Aquilonie

« Le royaume le plus fier au monde fut l’Aquilonie, régnant en maître dans l’occident idyllique. » 

– Les Chroniques Némédiennes​ –

Le royaume le plus fier du monde

Tarantia

L’Aquilonie est le plus avancé et le plus puissant des royaumes Hyboréens. Son peuple est fier et bien aisé par rapport aux autres. Lors des temps de Conan, l’Aquilonie ressemble fortement à la France Médiévale dans sa culture et son écologie. ​La situation politique abonde en intrigues, en meurtres et en horreurs qui pourraient être le cadre idéal de campagnes inédites.​
Les comtes et barons Aquiloniens maintiennent un ancien système féodal de génération en génération et ceux qui vivent le long des frontières combattent entre eux mais également contre les Pictes, les Cimmériens, les Némédiens, les Ophiréens.

Le peuple Aquilonien est intéressant et varié. Par-dessus tout, les Aquiloniens ont une tête massive et sont une ethnie grande et longiligne. Les résidents des cités ont tendance à être corpulents et riches, relativement peu souffrent de la faim.​

Leur puissance militaire se base principalement sur des unités de cavalerie commandées par des chevaliers lourdement armés, bien que les lanciers du Gunderland et les archers des Marches Bossoniennes soient également prisés.​

Plus d’informations sur l’Aquilonie peuvent être trouvées dans Aquilonie – Flower of the West.​

L’honneur

​Les Aquiloniens ont tendance à avoir un code d’honneur raffiné, bien que des codes d’honneur alternatifs existent. L’honneur est un concept réel pour les Aquiloniens, il impacte leur réputation, leur identité morale et leur perception d’eux-même. ​Cet honneur s’étend aux familles et aux amis. ​Un honneur bafoué se compense en duels ou par d’autres formes de réparation.​
Les aristocrates considèrent que c’est leur honneur qui les place au-dessus de la plèbe. L’honneur pour eux est aussi réel que peut l’être un château, tout en prenant bien plus d’importance. Un château endommagé peut être plus aisément réparé qu’un honneur souillé. ​De ce fait, des actes qui seraient normalement considérés comme criminels peuvent être pardonnés s’ils sont commis dans une affaire d’honneur.​

L’honneur est particulièrement important sur les bordures de l’Aquilonie où les forces de l’ordre se trouvent en nombre restreint, le peuple appliquant donc ses propres lois.​

L’allégeance

​L’Aquilonie est basée sur le concept de l’allégeance envers les autres. ​Le système féodal entier repose sur les allégeances, les liens réciproques entre individus et entre familles. Les allégeances sont considérées comme plus fiables que les lois.​ Un personnage honorable déclarera au moins une allégeance.​

Les gens n’ayant aucune allégeance connues ou pas du tout ne sont pas dignes de confiance en Aquilonie.​

L’habillage aquilonien

​La majorité des Aquiloniens porte des vêtements en laine avec des sous-vêtements en lin. La plupart portent des tuniques simples avec des chausses et des bottes en cuir.​ Les plus aisés s’habillent plus décemment, préférant les couleurs vives, les étoffes plus nobles et les coupes plus longues que celles portées par les paysans.​

Jupons en soie élaborés, vestes ajustées, jupes tressées d’or et manches édentées sont les vêtement typiquement portés dans les cours aquiloniennes. ​Les cheveux sont généralement frisés et parfumés, liés par des bandes d’étoffes en argent ou en or. Des chapeaux sertis de plumes coiffent les têtes de la plupart des hommes aristocrates. La majorité des nobles porte une épée, généralement uniquement une arme d’apparat. La mode aquilonienne masculine inclut généralement le port de la moustache.​

Mis à part ces similarités, le style vestimentaire varie d’une région à l’autre de l’Aquilonie.​

Mode de Tauran 

​A Tauran ainsi que dans les comtés et baronnies centrales, les femmes portent des chausses en laine retenues par une ceinture, pour cacher leurs jambes. Une cotte, c’est-à -dire une tunique à manches longues, ajustée à la taille et au long jupon, est rajoutée par-dessus les chausses. Un surcot à manches courtes est porté sur la cotte et une cape est attachée sur une épaule. ​Les femmes riches portent des guimpes, des écharpes portées par dessus la tête et la nuque et qui viennent couvrir la gorge.​

Les hommes des régions centrales portent des chausses et des vestes plissées.​

Mode du Gunderland

​Au Gunderland et en Bossonie, les femmes revêtent des pelissons en guise de sous-vêtements. Une chainse à longues manches, allant jusqu’aux chevilles est portée sur le pelisson. Une cotehardie brodée aux longues manches évasées se porte sur la chainse. Manteaux et capes sont souvent attachés au niveau de la gorge.​ Les cheveux des femmes sont tressés, bien que les filles et les femmes non mariées aient le droit de conserver leur chevelure détachée.

Les hommes portent des tuniques avec surcots. Les hommes du Gunderland ont les cheveux longs, généralement attachés en queue de cheval.​

Mode du Poitain

​En Poitain, le sous-vêtement féminin consiste en une chemise décolletée à manches longues. Par dessus celle-ci est porté un corset à manches courtes qui laisse voir la chemise par dessous.​ La houppelande, une robe ample avec de longues manches ouvertes est portée par les femmes les plus aisées. Les vêtements se portent à taille haute en Poitain. Lorsque le temps est mauvais, les manteaux sont de mise, sanglés au travers de la clavicule. ​Les femmes portent également des couvre-chefs élaborés, la plupart du temps de grandes coiffes au tissu léger.​ Les hommes portent de longues vestes à basques. Plus la veste est longue, plus l’homme sera aisé.

Mode du Westermark

​Dans le Westermark, presque tous les vêtements sont faits maison .​ Les habitants des frontières font en général leurs vêtements à partir de peaux d’animaux : chaussures en cuir souple lacées au niveau des chevilles, pantalons en cuir, chemises et vestes en peau de daim et chapeaux en fourrure ou en paille.​

Les frontaliers les plus aisés de l’Aquilonie troquent parfois avec les Bossoniens contrer du lin ou de la soie des provinces centrales et s’habillent plus traditionnellement à la mode aquilonienne, bien que peu de frontaliers s’intéressent à la mode et la décoration.​

Notes sur divers peuples de l’Âge Hyborien

extraites des manuscrits d’Howard.
Traduction: Patrice Louinet

Les Aquiloniens. Il s’agit d’une race au sang plutôt pur, bien que modifiée par les contacts avec les Zingaréens au sud et, d’une façon moins importante, par les Bossoniens à l’ouest et au nord. L’Aquilonie, le plus septentrional des royaumes Hyboriens, a conservé les traditions d’un royaume frontière, égalée en cela par seulement deux pays, le royaume d’Hyperborée, plus ancien encore, et le Royaume Frontière. Ses provinces les plus importantes sont le Poitain dans le Sud, le Gunderland dans le Nord et Attalus dans le Sud-Ouest. Les Aquiloniens sont des hommes de grande taille, de près d’un mètre quatre-vingts de haut en moyenne, et assez élancés en règle générale, bien que, sur les dernières générations, il y ait eut une tendance à l’embonpoint chez les citadins. Leurs traits diffèrent suivant l’endroit où ils vivent. Ainsi, les habitants du Gunderland tirent uniformément vers le roux et ont les yeux gris, tandis que les habitants du Poitain sont presque aussi mats de peau que leurs voisins Zingaréens. Tous ont une tendance à la dolichocéphalie (ndtr : avoir le crâne de forme plutôt allongée), excepté une frange de la population paysanne près de la frontière Bossonienne, dont l’aspect général a été modifié par la suite de contacts avec cette dernière race, et, çà et là, dans les endroits les plus primitifs du royaume, où subsistent toujours quelques spécimens de races indigènes mal définies, absorbés par les populations qui les entourent. Le peuple d’Attalus se targuait des plus grands progrès dans les domaines du commerce et de la culture, mais le degré général de civilisation des Aquiloniens était enviable. Leur langue ressemble beaucoup à celle des autres populations Hyboriennes et leur dieu principal est Mitra. À l’apogée de leur puissance, ils pratiquaient une religion raffinée et inventive et ne faisaient pas de sacrifices humains. Leur puissance militaire reposait essentiellement sur leur cavalerie, des chevaliers en armure puissamment armés. Leurs piquiers et leurs lanciers étaient en majorité des hommes du Gunderland, tandis que les marches bossoniennes fournissaient la quasi-totalité de leurs archers.

Les Gundermen. Le Gunderland était autrefois un royaume séparé, mais qui fut annexé ultérieurement, plus d’un commun accord que par une invasion. Son peuple ne s’est jamais vraiment considéré comme Aquilonien, et après la chute du grand royaume, le Gunderland à continué d’exister pendant plusieurs générations, revenant à son statut antérieur de principauté autonome. Les mœurs étaient plus rudes et plus proches de celles des premiers Hyboriens que celles des Aquiloniens, la concession majeure faite à leurs voisins plus civilisés du Sud était l’adoption du dieu Mitra en lieu et place de Bori, leur dieu primitif, conversion à laquelle ils renoncèrent à la chute de l’Aquilonie. Ils étaient, après les Hyperboréens, les plus grands par la taille parmi les races Hyboriennes. C’étaient de bons combattants, prompt à s’aventurer loin de leur patrie. On trouvait des mercenaires du Gunderland dans les armées de tous les royaumes Hyboriens, en Zamora et dans les rangs des plus puissants royaumes de Shem.

Les rôles des genres en Aquilonie

​En Aquilonie, les femmes, qu’elles soient nobles ou paysannes, occupent une position difficile dans la société. Souvent associées à des tâches telles que la cuisine, la cuisson du pain, la couture, le tissage et le filage, elles sont considérées comme moins importantes que les hommes.​
Néanmoins, comme les femmes sont plus nombreuses que les hommes en Aquilonie, il n’est pas rare de les voir faire un travail d’homme. Beaucoup apprennent le métier de leur père ou de leur mari et de poursuivent l’activité après leur mort.​
Les femmes ont tendance à avoir une vie plus simple à la campagne. Les femmes urbaines ayant tendance à être rapidement cataloguées, la plupart des guildes refusant de les accepter sans l’appui de leur mari. Par conséquent, il est très difficile de s’établir pour une femme seule et de nombreuses jeunes femmes finissent, à force de déménager sans trouver de situation stable, par se tourner vers la prostitution.​
Les femmes sont sous le contrôle de leur père jusqu’à leur mariage. Bien que les paysannes aient plus de liberté dans le choix de leur futur mari, au vu des dots minimes voire inexistantes, les nobles sont soumises à des mariages arrangés, leurs terres et leurs enfants étant bien trop importants pour être légués à n’importe qui.​
Contrairement à de nombreuses femmes des autres ethnies de l’âge Hyboréen, les femmes aristocrates d’Aquilonie sont plus que de simples accessoires, ne servant qu’aux accords et à la reproduction. ​Les femmes propriétaires ont un certain nombre de droits et peuvent exercer leur pouvoir assez librement. Un bien matrimonial commun d’une femme est sa propriété et elle peut la gérer comme elle l’entend. Les femmes riches peuvent même hériter de propriétés et en devenir le seigneur féodal investi. Elles peuvent alors régler les différends concernant leurs vassaux, leur château et leurs autres propriétés. Les femmes peuvent même lever des armées et les mener au combat.​

L’amour et le mariage

​Les jeunes filles Aquiloniennes sont élevées dans le but d’être mariées. Seules les filles nobles ayant suffisamment de moyens peuvent se permettre de rester seules, se consacrant généralement à Mitra.​

La nécessité de bien se marier a mené à une industrie de courtiers en mariage et d’entremetteurs dans toute l’Aquilonie.​ L’amour romantique joue un rôle très faible dans les mariages aquiloniens, ceux-ci étant bien trop politisés et économiques. Les mariages, sauf pour les pauvres, sont presque toujours arrangés par les parents pour assurer la prospérité de leurs enfants.​

La famille de la mariée est chargée de fournir la dot, qui est généralement un lopin de terre, un fief ou un manoir et parfois bien plus encore. Les dots paysannes peuvent également inclure de l’argent ou du bétail s’il n’y a pas de terre disponible. Les vrais pauvres se marient sans dots et réussissent souvent à se marier par amour.​ Un époux est également censé fournir une dot, qui consiste aussi en terres.​

Le mariage est une forme de redistribution de la richesse en Aquilonie, ce qui incite d’avantage les filles fortunées à bien choisir leurs époux que les paysannes.​

La taxe

​Les terres et les taxes sont sources de richesses et de prestige. Les seigneurs féodaux Aquiloniens sont des acteurs clés de la politique et de l’économie parce qu’ils possèdent des terres.​

Ces seigneurs cherchent souvent à accroître leurs avoirs et leurs pouvoirs.​
En Aquilonie, l’acquisition de biens est réalisée par le biais de relations entre le seigneur et le vassal, sur les bénéfices des terres, des moulins, des fours, des tanneries, des mines, des carrières, des rivières, des forêts ou de toute combinaison de ceux-ci. Cela peut inclure la propriété ou simplement une attribution d’administration.​

La norme sociale

​L’Aquilonie compte quatre ordres sociaux distincts, chacun ayant ses propres règles et ses habitudes cachées. Ces quatre ordres sont les travailleurs, les citadins, l’aristocratie et le clergé.​

Ces ordres sont de nature sociale et politique mais pas économique, car leur statut et leur position ne sont pas déterminés par l’argent. Le féodalisme est une structure politique et non une structure économique.​

Les travailleurs

Ils travaillent la terre pour leurs besoins. Ils travaillent non seulement pour survivre mais pour soutenir ceux qui ne travaillent pas, comme les membres du clergé et de l’aristocratie. Il existe quatre catégories de travailleurs dans les royaumes Hyboréens : le paysan, le serf, le yeoman et le cottager.​

Le paysan

C’est un homme libre qui vit dans un village ou dans un cadre rural et qui possède ses propres terres ou doit, au pire, louer son terrain. La plupart des paysans sont des agriculteurs, bien que certains soient artisans. Les paysans n’ont d’obligations envers le seigneur que pendant la période des récoltes.​

Le serf

C’est un homme qui vit dans un village ou un cadre rural mais contrairement au paysan, sa liberté est restreinte par un seigneur féodal, à raison de travaux forcés. La plupart des serfs sont des agriculteurs, mais peuvent, comme les paysans, être artisans. Un serf n’est pas un esclave parce que personne ne le possède. Il est cependant lié à un terrain appartenant à quelqu’un d’autre. Un serf ne peut quitter la terre à laquelle il est lié sans la permission de son seigneur féodal.​

Le yeoman

C’est un propriétaire libre qui n’a aucune terre ni aucun devoir féodal. Beaucoup de ces personnes vivent dans un village mais n’en sont pas pour autant originaires. Elles sont considérées comme étrangères ou des personnes à charge plutôt que des membres à part entière de la communauté. Les paysans qui perdent leurs terres ou qui arrivent dans un village sans terre sont des yeomen.​
Beaucoup travaillent comme salariés, se déplaçant d’un village à l’autre, d’autres sont employés en permanence comme ouvriers seigneuriaux. Les compagnons (le niveau au dessus de l’apprenti artisan) sont dans cette catégorie.​

Les cottagers

Ils ne possèdent pas de terre mais détiennent ou louent au moins une résidence. Ce sont principalement des gens qui acceptent de vivre dans un bâtiment, même une cabane, s’y installant avec leur famille. Ils travaillent sur les terres des paysans plus riches ou pour les seigneurs féodaux et obtiennent, en échange, le droit de résider dans la bâtisse.
Ils vivent en marge de la société et sont souvent méprisés par les paysans et même les serfs.​

Les citoyens libres et les bourgeois

Les citoyens libres sont souvent considérés comme des travailleurs par l’aristocratie même s’ils ne travaillent pas pour eux ou le clergé. Ils travaillent pour eux-mêmes. La vie en ville est distincte de la vie à la campagne malgré leurs interdépendances.​

L’aristocratie

 Elle comprend une gamme sociale large et fluide. Les rangs de l’aristocratie sont extrêmement dynamiques puisque les butins de guerre et le mariage élèvent ou rabaissent rapidement les familles. Il existe 4 catégories d’aristocratie dans les royaumes Hyboréens : la royauté, la pairie, la petite noblesse et les chevaliers.​

La royauté

La royauté Hyboréenne est la famille dirigeante des royaumes Hyboréens.​

La pairie

Les pairs Hyboréens ne sont pas seulement des dirigeants politiques, ils tiennent également l’armée entre leurs mains et ont leurs propres affaires sociales. Cet ordre social possède une quantité incroyable de sécurité matérielle et de pouvoir politique. Les pairs Hyboréens consacrent généralement leur temps à garder leur poste et à l’améliorer.​

La petite noblesse

Elle constitue la condition la plus faible de la noblesse. Il s’agit de chevaliers qui possèdent des terres et des droits féodaux.​

Les chevaliers

Le bras armé des nations Hyboréennes comprend les chevaliers sans terre et les soldats élevés par les divers seigneurs féodaux dans le cadre de leurs obligations envers les barons, les comtes et les rois.​

Bien en-dessous du statut de la noblesse et de l’armée, même sous la position des roturiers, les esclaves Aquiloniens peinent.​
Le culte d’Asura en Aquilonie garde des esclave. Les esclaves guident régulièrement les bateaux des membres du culte le long de la rivière Khorotas.​
Les habitants du Gunderland, cependant, n’ont pas d’esclave et trouvent même l’idée d’esclavage dégoûtante.​

Le changement social

​En Aquilonie, il y a très peu de changement social, si ce n’est par le mariage. Peu importe comment on se comporte, peu importe ce qu’on accomplit, peu importe la richesse que l’on accumule, on ne peut pas changer de statut grâce à cela.​

Une mauvaise conduite, autre que criminelle, ne diminue pas non plus le statut social. Il est bien sûr plus facile de baisser en statut social que d’en monter.​

Par exemple : un noble décidant de prendre un travail serait écarté de la noblesse, car l’aristocratie ne travaille pas pour gagner sa vie. En outre, une action pénale pourrait exclure quelqu’un de la société, laissant un personnage sans protection juridique.​

Cependant, certaines professions sont plus prestigieuses que d’autres et un changement positif peut être obtenu à titre exceptionnel en faisant apprenti un fils ou une fille dans une profession plus respectée que la sienne. Les seuls moyens sûrs de progresser dans la société aquilonienne passent par le mariage, les services rendus à un seigneur féodal ou comme dans le cas de Conan le Cimmérien, prendre sa place par ses propres moyens.

Le commerce et l’économie

​La plupart des échanges aquiloniens sont relativement locaux. A mesure que les fermes et les manoirs s’étendent, de plus en plus de villages trouvent qu’ils ont un avantage relatif à la production de certains biens et l’échange d’autres. La plupart des marchands et colporteurs Aquiloniens voyagent de village en village pour vendre leurs marchandises.​

Dans les grandes villes, le commerce est dominé par les corporations et les guildes de marchands. Les membres des guildes ont tendance à s’unir pour se protéger mutuellement. Ils travaillent ensemble pour interdire ou restreindre le commerce des marchandises protégées par leur guilde, forçant ainsi les marchands et commerçants à payer une allocation ou des frais pour avoir le droit de vendre leurs biens dans la ville. Le tarif est ensuite divisé entre tous les marchands concernés et une partie est donnée au seigneur féodal ou à la ville pour payer le droit de cette taxe.​

Le manoir est le module économique de la vie en Aquilonie. Un manoir consiste en un manoir (le bâtiment) et un ou plusieurs villages associé(s) ainsi que plusieurs hectares de terres. Un tiers du territoire est consacré au soutien du détenteur du fief et de sa suite.​

Les serfs et les paysans qui travaillent la terre sont généralement obligés de passer la moitié de leur temps à travailler les portions réservées à la noblesse, mais ont le reste du temps pour travailler leurs propres terres ou sur des projets spéciaux, tels que la construction de ponts ou de routes, comme requis par le seigneur local.​

L’armée en Aquilonie

​Les seigneurs locaux possèdent leur propre armée, qui peut être envoyée se battre pour le roi. Ces militaires, guerriers et chevaliers obtiennent leur propre classe sociale sous le règne de Conan.​

Souvent, les combattants portent le nom de leur unité. Les troupes impériales sont connues sous celui de Légion noire et les chevaliers protecteurs du roi sont appelés les Dragons noirs. L’armée aquilonienne comprend à la fois une cavalerie considérable et une puissante infanterie. L’Aquilonie semble être seule au monde à reconnaître l’importance d’une infanterie entraînée. La plupart des fantassins viennent du Gunderland, ils excellent à la lance et à la hache d’armes et les archers Bossoniens n’ont pas d’égal dans le maniement de l’arc.​

En temps de guerre nationale, le roi Conan peut commander des armées de plus de 50,000 hommes comme il le faisait dans L’heure du Dragon.​
Les troupes aquiloniennes se signalent souvent grâce à des olifants, un instrument en ivoire qu’un artiste doué peut utiliser pour imiter n’importe quoi du rugissement d’un lion au cri d’éléphant en passant par le son d’une brise légère.​

La religion en Aquilonie

​La divinité prédominante y est Mitra. L’ancien dieu Hyboréen Bori est toujours respecté et, dans certaines régions, encore vénéré.​
L’Aquilonie possède également un culte d’Asura qui opère à ses frontières. Avant l’heure de Dagon, le culte fonctionnait en secret mais il pourrait être plus ouvert par la suite.​

Mitra

​Les Aquiloniens vénèrent Mitra, le Dieu universel des Hyboréens. Les Aquiloniens sont fervents dans leur dévotion envers Mitra et ses prêtres dominent complètement la vie religieuse en Aquilonie, malgré le refus du roi Conan de persécuter les religions étrangères.​

Mitra est considéré comme le seul vrai dieu, étant dans l’univers sans panthéon ni même consort pour soutenir son règne cosmique. Il commande cependant une armée céleste. Les saints se tiennent également à ses côtés.​La religion pratique l’intolérance religieuse afin de mieux atteindre le pouvoir séculier.​

La religion de Mitra est celle du pardon et de la paix. C’est une religion de civilisation et de pacification. Il est enseigné que les merveilles du monde Hyboréen sont le résultat direct du pouvoir de Mitra.​

Les problèmes de société à Ophir, en Corinthie, en Brythunie et à Koth sont décrits comme le résultat de ceux qui négligent les semences de Mitra et qui permettent à d’autres religions de partager leurs terres.​

Les prêtres de Mitra apprennent beaucoup de choses en plus de la théologie et de la philosophie. Beaucoup apprennent des aspects plus pratiques de leur culture, tels que la forge, la menuiserie, la taille de pierre, l’extraction minière, la fonderie, la frappe, le négoce de mariages, le mercantilisme et la diplomatie.​

La philosophie de la religion de Mitra est qu’il représente la vérité et les serpents (comme Set ou Asura) la tromperie.​
La religion tente de vaincre la peur de la mort, elle propose donc une forme d’après-vie parmi ses convictions. Elle possède un paradis et un enfer.​

Ses fidèles sont méfiants et intolérants envers les autres cultes, bien que certains cultivent leur colère plus que d’autres. Les cultes de Set et de tout son panthéon de dieux-bêtes qui plient le genou sur les autels ténébreux des temples sombres dans les terres obscures de Stygie. Juste à côté de la liste de ces démons se trouvent les dieux Pictes.​

En plus de son intolérance envers les religions étrangères, la religion mitrane n’aime pas les manifestations religieuses ostentatoires. Les temples de Mitra sont incroyablement simples, mais majestueux, artistiques et beaux, malgré l’absence de symboles ornés et de formes imposantes et massives, si répandues dans la plupart des temples Hyboréens. Au mieux, l’autel est un geste symbolique, car les adeptes ne sacrifient ni les humains, ni les animaux au profit de leur divinité omniprésente.​

Une seule statue digne est également permise mais n’est pas vénérée. Toutes les statues de Mitra sont considérées comme des tentatives par les fidèles de le visualiser sous une forme idéalisée, car sa vraie forme est insaisissable.

Bori

​En dépit de l’oppression de la religion mitrite, quelques petits cultes existent en Aquilonie. Le culte de Bori en fait partie. Les Gundermen vénéraient originellement Bori, un dieu primitif de leurs origines Hyboréennes polythéistes. De petits cultes dédiés à cet ancien dieu existent encore, dans l’espoir que les Gundermen reviennent l’adorer après la chute de l’Aquilonie.​

La pratique de la sorcellerie est considérée comme peu virile pour les cultes de Bori, elle est donc pratiquée par des femmes appellées seidkona, qui portent des capes bleues et des capuchons en laine noire garnis de fourrure de chat blanche.​

Le culte est principalement animiste et les prières au monde des esprits constituent la majorité des pratiques actuelles. L’ivrognerie est considérée comme un signe de la faveur de Bori, car il a jugé bon de permettre aux esprits de posséder la personne ivre.​

Asura

​Le dieu vendhyen Asura a quelques adeptes en Aquilonie, bien que peu de natifs Aquiloniens, voire aucun, ne vénèrent cette divinité redoutée.​
Le feu, les serpents, et l’eau sont les principaux symboles religieux d’Asura. Les adeptes morts sont évacués sur la rivière Khorotas sur un bateau noir conduit par un esclave.​

Pour les fidèles d’Asura, le mal est relatif et rien n’est intrinsèquement mauvais. La religion prône l’égalité et condamne la violence perfide. Les fidèles sont tolérants envers les autres religions et prêchent la vigilance, en particulier en rapport avec les activités Achéroniennes.​

Le gouvernement aquilonien

​L’Aquilonie représente l’apogée des sociétés de l’Age Hyboréen, un royaume d’illumination et de prospérité. Et pourtant, les bases de son gouvernement et son traitement des diverses classes économiques reposent sur les anciennes traditions Hyboréennes.​

L’Aquilonie a un gouvernement féodal, dirigé par un roi qui divise ses terres et les responsabilités de son royaume à des barons et des comtes, qui partagent leurs biens et leurs responsabilités à leur tour.

L’Aquilonie est un royaume d’une taille impressionnante et plus vaste que ce qu’un roi peut diriger efficacement. Il ne peut empêcher les pouvoirs locaux de s’élever que par la mobilisation d’importantes troupes pour les réprimer. Le roi n’a pas non plus assez de soldats pour faire respecter sa volonté partout. Ainsi, les nations de retrouvent avec des gouvernements fragmentés, composés de comtes locaux et de barons exerçant des fonctions civiles et militaires au nom du roi pour un royaume également fragmenté, subdivisé en de nombreux fiefs et sous-fiefs.​

Le territoire de chaque royaume Hyboréen est divisé en territoires plus petits ou en provinces. Ceux-ci sont à leur tour divisés en circonscriptions encore plus petites. Souvent, les frontières ne sont pas bien définies et les divers territoires gouvernés par un comte ou un baron ne doivent pas nécessairement être contigus. C’est d’autant plus évident pour le Royaume Frontière, ou le Westermarck, qui se considère comme faisant partie de l’Aquilonie mais est séparé du reste de la nation par le Gunderland qui, à l’inverse, prétend ne pas en faire partie, en dépit d’un accord stipulant le contraire.

Les divisions tendent à saper la souveraineté du roi et à conduire à une gouvernance inefficace des comtes, des barons et de ceux subordonnés à la haute noblesse.​

Les comtes et les barons obtiennent leurs titres de noblesse et des fiefs lorsque le roi leur confère des pouvoirs officiels. L’attribution de ces fiefs se fait au moyen de brevets ou de contrats par lesquels les nobles jurent fidélité au roi, ce dernier leur octroyant alors les pleins droits sur les terres données en fief. Le fief est à la foi un bien personnel et un titre de noblesse. Ces titres de noblesse sont par la suite héritées par la lignée masculine, bien que le roi puisse les supprimer à sa guise.

Le fils aîné ou, à défaut, le mari de la fille aînée hérite généralement du titre de noblesse. Cependant, la propriété réelle du fief peut être divisée entre les héritiers du seigneur comme bon lui semble.​
En cas de litige sur l’héritage, notamment lorsqu’un noble ne produit aucun héritier, le roi peut intercéder afin d’en nommer un.

L’essence même de ce système politique se base sur l’obligation militaire envers son seigneur. La raison pour laquelle un seigneur parcourt ses terres est d’obtenir des guerriers qu’il n’a pas à assumer. Le vassal doit assumer ses troupes. Les vassaux qui ont à leur tour des vassaux se retrouvent alors avec des chevaliers qu’ils peuvent envoyer à leurs seigneurs. La plupart des vassaux Aquiloniens s’acquittent de leurs obligations militaires en pièces, appelées écuages, permettant au seigneur d’acheter plus de soldats professionnels et des mercenaires. Un seigneur peut accepter ou refuser ce paiement en pièces, mais la plupart l’acceptent, sauf si l’action militaire nécessite les talents spécifiques au vassal.​

Un vassal se doit aussi de conseiller son seigneur. Il est obligé de comparaître lorsqu’il est convoqué. Un vassal qui ignore une convocation risque de perdre son fief. L’obligation du conseil ne peut pas être achetée par écuage. Les seigneurs féodaux demandant à leurs vassaux de passer du temps devant leurs tribunaux en tant que conseillers.​
De plus, la plupart des seigneurs féodaux demandent à leurs vassaux de se réunir afin d’écouter leurs opinions.​ En contrepartie des obligations militaires et du conseil, le seigneur est obligé d’accomplir certaines tâches pour ses vassaux.​

Premièrement, un seigneur doit rester de bonne foi avec ses vassaux et ne pas agir de manière à porter atteinte à leur honneur, leur vie ou leurs biens.
​Deuxièmement, un seigneur doit offrir sa protection à ses vassaux. Le seigneur doit venir en aide à ceux-ci s’ils sont injustement attaqués.​
Troisièmement, un seigneur doit offrir une protection juridique à ses vassaux en se portant garant de ceux-ci et en offrant des conseils et de la fortune si nécessaire.
​Quatrièmement, un seigneur doit fournir à ses vassaux un moyen de subvenir à leurs besoins, il leur procure généralement un manoir, comprenant une ferme, une industrie ou une combinaison des deux. Cela donne le droit à un vassal de devenir un seigneur lui-même. Un vassal qui est soutenu à la cour est appelé chevalier bachelier.​
Gardez à l’esprit que le vassal d’un vassal n’est pas techniquement un vassal pour le seigneur original.​

Le moyen le plus simple d’acquérir des terres et des biens dans un royaume Hyboréen est de jurer fidélité à un seigneur en échange de terres. Après des siècles de pratique, les royaumes Hyboréens ont créé un environnement dans lequel beaucoup de vassaux ont plusieurs seigneurs. Si un vassal a besoin de plus de terres, il va simplement juger allégeance à un autre seigneur en plus des précédents. C’est assez simple en théorie, mais que se passe-t-il lorsque deux seigneurs partent en guerre et que tous deux font appel au vassal pour obtenir de l’aide ? Pour éviter les situations dans lesquelles le vassal doit être contraint de choisir entre ses seigneurs ou tout simplement d’ignorer les deux seigneurs, les royaumes Hyboréens ont créé une hiérarchie de seigneurs appelée allégeance, dans laquelle un seigneur est le suzerain officiel et les autres ne sont que des simples seigneurs. En substance, les allégeances sont classés par ordre de priorité.​

Si un vassal ou un seigneur manque à son obligation, trois recours sont disponibles.
L’un est une déclaration publique de perte de confiance. Cette déclaration indique à la société qu’il y a eu échec dans les promesses, faisant perdre en réputation l’accusé.​

L’accusé peut expliquer publiquement ses agissements. Si il réussit à plaider sa cause, il sera lavé des accusassions et l’accusateur sera jugé. ​En cas d’échec, l’accusé doit réparer immédiatement ses fautes afin de restaurer sa réputation.​ S’il n’y parvient pas, un recourt peut avoir lieu. ​S’il n’y a toujours pas d’accord, un combat sera la solution.​ Et si l’action militaire n’est pas favorisée, il existe une possibilité pour un autre recourt si le problème vient du vassal.​

Tout seigneur possède le droit au divertissement, ce qui signifie qu’il peut visiter les manoirs de ses vassaux. Lorsqu’un seigneur voyage, tout son entourage voyage avec lui, ce qui comprend sa famille, ses conseillers, son personnel, ses domestiques, ses gardes, ses chasseurs, ses courtisans et ses sycophantes. Le vassal doit fournir le gîte et le couvert à tous. En obligeant un vassal à l’accueillir indéfiniment, un seigneur peut faire valoir ses droits financiers.​

La vassalité est un contrat entre deux personnes, qui prend fin à la mort de l’une d’entre elles. Bien que l’héritage soit un droit garanti dans certains royaumes Hyboréens, tels qu’en Némédie, il n’est pas ce type de garantie en Aquilonie.
L’héritier d’un vassal qui souhaite devenir le nouveau vassal du seigneur pourra s’assurer son héritage. A ces fins, il doit apporter une compensation en plus de lui porter allégeance. La compensation équivaut au revenu d’un an du fief en question, qui peut inclure de nombreux manoirs.​

Si un héritier n’est pas majeur, un seigneur peut réclamer la tutelle et verser le paiement de secours lui permettant de conserver le fief jusqu’à ce que l’héritier atteigne l’âge adulte, jure allégeance au seigneur et revendique le fief. Si un vassal meurt sans héritier ou est incapable de payer le soulagement, le fief échoue ou revient au seigneur lige. Si l’héritier est une femme, le suzerain a le droit de déterminer qui elle devra épouser si elle paye la compensation pour conserver le contrôle du fief. Si elle souhaite choisir son propre mari, elle devra s’acquitter d’une compensation double et, si elle veut rester célibataire, tout en restant vassale, elle devra payer trois à cinq fois le montant de la compensation initiale et prouver qu’elle est apte à tenir des obligation de vassal au même titre qu’un homme.
Si elle ne peut pas se permettre la grande compensation, elle sera obligée d’épouser celui que le suzerain choisira pour elle.​

Malheureusement, la structure politique et militaire d’Aquilonie tend à ne maintenir que l’illusion d’unité sous le roi. Les comtes et les barons peuvent souvent ignorer les édits et les ordres du roi et le font.​

Bien que le roi gouverne en théorie toute l’Aquilonie, la véritable pratique du pouvoir montre que le roi ne commande au final que Tarantia et ses manoirs environnants. A de nombreuses reprises dans l’histoire aquilonienne, des provinces se sont mises en marge de l’Aquilonie et ont dû être récupérées par les armées du roi.​

Les frontières aquiloniennes fluctuent en fonction de la puissance des différents rois.

Sites géographiques notables d’Aquilonie

​L’Aquilonie est une terre magnifique tempérée qui a été lentement conquise par la civilisation Hyboréenne depuis la chute d’Achéron il y a environ 3000 ans. La combinaison d’un climat agréable et de terres riches et fertiles a favorisé l’agriculture pendant des siècles. Via l’agriculture, une grande partie des terres arables sont devenues de précieux champs de blé, d’orge et d’autres légumes. Les forêts abondent également, même si la plupart des forêts de l’est sont réservées à la noblesse et son protégées par des gardes qui empêchent l’entrée d’animaux indésirables et dangereux. Les vastes forêts occidentales sont encore sauvages, remplies de panthères, de singes, d’ours, de loups et, si l’on va assez loin à l’ouest, de Pictes. Mais les sites géographiques aquiloniens les plus remarquables restent ses rivières.​

La Rivière Alimane

L’Alimane est une rivière qui marque la frontière entre l’Aquilonie et le Zingara. Elle est globalement trop peu profonde pour permettre un commerce fluvial. On peut la traverser à cheval. Une route caravanière suit ses rives, croisant la rivière Khorotas au village de Pedassa.​

La Rivière de Bitaxa

La Bitaxa est un affluent turbulent de l’Alimane qui s’écoule depuis le Défilé du Géant jusqu’au le Poitain oriental.

La Rivière Noire

Cette rivière constitue la frontière entre l’Aquilonie et les Terres Pictes, en faisant le site de bien des batailles avec les sauvages voisins. Le courant rapide, transportant un important volume d’eau. Son lit est profond est relativement large. La rivière prend sa source quelque part dans les montagnes du nord des Terres Pictes et s’écoule vers le sud, longeant la frontière des Marches Bossoniennes, puis celle du Westermarck. Elle finit par virer à l’ouest pour traverse le Zingara, suivant son cours jusqu’au grand large. La capitale du Zingara, Kordava, se trouve à son embouchure.​

La Forêt Brocellienne

 Elle se situe entre les villes du sud du Poitain et l’Escarpement Imirien. Les paysans pensent que des êtres surnaturels, tels des satyres, se cachent dans ces bois. Les nobles du Poitain encouragent ces croyances car la superstition préserve les lieux, en faisant leur terrain de chasse privilégié. Une route traverse la forêt en direction de l’Escarpement Imirien, où la rivière Bitaxa forme le Défilé du Géant, une grande gorge traversant l’escarpement que suit la route. Il faut une journée pour traverser la largeur de la forêt, de la lisière à l’escarpement.

La Rivière Furieuse

Elle s’écoule au sud-ouest de Sicas pour rejoindre la Korotas.​

Les Collines Goraliennes

 Ces collines sont situées au nord-ouest de l’Aquilonie, au-dessus de la rivière Shirki. Elles ont été les témoins des derniers instants de beaucoup de rois Aquiloniens. Entre des falaises et des pics tortueux de ces collines se cache la vallée des lions, en forme d’éventail avec des collines escarpées difficiles à gravir de toutes parts.

L’Escarpement Imirien

Il se situe dans le Poitain. Il est traversable via le Défilé du Géant, là où la rivière Bitaxa le traverse. Le Plateau Imirien le surplombe.​

La Rivière Korotas

Il s’agit de l’une des rivières majeures d’Aquilonie. Elle est navigable en son centre et coule à un kilomètre et demi de Tarantia. Une fois dans le Poitain et ses montagnes, la rivière se transforme en une série de chutes, cascades et rapides pittoresques. ​Le Tybor et l’Alimane confluent avec elle et se jettent dans l’océan occidental à Messantia, en Argos. La route des rois traverse la Khorota près de son confluent avec le Tybor.​ Les pêcheurs et les bateaux marchands sont courants sur la rivière, mais parfois, un petit bateau noir portant l’un des morts du culte d’Asura flotte sur celle-ci, l’emmenant vers les rapides.

Le Mont Golamira

 Il s’agit du mont des temps éternels, appelé le Cœur Noir en Aquilonie. Le corps du légendaire prophète Epimetreus y a été emporté pour y être enterré il y a 1500 ans dans une tombe protégée magiquement. Il envoie encore parfois son esprit dans les rêves des Aquiloniens lorsque la contrée est dans le besoin.​

La Rivière Ossar

Il s’agit d’un torrent au fort courant, qui afflue vers la Rivière Furieuse aux abords de la perfide Sicas. Sa source se trouve dans des collines aux alentours de Tarentia.

La Rivière Shirki

La rivière Shirki est un important cours d’eau qui traverse l’Aquilonie, même si elle est en grande partie non navigable. Animée de rapides turbulents dès sa source, dans les montagnes de Cimmérie, jusqu’à Tanasul, où des rochers suffisamment hauts permettent généralement le passage vers le Gunderland. Un autre gué existe à Galparan, bien que le périple soit plus incertain qu’à Tanasul. La traversée est également possible en aval, en transbordeur. A travers le Tauran, Shirki se caractérise pas ses rapides et ses cascades.

La Rivière du Tonnerre

Cette autre importante rivière aquilonienne fait office de frontière avec les Terres Pictes. Elle a été nommée en raison de ses longues étendues d’eau vive au nord du Zingara et au sud de la Bossonie.​

La rivière Tybor

Elle est décrite comme une rivière placide, marquant la frontière entre l’Aquilonie et Ophir. Aucun pont n’enjambe Tybor à Shamar, on peut dont en déduire que le trafic fluvial doit être possible en raison de la largeur et la profondeur du cours d’eau.

La Vallée de Valkia

Cette vallée et le fleuve qui l’accompagne se situent dans l’ouest de l’Aquilonie, à une quinzaine de kilomètres de la frontière avec la Némédie. A l’ouest, s’élèvent des montagnes.

Les villes importantes d’Aquilonie

​Tarantia

La Citadelle

Tarantia est la capitale de l’Aquilonie, la ville la plus prestigieuse du monde occidental. Cette grande cité fortifiée est située dans une plaine non loin de la rivière Khorotas, au sud-est de l’Aquilonie. Elle est sise sur la Route des Rois, la principale voie entre l’Orient et l’Occident de l’Âge Hyboréen. C’est un formidable centre de commerce. Les troupes qui y sont sont appelées la Légion Noire et les gardes du corps personnels du roi, les Dragons Noirs. