependant, la position d’un sheik lui donne un avantage pour faire pencher la balance de son côté. L’expression de l’opinion d’un sheik, plus souvent que le contraire, devient l’opinion de la tribu. Telle est l’estime accordée à un sheik.

Traits géographiques majeurs de Shem

Le Shem est une grande nation se trouvant entre Koth et la Stygie. A l’ouest se trouve Argos et à l’est Turan. Dans l’ouest, le Shem est composée de prairies, à l’est c’est un désert. La limite se trouve au niveau des collines qui s’étendent entre les Montagnes de feu de la frontière Kothienne et le gué de Bubastes sur le Styx.

Les déserts de Shem sont vastes et comprennent une grande variété de terrains, incluant des dunes de sable, de la terre craquelée par le soleil, des savanes et des plaines salées. Les lacs salés sont communs dans certaines zones, gardés par des pilliers de sel et de vielles ruines qui surgissent des plaines chaudes. D’anciennes tombes peuvent se trouver, enterrées dans le sable ou cuisant dans les savanes, testaments silencieux au temps où la Stygie dirigeait encore l’endroit.

La rivière Asgalun

Cette rivière, qui se sépare en deux juste avant Anakia, pase à travers Ghaza et Kyros, chacunes sur une fourche différente de la rivière.

Les collines de Libnum

Ces collines, où les bergers gardent leur bétail, surplombent Asgalun.

Les Montagnes du Désespoir

Au nord de Qjara et ou sur du Koth oriental, les Montagnes du Désespoir sont une suite de montagnes presque verticales à travers lesquelles passent bien des caravanes.

Les Montagnes de Feu

Les Montagnes de Feu forment une chaîne volcanique qui se sépare des Monts Kezankian pour courir vers le sud-ouest depuis la frontière nord de Shem, près de Shumir. 

Les Monts Pyrrheniens

Les Pyrrheniens sont une chaine montagneuse se trouvant dans le Nord-Ouest de Shem qui forme une barrière fertile entre les terres cultivées de Shem et les hautes-terres de Koth.

Shan-e-Sorkh

Cette région est appelée le « le désert rouge » et est un désert au sable rouge et sans la moindre goutte d’eau, dans l’est de Shem. Le Makan-e-Mordan est une zone hantée de cette région dont le nom signifie « l’endroit aux fantômes ». La ville d’Akhlat a été construite sur une oasis fertile d’arbres vers et de culture de lotus dans le Makan-e-Mordan (voir ‘Akhlat’ ci-dessous)

Cité-états majeures de Shem

Shem abrite 34 villes, 180 bourgades et plus de 19000 villages ou campements nomades. La plupart des cités et des bourgades sont dans l’ouest. Les cités sont souvent le siège du pouvoir de chaque cité-état, dirigeant les villes et villages alentours. Les cité-états sont constamment en guerre l’une contre l’autre, même si peu, voir aucune, sont économiquement assez stable pour survivre sans les routes commerciales qui les relient entre elles. Chaque cité-état se spécialise dans la fabrication d’une denrée marchande ou l’autre, comme les armes, le vin, ou les animaux d’élevage. Les cités Shémites sont caractérisées par des ziggurats blancs et des tours étincelantes. Les seules lois dans ces villes sont celles du Roi régionales. Ce qui est contraire à la loi dans une cité-état peut être tout à fait légal dans une autre.

Abbadrah

Abbadrah est une cité-état mineure du sud de Shem dirigée par la reine Afrit. C’est une cité aux dômes blancs et aux ziggurats serrés les uns contre les autres au milieu d’une verte prairie, se trouvant à coté d’une fôret de cèdres qui pousse grâce aux eaux fertiles du Styx. Nombre de caravanes passe sous les remparts de cette cité, allant vers Eruk au nord ou Asgalun à l’ouest. La banlieu s’étends en dehors des murs, des villages et des villes qui soutiennent la ville en récoltant les cultures et les cèdes. Près du Styx infesté de crocodiles, des bidonvilles sont construit sur pilotis pour se protéger de la crue annuelle de la rivière. Les tombes en forme de pyramides des Stygiens peuvent être aperçues depuis Abbadrah. Un ancien roi d’Abbadrah, épris d’architecture Stygienne, fit bâtir sa propre nécropole en dehors de la ville ou se trouverait supposément tous ses nobles et leurs richesses. 11000 Shémites habitent et travaillent à Abbadrah.

