Yamataï

Le royaume du soleil levant

/!\ Cet article a été créé par l’équipe de MTE, il n’est en aucun cas traduit du JDR ni issu de l’oeuvre d’Howard et de ses suivants /!\

Un peuple mystérieux

Les Yamatans sont un peuple à la peau tannée et aux yeux bridés, très semblables aux Khitans bien qu’ils aient en général le visage plus allongé, le nez plus fin et la bouche plus large. Leur langue est un dialecte Khitan qui a évolué indépendamment au fil des âges. 
Les Yamatans sont très attachés à une discipline sans faille, qui se traduit par un très fort attachement aux notions d’honneur, aux efforts ainsi qu’à une certaine étiquette.
Cependant, même si les Yamatans sont très peu connu des Hyboriens à cause de leur nombre réduit et leur éloignement géographique, ils sont bien plus sociables que leurs cousins Khitans, car leur isolement rends l’importation de certaines ressources parfois nécessaire, il n’est donc pas rare d’en croiser le long des côtes de l’est du continent Thurien. Par ailleurs, leur île regorge de matériaux très prisés sur la côte, notamment leur acier mystérieux, mais également les pierres et les métaux qu’on trouve en abondance dans le sol volcanique de l’île. 

Vêtements Yamatans

Les vêtements du Yamataï peuvent être séparés en deux catégories très facilement distinguables ; ceux des nobles colorés et aux motifs variés, et ceux des roturiers, généralement dans les tons écrus et plutôt bruts. 

Les vêtements des nobles

Les nobles vivant à la cour de la Reine-Prêtresse, ou dans les provinces les plus alignées sur le mode de vie royal portent des kimonos, des robes ouvertes en soie en forme de T aux manches longue qui “s’enroulent” autour du corps, le côté gauche toujours rabattu sur le côté droit, sauf lors des funérailles ou c’est l’inverse. On le serre ensuite à l’aide d’une ceinture de tissu nouée à l’arrière appelée obi. Une version plus légère et souvent plus décorée du kimono appelée yukata est portée pour les cérémonies d’été. le rajout d’une veste ouverte sans manche peut se faire lors des hivers plus rudes. Le pantalon, appelé hakama, est ouvert en V sur les flancs, jusqu’au niveau de la hanche. le hakama est très large et très long, pour le porter, on replie le dessous du pantalon vers l’intérieur pour le serrer aux chevilles, le laissant ensuite retomber jusqu’au dessus du pied. Le tissu est traditionnellement plié deux fois à l’arrière et cinq fois devant. Il existe également des hakamas dits “unamoris”, qui sont en réalité des jupes à plis.

Aux pieds, ils portent d’étranges chaussettes divisées en deux pour séparer le gros orteils du reste des orteils appelées tabi, ainsi que des sandales, appelées zori si elles sont de paille tressée, geta si elles sont en bois, ou waraji si elles sont de chanvre tressé. Pour le reste, la noblesse Yamatane à tendance à s’inspirer de la mode Khitane, pour les vêtements comme pour le maquillage. Ils portent des sous-vêtements simples de lin ou de coton. Par ailleurs, les dirigeants des provinces les plus autonomes de l’archipel (souvent les plus éloignées, mais pas exclusivement) imposent parfois d’autres modes et façons de s’habiller dans leurs cours respectives, le plus souvent dépendamment d’une spécificité historique ou mythologique locale.

L’habillement des roturiers

Les roturiers, eux, sont habillés bien plus simplement, d’une tunique appelée jinbei en chanvre ou en lin, qui est en fait une chemise et une paire de braies en une seule pièce. Aux pieds, le plus souvent, ils portent les fameuses tabi, en lin ou en chanvre, et des waraji.

Notion de famille et de clan

Les différentes régions de l’île sont annexées par différentes familles ayant un lien de sang plus ou moins éloigné avec la Reine-Prêtresse Himiko d’origine. Ces dynasties forment les différents clans. Néanmoins, tous les membres du clan ne font partie de la famille royale originelle, la plupart sont des roturiers au service du clan ou encore des guerriers qui ont fait vœu d’allégeance à la famille. Seuls les membres de la famille noble font partie de l’aristocratie, vivant dans leurs beaux châteaux fortifiés, loins de la misère. La consanguinité est pratiquée dans certains clans pour conserver le sang pur de génération en génération. Là où la notion de famille a un aspect autant religieux que politique dans les hautes sphères du clan, les classes modestes y voient une manière de transmettre un savoir faire de génération en génération, prêtant un caractère sacré à la perpétuation du nom et de la tradition familiale. Ainsi un fils de marchand reprendra l’échoppe de son père à sa mort, et son fils le fera après lui. Il en va de l’honneur de la famille.

Le rôle des sexes au Yamataï

Au sein de la société Yamatane, contrairement à la majeure partie des nations que l’on trouve sur et autour du continent Thurien, la femme est considérée comme plus importante que l’homme. Dans le foyer, c’est elle qui gère la finance et qui prends les décisions, et la plupart des dirigeants et des personnages religieux importants du Yamataï sont des femmes. En effet, comme la Reine-Prêtresse Himiko est une femme et a toujours été une femme, le Yamataï s’est développé avec une tendance matriarcale, considérant les Yamatans du même sexe que la reine-prêtresse comme plus importants.
De fait, la classe guerrière est réservée la plupart du temps aux hommes car ils sont perçus comme moins importants que les femmes qui n’ont pas à s’engager dans les combats. Au sein des palais et des temples, les hommes sont généralement ceux à qui reviennent les tâches ingrates, répétitives et ménagères. Posséder des esclaves sexuels femmes est mal vu par la plupart des Yamatans.
Certains clans en périphérie de l’île, cependant, ont décidé de ne pas suivre cette règle et de ne poser exclusivement que des hommes aux postes haut-placés. Cette tendance est également une cause de fortes dissensions au sein des différentes provinces de l’île.

Statut social et mobilité

La société Yamatane est divisée en deux classes sociale encore une fois très facilement distinguables. D’une part les nobles vivant dans leurs palais et châteaux à l’écart du peuple et de l’autre les roturiers, vivant dans les villages et les villes. Au sein de la classe des roturiers existe une échelle sociale à part entière. Les guerriers au service des seigneurs (les bushi) ainsi que les prêtres isolés dans leurs temples, échappent partiellement à cette stratification sociale. 

La noblesse

La plupart des aristocrates sont issus de lignées prestigieuses, qui ont su s’imposer historiquement grâce à la prééminence de leur nom. Les alliances et les liens matrimoniaux sont ainsi très nombreux entre les familles les plus anciennes et les plus proches du pouvoir central. Ces clans ont tendance à s’aligner sur un même modèle organisationnel et structurel, proche des pratiques de la capitale, érigeant une dignité mystique autour de leur lignée et de leur nom.
En principe, les nobles préservent cette aura de supériorité presque sacrée et ne se mélangent donc que très rarement aux roturiers, à l’occasion de fêtes, de cérémonies, ou d’événements particuliers, comme des catastrophes ou des guerres. Ils vivent pour le reste dans des palais fortifiés de pierre et de bois, aux murs richement peints, de tours aux multiples étages et aux toits de tuiles colorés et scintillants. faire partie d’une lignée noble étant primordial pour être noble, un roturier ne peut pas en devenir un. Un mariage entre une noble et un roturier est envisageable mais très rare, l’inverse est en principe impossible car une homme de la noblesse Yamatane choisit rarement sa conjointe. 
Il existe cependant des provinces disposant de leurs propres traditions et pratiques, tranchant parfois nettement avec le modèle central. Ces cas particuliers sont le plus souvent liés à une disparité dans l’histoire locale, notamment autour de la figure mythologique fondatrice d’un clan, s’émancipant de la doctrine impériale. On trouve des clans anciens dans ce cas pouvant rivaliser avec les puissances de l’archipel pour défendre un mode de vie qui leur est propre. Certains de ces clans sont pratiquement autonomes et ne rendent hommage à la Reine-Prêtresse que de très loin, c’est notamment le cas de ceux dont les souverains sont des sorciers ou de puissants seigneurs de guerre.

Les roturiers

Les roturiers quant à eux composent un très majeure partie de la population Yamatane. Ils habitent les villages et les ville, dans des maisons en bois sur pilotis aux toits de paille, peu onéreuses et facile à construire ou réparer, car elles sont souvent détruites par les catastrophes naturelles, fréquentes sur l’île, et que les roturiers doivent souvent fuir leur demeure pour échapper aux guerres. Au sein des roturiers, la richesse définit la place sur l’échelle sociale, mais pas seulement. Ceux qui exploitent la terre et la mort, les bouchers, les tanneurs, les agriculteurs, sont considérés comme moindres, les artisans se trouvent au milieu, considérés en fonction de leur renommée et de leur expertise, tout au dessus se trouvent les marchands, et le peu de forgerons qui manient l’art de feuilleter l’acier. il existe également les esclaves, qui sont assez rares mais existent néanmoins. Leur place est directement reliée à celle de leur maître.

La classe guerrière

Les bushis, les guerriers entraînés qui défendent les châteaux, se trouvent entre ces deux castes, n’appartenant réellement ni à l’une ni à l’autre. Ils ont plus de droit et de pouvoir que n’importe quel roturier, mais ils sont obligés d’obéir strictement à leur seigneur et à sa famille, ainsi que d’accomplir sa volonté quelle qu’elle soit, sans quoi ils se déshonorent et sont forcés de commettre le seppuku, un suicide rituel en se plantant leur propre lame dans l’abdomen.

Les prêtres

Les prêtres et autres hommes de foi qui vivent dans les temples et les sanctuaires isolés à flancs de volcans, eux, échappent à ce système, car même s’ils doivent techniquement obéir aux nobles, ceux-ci ont un grand respect envers les prêtres, leur intermédiaire entre eux et les divinités, et osent rarement leur manquer de respect ou profaner les temples et lieux saints. Les temples et les sanctuaires Yamatans, à l’écart des villes, sont accessible en passant par un portail de bois appelé torii, censés représenter la scission entre le monde normal et le lieu réservé à la divinité du lieu.

Commerce et économie Yamatane

Les Yamatans font régulièrement du commerce  sur la côte orientale du continent Thurien, et l’on peut voir leurs boutres amarrées depuis les ports de Vendhya ou Kambudja jusqu’à Païkang au Khitaï. Ils ont accès à un métal très pur et à de nombreuses ressources prisées des cultures du continent grâce aux volcans de leur île. 
Ils ont développés un processus nommé “pliage” ou “feuilletage” de l’acier qui leur permet de créer des lames très dure et tranchantes au métal d’une pureté élevée, un secret jalousement gardé par les forgerons du Yamataï et qui ne sera jamais révélé à un étranger. Ces armes sont presque mythiques, certaines rumeurs parlant de lame pouvant couper net la lame d’un adversaire à certains endroit du continent, et se vendent donc à un très bon prix. Les pirates Yamatans s’investissent parfois dans le commerce d’esclaves.

L’armée du Yamataï

L’armée du Yamataï n’est pas unie, chaque clan possède sa propre armée. Les nobles et leurs bushi, les guerriers entrainés, portent des armures lamellaires, en métal s’ils sont riches, en cuir s’ils le sont un peu moins, et en bois ou en bambou s’ils sont plus pauvres. Les différents pièces d’armures ne sont pas rivetées comme dans les royaumes Hyboriens mais “cousues” entre elles à l’aide d’une série de cordes de lin. Les plus riches sont armés des fameux katanas, lames très coûteuses. Les armées des clans partent souvent en guerre les unes contre les autres, car les relations entre les différents seigneurs sont généralement instables, les fameuses bannières rectangulaires Yamatanes frottant au vent.
Les roturiers, enrôlés dans les guerre le plus souvent de force, eux, n’ont pas d’armure, ou parfois des plastrons en fer agrémentés de ce qu’ils peuvent bricoler à l’aide de matériaux qu’ils trouvent, des armures de bambou et de bois. Ils s’arment d’outils agraires réhabilités pour le combat, comme les kamas ou kusarigama, des faux et faucilles, ou les saïs, normalement utilisés pour planter le riz.
La puissance navale du Yamataï rivalise avec celle du Khitaï, en admettant qu’elle soit unie, car les navires sont très importants pour eux. En dehors d’actes de piraterie, les batailles navales qui opposent le Yamataï et le Khitaï se font plutôt rares.

Gouvernement du Yamataï

L’archipel du Yamataï est divisé en une multitude de différents clans, chacun indépendant les uns des autres, dirigés par leur propre famille noble à la tête desquelles se trouve un seigneur. Le titre de seigneur peut porter plusieurs noms, variant d’une province à une autre. Dans les provinces centrales plus traditionnelles, ont différencie principalement les Buke ; les nobles héréditaires ayant érigé leur légende autour de la guerre, et les Kuge, plus proches des “rois” que l’on connaît habituellement, ayant hérité de la fonction d’administration du clan, exclusivement politique, et dont la renommée vient souvent d’un rattachement héréditaire à la lignée de la reine-prêtresse originelle. De nombreuses familles, notamment celles qui s’émancipent un tant soit peu du pouvoir central, sont dirigées par des Kabane, à savoir des aristocrates qui se prétendent de lignée mythologique, faisant parfois remonter leur lignage à d’anciens héros, des esprits majeurs ou parfois même des divinités. Néanmoins, Il existe un semblant de pouvoir central situé dans la capitale; Yamato, seule ville du Yamataï a posséder un rempart, au centre de laquelle se trouve le palais de la reine-prêtresse Himiko. Chaque seigneur est supposé lui obéir, comme un comte obéit à son roi. La réalité est pourtant plus complexe : Himiko est distante voir absente de la scène politique, ne se montrant jamais en personne et ne prenant que très rarement de décisions, laissant les seigneurs avides de pouvoir et de territoire attaquer leurs voisins et mettre le pays dans un climat d’instabilité et de tension constant. La province de Yamato est elle-même dirigée par un Kuge, administrant civilement le domaine. En réalité, Himiko est surtout une figure spirituelle et symbolique du Yamataï, qui les unit en cas de guerre contre les Khitans ou d’autres ennemis extérieurs. Himiko est dite immortelle, et vit cachée dans son palais où nul Yamatan excepté son personnel n’a le droit de pénétrer. Lors des rares occasions où Himiko apparaît en public, elle est cachée derrière un voile, car personne n’a le droit de poser les yeux sur elle, acte qui est considérée comme un crime puni de mort au Yamataï, qu’il soit volontaire ou non. La plupart des Yamatans sont convaincus qu’Himiko est réellement immortelle. Peu savent que lorsqu’une reine-prêtresse meurt, une autre est choisie pour la remplacer. Certains affabulent que l’esprit de la première Himiko qui aurait guidé le peuple du Yamataï vers l’île passe d’un corps à l’autre pour ne pas disparaître dans un sombre rituel magique, d’autres que les prétendantes au trône de reine-prêtresse sont désignées par Yamath en personne lors de cérémonies spéciales, ou à travers des prophéties.

La croyance religieuse au Yamataï

Les croyances Yamatanes sont variées et étranges. Elles sont composées d’une part d’un héritage Khitan, mais aussi d’autres rites et traditions qui se sont développées avec l’indépendance du peuple, isolé sur son archipel. 

Yamath

Yamath est sans conteste la divinité la plus importante du Yamataï, dont l’île et le peuple tirent leur nom. il est omniprésent, car il est le dieu du feu et des volcans dont l’île est recouverte. Chaque éruption volcanique est considérée comme la colère du sombre et véhément Yamath, alors que la terre fertile qu’on trouve en abondance sur les contreforts volcaniques, l’eau minérale aux vertus thérapeutiques, les sources chaudes et les métaux et pierres précieux sont ses dons aux hommes. Les pentes boisées des volcans sont considérées comme son domaine, et il est interdit d’y pénétrer sans y avoir droit, sous peine d’offenser Yamath. 

Ryūjin (ou Dagon)

L’étrange dieu-poisson est aussi vénéré au Yamataï par les habitants de la côte, les marins et les pêcheurs. On dit que c’est lui qui provoque les tempêtes et les typhons pour se nourrir des malheureux qu’il noie, mais il apporte le poisson et les bons vents si il est satisfait.

Himiko

La Reine-Prêtresse Himiko est également vénérée comme une divinité, représentante de l’histoire du Yamataï, mais aussi comme incarnation de l’aube et de la croyance de résurrection typique du peuple Yamatan. 

Les Yōkai et les Kamis

Le folklore Yamatan est rempli d’entités mythologiques aux pouvoirs variés issus de lointaines croyances chamaniques. certains esprits locaux et minoritaires sont appelés Kamis, représentés sous la forme de sources, d’arbres ou de rochers aux formes atypiques d’animaux sacrés ou d’esprits. Ils sont vénérés dans des sanctuaires, différents des temples consacrés aux divinités principales, qui peuvent servir de refuge pour les voyageurs où gîte et couvert sont gracieusement offerts par les moines qui y résident. Les Yōkai sont également des entités mythologiques, mais souvent évitées et considérés comme néfastes. Yōkai peut être traduit par “démon”. Les Yamatans vénèrent parfois des créatures appelées Oni, des êtres de grande taille au visage rouge et aux dents proéminentes réputés comme ayant des pouvoirs occultes et pouvant cracher le feu.

Caractéristiques géographiques majeures du Yamataï

Le Yamataï est un archipel de petite taille comparée à la moyenne des nations Hyboriennes. Le relief des îles est accidenté à cause des nombreux volcans actifs et inactifs à sa surface et caractérisé par les rizières en terrasses que les Yamatans construisent pour cultiver le riz, leur aliment principal. Son climat est semblable à celui du Khitaï, on y trouve des forêts tempérées, ainsi qu’un marécage et des jungles vers le Nord. Le Yamataï est également connu pour une race particulière de cerisiers aux fleurs rose pâle dont la floraison fulgurante ne durant pas plus de deux semaines aux environs de la fin du printemps est célébrée par la fête du Hanami. La fête d’une année fait toujours référence à celle de l’année dernière, symbole du renouveau et de la résurrection, croyance typique de l’île. 
L’activité volcanique très présente sur l’île crée également beaucoup de source d’eau volcanique chaude dont les propriétés sont réputées bénéfiques pour le tonus et la guérison. des bains chauds sont construits sur certaines de ces sources, appelées “onsen”.

Le mont Yama

Le mont Yama est le volcan central de l’île et de loin le plus important. où que vous soyez, il domine la topographie de l’île, apparaissant comme une montagne au sommet plat et couvert de neige à l’horizon. Il est en activité constante mais n’est plus entré en éruption depuis des décennies, se contentant de laisser flotter un nuage de fumée blanche et paresseuse.

Le marécage Okinuma

Au nord de l’île s’étend un marais appelé Okinuma, Une série de flaques de boues chaudes, et bouillonnantes à cause de l’activité volcanique de l’île surplombé d’immenses arbres lugubres et mousseux où se terrent toutes sorte d’abomination. C’est un lieu où il est difficile de respirer et où il est difficile de voire à travers les épaisses vapeurs nocives et pestilentielles que l’eau tiède et gargouillante du marais relâche constamment. Les Yamatans l’évitent comme la peste, préférant prendre la mer pour accéder à la presque île plus au nord du marécage. On raconte que le Yōkai Otoroshi, une sorte de limace à poils longs de plusieurs mètres à la bouche ornée de deux paires de crocs acérés rôde dans le marécage, se faisant passer pour une motte de terre mousseuse parmi la brume pour dévorer les malheureux qui traversent ce sinistre endroit.

Grandes villes du Yamataï

Yamato

Yamato est théoriquement la capitale du Yamataï. C’est une des seule ville actuellement entourée d’un rempart de grosses pierres grises soutenues par d’épais montants de bois. Le rempart n’entoure que la partie la plus riche de la ville, le reste, non protégé, étant laissé au pauvres. Au centre de la partie riche se dresse le palais fortifié de la Reine-Prêtresse Himiko. Véritable cité interdite où nul ne peut pénétrer. C’est probablement le lieu le mieux gardé de toute l’île. Yamato est au centre de l’île environ, niché dans la grande baie de Kamurashi.

Sakigana

Autrefois, Sakigana était une ville côtière prospère qui se développait grâce au commerce maritime. Inexplicablement, la ville fut rasée de la carte par un cataclysme. Certains parlent d’un être géant à la tête tentaculaire qui aurait piétiné la ville, d’autre de la colère de Dagon, et d’autre encore d’une boule de feu titanesque crachée depuis le mont Yama par Yamath lui-même. Aujourd’hui, la ville est une ruine lugubre et marécageuse ou parfois certains pirates téméraires vont se cacher. Les gens qui habitent la terre ferme ne s’en approchent sous aucun prétexte, car on prétend qu’un mal étrange envahis ceux qui ont le malheur d’y rester trop longtemps, et qu’un Yōkai appelé Ushi rôde dans les eaux grises des ruines du port, un monstre ressemblant à une crabe couvert de poils noirs et drus et à la tête de taureau qui avalerait les marins qui s’approchent trop de la surface opaque de l’eau.

Tawarahara

Tawarahara est une des villes les plus au nord de l’île, au delà du marais Okinuma. Elle se situe au pied du mont Shin, en bord de mer, chef-lieu de la province du même nom qui divise la presqu’île au dessus du marais en deux. Les gens de cette province, loin du pouvoir central, s’habille d’une manière très proche du Khitaï, à l’exception près que l’obsidienne remplace le jade. Le seigneur local, un kabane, prétend être le descendant du héros qui a terrassé le démon du mont Shin, l’Oni nommé Shinto, et que c’est pour cela que ce dernier est désormais éteint. Tawarahara est la rivale de l’autre province de la presqu’île, Horotari, dont le volcan, lui, est toujours actif. Les rixes entre les deux provinces, au milieu de l’île, sont très fréquentes, et le grand cours d’eau vive qui y coule est surnommé “Buraddoribā”, la Rivière-de-sang.

Horotari

Horotari, chef-lieu de la province du même nom, se cache au pied escarpé du fulmineux mont Ashi, constamment couronné d’une colonne de fumée noire, il entre régulièrement en éruptions, des éruptions courtes mais violentes, accompagnées de violents tremblements de terre. Dans cette province, caché du pouvoir central par le presque infranchissable marais Okinuma, les gens s’habille d’une manière étrange, privilégiant les pantalons bouffant attaché au niveau du molets, et d’étranges draps pour haut. Il est courant pour les nobles et les riches, chez-eux, de se décolorer les cheveux à l’aide de chaux mélangée à de l’argile, mais de se colorer les dents en noir avec de l’encre à base de suie, une mode étrange qui suscite de nombreuses rumeurs ailleurs sur l’île. Le seigneur local, un Buke, plus classique, est apparemment issu d’une lignée désignée par Yamath lui-même. On compte de nombreuses sources chaudes à Horotari et dans les environs. Horotari est la rivale de Tawarahara.

Furusaki 

Située à l’embouchure du fleuve Shima (Shima-kawa, en Yamatan), la ville de Furusaki est célèbre dans toute l’île pour sa bijouterie fine et son eau d’une clarté absolue. En effet, le fleuve Shima, prenant sa source haut dans les montagnes, charrie énormément de métaux précieux que la ville récolte patiemment pour confectionner des bijoux, artisanat dans lequel elle s’est spécialisée. La ville est également connu pour ses perles très délicates d’une race d’huître appelée Akoya, qui se retrouvent dans la plupart des bijoux. 

Histoire du Yamataï

Les Yamatans étaient autrefois des sujets du Khitaï, mais peu à peu, une prophétie grandit parmi ce peuple, parlant d’une déesse qui viendrait libérer le peuple et les emmènerait vers “la terre de l’aube”.
Finalement, une chamane connue sous le nom d’Himiko dirigea une rébellion contre les seigneurs Khitans locaux. La rébellion fut défaite, mais des survivants réussirent à s’échapper – menant une armée qui les poursuivait dans les sombre profondeurs du Marais des Morts.
L’armée poursuivante fut détruite, et le reste des rebelles prit la mer, naviguant vers le soleil levant. Après deux jours de voyage, ils arrivèrent en vue d’un archipel volcanique et déclarent la prophétie accomplie ; ils avaient trouvé leur nouvelle demeure.
Himiko fut dès lors élevée au rang de Reine-prêtresse, régnant sur l’archipel comme un symbole d’espoir, d’aube et de renouveau. 

Un grand merci à Nobu et Titom pour leur aide très précieuse à réaliser l’article ! <3