Akbitana

Akbitana est une cité-état aux ziggurats étincelants, se trouvant sur la route marchande entre Kizzil-Bezzin et Tambasyn. Une autre route depuis Akbitana amène les caravanes à Nippr à l’ouest. Akbitana se spécialise dans les armes et les armures dans le meilleur acier. Ses forgerons sont les meilleurs du monde. Des forges, petites comme grandes, décorent toutes les rues de la ville et la chaleur y rivalise avec celle du désert. Nombreux sont les apprentis qui y vont en espérant apprendre le savoir des forgerons Akbitanis. Akbitana abrite presque 11000 habitants, sans compter les villes et villages environnant qui payent un tribut au roi pour la protection de ses asshuri.

Akhlat

Akhlat ‘la maudite’ est construite sur un oasis fertile ou poussent des arbres verdoyants et des cultures de lotus dans le Makan-e-Mordan, « l’endroit aux fantômes » une région du Shan-e-Sorkh, « le désert rouge ». C’est un ville à l’enceinte de stuqué, petite de taille, aux dômes protubérants et aux tours de garde carrées. Jadis des sorciers avides de pouvoirs s’y trouvaient, avant qu’ils invoquent une démone des Ténèbres Extérieurs pour servir de déesse au peuple. La démone détruisit les sorciers et la région alentours, devenant un tyran pour le peuple. Le démon fut tué par Conan et les caravanes traversent à nouveau la région. Akhlat a une population de 3500 habitants en croissance. Elle est dirigée par les Shaykh Enosh et sa fille, Zillah.

Akkharia

Akkharia est une cité-état du sud des prairies de Shem sur la route des caravanes qui mène vers Luxur. Ses routes la connectent aussi à Anakia ou Eruk. Akkharia est dirigée par le roi Sumuabi. Un château hanté se trouvait autrefois au alentours d’Akkharia. Le château s’est depuis écroulé sur lui-même, laissant une marque au sol où rien ne pousse sauf des plantes déformées. Le roi Sumuabi n’aime pas que des étrangers entrent dans la cité après le crépuscule, donc, sauf si les gardes versent un pot-de-vin suffisant pour entrer de nuit, ils devront dormir en dehors des murs jusqu’au matin suivant. Un temple d’Ibis peut être trouvé dans le district des temples au milieu des idoles trapues des horribles déités Shémites. Akkharia compte 11200 habitants

Anakia

Anakia est une  cité-état des prairies de Shem. Elle se trouve sur la route marchande entre Akkharia et Asgalun. La cité-état est dirigée par un roi stupide. Les Anaki portent des kilts de soir et des vestes de velours.

Asgakin

Asgakin est une cité-état qui se spécialise dans le travail du cuivre. Les statues de bien des dieux Shémites sont créées par des artisans Asgakinims. Bien des ziggurats, plus qu’il n’est normal d’en voir pour une ville de cette taille, dominent la ville, car le travail des idoles divines est un travail d’une grande importance. Asgakin compte 9000 habitants, sans compter les deux villes et douze villages qui travaillent dans les mines de cuivre de la cité-état.

Asgalun

Voir l’entrée pour Pelishtia plus bas.

Baalur

La cité murée aux huit côtés de Baalur, à cause d’une malédiction du passé, a une peur inconsidérée des cauchemars communs. Elle se trouve dans les contreforts des Monts Pyrrheniens. La campagne alentours de la ville est de vallées fertiles et des collines verdoyantes, irrigués par la neige et les pluies des montagnes. Baalur est la cité la plus riche de Shem en termes de culture et d’agriculture. Les caravanes qui vont et viennent du sud passe à travers la cité, et elle se trouve à la convergence de bien des routes commerciales. Ces routes font de Baalur une cité cosmopolite et des gens de bien des nations peuvent y être trouvés, soit de passage où y gagnant leur vie. Les gens de Baalur sont bien habillés, montrant la richesse de la région. Les minarets sont plaqués d’or et les fenêtres brillent de mille couleurs. Le marché aux esclaves, le district des divertissements des saltimbanques et des fakirs, et les bazars drapés font bon divertissement pour les habitants et les marchands. Le district du temple comprend des temples et des lieux de culte pour les nombreux dieux Shémites. La ville possède même un temple dédié à Set, même si c’est un culte souterrain là-bas. Ses prêtres se cachent en public, prétendant être des prêtres Mitrans, effectuant même les rites Mitrans. Cette cité-état est dirigée par le roi Aphrates et la reine Rufia. Leur fille, la princesse Ismaia, accéderas au trône à leur mort. Grâce à des graines importées depuis les Royaumes Noirs, la ville fait pousser le rare lotus d’argent. Le thé fait de ce lotus y est très populaire. Baalur compte presque 35 000 habitants, sans inclure les nombreuses villes et villages qui travaillent dans les champs alentours.

Bêcharadur

Bêcharadur était autrefois une cité-état de la côte de Shem, dans la région pastorale. Elle fut détruite par Imhotep le destructeur, un démon. C’est désormais une ville rasée et aplatie. Les Shémites, considérant l’endroit maudit, ne l’ont pas reconstruite, même si elle se trouvait sur un des rares endroits où l’on peut construire un port. Les pirates y vont parfois pour se cacher ou se reposer.

Buryat

Buryat est une cité bâtie basse dans les prairies de Shem au sud d’Akkariah. Des hommes petits comme des nains y vivent, vénérant Nasati, l’Ours du Paradis.

Eruk

Eruk est une cité état de Shem dont les asshuri sont célèbres pour leurs faits d’armes. Se trouvant sur les chaines de caravanes depuis Akkharia vers Koth, Eruk est construite sur les prairies non loin des collines qui séparent les plaines herbeuses du désert oriental. Eruk est probablement spécialisée dans la prodution du cuivre et la fonte du fer, même si l’acier Eruki est loin de la qualité de celui d’Akbitana. Une autre route caravanière pars vers la Stygie via le gué de Bubastes, Eruk compte une population de 10000 habitants, sans inclurent les 4 villes et les nombreux villages qui sont sujets du roi.

Kaetta

Kaetta est une petite cité-état Shémite vénérant Mitra. Le temple de Mitra de Kaetta a été construit sur les ruines d’un ancient temple d’Ibis, localisé au nord du Styx, il se trouvait sur un plateau du désert. Désormais une ruine, sa population massacrée et son temple défiguré. La ville est spécialisée dans les opales.

Khyfa

Khyfa est une cité-état des montagnes qui vénère Mitra avec une grande dévotion

Kuthchemes

Kuthchemes est une ruine mystérieuse dans un recoin reculé du sud-est du désert Shémite. Les ruines sont colossales : d’imposantes colonnes brisées, des briques cyclopéennes de maçonnerie brisée, des restes brisés de statues autrefois massives. Un dome massif d’ivoir pur à la flèche dorée contenant les ossements du sorcier Thugra Khotan jusqu’à ce que Shevatas le voleur viennent déranger son sommeil. Les Hyboriens ont détruit Kuthchemes aux environs de la chute d’Acheron.

Kyros

Kyros est une autre cité-état située sur la rivière Asgalun, en compétition avec Ghaza pour la domination du commerce du vin. Les asshuri de Kyros  utilisent un style de combat particulier qui consiste à tenir un combat prolongé pour fatiguer l’adverssaire et le pousser à commettre une erreur. Les vignes luxuriantes aux alentours de Kyros portent les raisins qui font le meilleur vin et même de tous les royaumes Hyboriens au nord. La famille royale de Kyros est immensément riche, engageant des armées de mercenaires asshuri pour défendre la source de leur richesse ; les vignes. Kyros a une population de 14000 habitants vivant autour des ziggurats blancs, ne comptant pas les sept villes et les nombreux villages qui cultivent les vignes pour la ville.

Nedrezzar

Nedrezzar est une cité-état Shémite entre Baalur et Asgalun dans l’ouest de Shem. Elle borde Baalur en partageant une portion de la rivière Asgalun. Elle demande une dîme pour passer sur le pont qui traverse la rivière Asgalun. Bien des caravanes évitent les taxes en passant par un gué quelques miles à l’est. Les Nedrezzim sont décrits comme des marchands exceptionnellement enthousiastes, Ce qui en dit long chez les Shémites. Nedrezzar est une des plus petites nations, avec une population de 8300 habitants dans sa capitale et seulement une poignée de villes et villages, maintenant ses spécialisations de commerce principales et l’agriculture.

Nippr

Nippr est une cité-état du désert bien connue pour la férocité de ses asshuri. Nippr se trouve au sud de l’escarpement entre Koth et Khojara sur la route caravanière reliant Shumir et Akbitana. Une autre route continue vers le sud en direction du Styx, puis suis le cours de la rivière vers le gué de Bubastes. La cité abrite 11 200 personnes et domine cinq plus petites villes et plusieurs petits villages alentours. Constuite sur une grande oasis, Nippr et ses villages servent de marchés pour le butin et les esclaves amenés par les tribus nomades comme les Zuagirs. Occasionnellement les nomades essayent de prendre Nippr, mais les féroces asshuri ont jusqu’ici pu défendre la ville des assaillants. Le patron de Nippr est la déesse Terre-Mère connue sous le nom de Derketo, séductrice d’Adonis, reine du monde souterrain et déesse de la fertilité. Le plus grand des ziggurats de la ville lui est dédié.

Pelishtia

Pelishtia est le royaume de Shem le plus à l’ouest. Les Pelishtims sont réputés pour leurs féroces asshuris, leurs aventuriers audacieux et leurs sages curieux. Le Shem est un royaume ancient, et les Pelishtims trempent dans la sorcellerie. Les érudits de Pelishtia vivent durant des centaines d’années et possèdent probablement le secret de la jeunesse éternelle. Évidemment, les sorciers Pelishtims recoivent du respect même de la part des Stygiens ou des Khitans, car ils connaissent les secrets des arcanes et voyagent loin en quête de savoir. Les asshuri de Pelishtia voyagent jusqu’en Zingara à l’ouest ou Turan à l’est en quête d’employeur et d’aventures. Ils vénèrent Pteor comme patron, même si les autres divinités Shémites ne sont pas ignorées et reçoivent parfois plus de révérences que Pteor lui-même. Les Pelishtims acceptent l’idée de la vie après la mort, croyant également aux fantômes et aux morts-vivants, pensant qu’une volonté d’acier peut permettre de revenir à la vie pour finir ce qui n’a pas été achevé.

Asgalun

Asgalun est la capitale de Pelishtia et le port de mer le plus important de Shem. Construite sur une des embouchures de la rivière Asgalun, elle se trouve sur la côte de Shem, occupant un des rares endroits où l’on peut construire un port. Les allées malodorantes et d’étroites et tortueuses rues mènent les voyageurs à travers de plus vielles parties de la ville qui tombent peu à peu en ruine vers les portions neuves et plus respectables.  La cité est un contraste entre la splendeur et la décadence. D’oppulents palais et de somptueux temples  côte à côte avec des dieux shémites trapus au milieu de ruines oubliées datant d’un autre âge. Bêlit, la reine de la Côte Noire, est descendante de rois Asgalanims. La cité intérieure est construite derrière de hauts murs de briques séchée au soleil et est interdite aux roturiers qui ne sont pas servant de riches et n’ont pas de droit de passage. Le roi et ses nombreux nobles résident dans leur palais prodigieux et leurs maisons de joie accompagnés de mercenaires chargés de leur défense, dans les sections interdites. Des canaux apportent de l’eau à la cité intérieure depuis la rivière. Asgalun abrite quelques 40 500 habitants, même si des centaines de villages et 17 autres villes payent tribut à cette métropole. La cité emploie des mercenaires Kushites pour aides ses asshuri Pelishtims. La cité est à présent dirigée par un neveu fébrile de l’ex-roi Akhîrom mais le réel pouvoir derrière le trône est le général Mazdak l’Hyrkanien, un guerrier froid et insensible. Il a récemment construit un mur autour de la grande ville pour rendre la ville défendable et investit de l’argent dans la remise à niveau des ruines et des bidonvilles.

Dan-marcah

Dan-marcah est une cité côtière de Pelishtia sur la côte de Shem. Ce n’est pas une grande cité mais elle est autonome et ne sert pas d’autre plus grande cité-état. Son économie se base sur la construction de navires. Des forêts poussent au nord de Dan-marcah et bien des villages travaillent à la fournir en bois de construction.

Qjara

Qjara est une cité-état aux murs d’un teint doré dans les portions orientales de Shem. Elle est spécialisée dans le sel. Une rivière la fournit en eau, coulant au nord de la ville et créant un marais de rivière. Les Monts du Désespoir de trouvent au nord de cette rivière. Une autre chaîne plus basse courant vers l’est se trouve au sud-est de la ville. Les prêtres de Qjara font en sorte que les riches partagent avec les pauvres. Ils vénèrent la déesse Saditha. Le quartier des caravanes de Qjara est juste une succession de bâtiments bas, des bas à eau et des étables pour une demi-douzaine de caravanes. Les caravansaires (des auberges spécialisées pour les caravanes marchandes) et les auberges du quartier sont simplement des étals ouverts surplombés d’auvents en tissu. Qjara compte 7500 habitants.

Sabatea

Sabatea est une cité état sur la frontière entre Shem et la Stygie près des montagnes Taian et à l’ouest du Shan-e-Sorkh. Les Sabatéens vénèrent le paon doré et ont une réputation sombre de torture et de rites abominables. La ville abrite des sorciers et des Rois Noirs. La plupart des cité-état Shémites engagent des tortionnaires Sabatéens pour leur expertise. Sabatea compte 11 300 habitants environ.

Sark

Sark est une cité-état du désert Shémite. Les constructions de Sark ont des toits de tuiles, des ziggurats blancs et des dômes d’un blanc délavé, protégés par des murs d’enceinte crénelés. Les soldats de Sark portent des armures de bronze et  des lances de bronze. Ils vénèrent un dieu extrêmement assoiffé de sang nommé Votantha. Ils sont rivaux avec Qjara, qui se trouve à bien des lieues au nord-est. L’habillement de Sark est constitué de vestes, de kirtles et de kilts à plis. Sark est dirigée par un prêtre-roi. La cité commande des forges volcaniques dans sud et des mines dans les montagnes. Elle accumule à peu près 10 200 habitants.

Shumir

Shumir est une ancienne cité-état dans l’est où Bel, le dieu des voleurs, est né. Shumir se trouve sur la jonction entre les routes caravanières qui viennent depuis Eruk à l’ouest et de Nippr au sud. Khojara est juste au nord-est de la cité. Shumir fournit de fabuleux asshuri, bien entraînes dans les arts de la guerre et dans le combat des nomades du désert comme les Zuagirs. Shumir abrite environ 14 000 habitants et est connue comme une cité de voleurs, comme il sied à l’endroit où naquit Bel.

Shushan

Shushan, ou les gens s’habillent dans une splendeur barbare, est la plus grande des cité-états de l’est de Shem. Au lieu de «Roi» les dirigeants de cet état massif se nomment «empereurs». La cité se trouve au nord des monts Taia en Stygie, ou le Styx forme un tournant à 90°. Sa population dépasse les 30 000 âme et neuf villes, un vaste nombre de village et plusieurs tribu nomades payent tribu à cette riche nation marchande. Les femmes portent des plastrons incrustées de pierres avec de fines chaines pour les tenir en place, des bracelets de cheville en or et des bracelets de poignets incrustés. Des boucles d’oreille d’or et de jade et de fines ceintures incrustées de gemmes qui tiennent des jupes de soie presque transparentes.

Tal’ib

Tal’ib est aussi appelée la « cité dans la déperdition » et n’est rien de plus qu’une ruine hantée qui était autrefois la cité d’Yb. Elle se trouve dans une gorge du sud des Montagnes du Désespoir.

Thujara

Thujara est une ville de l’ouest de Shem. Ses murs de boue cuite au soleil se lèvent par-dessus ses pâtures et ses champs de granulées, sources de ses revenus de commerce. Elle compte 3 500 habitants.

Yamman

Yamman se trouve au sud-ouest de Khojara et est une petite cité-état aux murs délavés de pierre et de pisé. Elle totalise 7800 habitants. La cité-état s’est rendue au prince Stygien qui suivait Natohk pendant la guerre contre Khojara. Elle a été dirigée durant ce temps par le roi Ikthan.

Histoire Shémite

L’histoire de Shem commence avec les sauvages nomades connue par les premiers peuples de cet âge comme les Fils de Shem. D’où ils viennent et où ils vont n’est pas connu mais on sait qu’ils viennent de l’est de la Stygie.

Les Stygiens ravagèrent et persécutèrent les Fils de Shem sans merci, car ils étaient pour les Stygiens rien de plus que des sauvages sales, bons uniquement pour l’esclave ou les sacrifices sur les sombres autels de dieux plus sombres encore. Durant des siècles les Stygiens attaquèrent les Fils de Shem, les poussant de l’est vers l’Ouest, à travers la Stygie qui à l’époque bordait Acheron, n’étant à l’époque pas encore au sud du Styx. Les Fils de Shem s’établirent dans les prairies pastorales de l’ouest, terres appartenant à la Stygie à l’époque.

Les Hyboriens, brûlant et pillant leur passage à travers les puissantes nations d’Acheron et de Zamora, s’installèrent dans les régions plus au nord des prairies et créèrent la nation de Koth. L’Escarpement Kothien créant une frontière naturelle entre les Fils de Shem et les Kothiens ; cependant, les Hyboriens de Koth établirent des relations avec les nomades. Doucement, inexorablement, les sauvages de Shem devinrent de plus en plus civilisés de par leurs contacts avec la Stygie et Koth

Koth tomba sous la domination de la répugnante Acheron et Shem était asservie par les grands seigneurs de Stygie, qui faisait usage des Shémites en les envoyant pilleur leur propre pays pour ensuite envoyer le butin à leurs seigneurs de l’autre côté du Styx. La Stygie était une dure maitresse et quand les Kothiens décidèrent de guerroyer contre le grand serpent du sud, les Shémites étaient là, arcs en main, pour repousseur leurs maitres derrière le Styx. Cependant, les Shémites ne firent que remplacer la domination Stygienne par celle, plus douce, des Kothiens.

Les Shémites firent un congrès avec Argos et Koth après la chute d’Acheron, après un peu plus de 400 ans d’oppression Khotienne, les Fils de Shem se levèrent, unis et se firent une nation indépendante. L’unité n’était, malheureusement, pas stable entre les fiers rois de Shem, qui voulaient tous être Haut-Roi. Ainsi, rien n’a changé, Shem reste une instable collection de cité-état querelleuses et de tribus nomades.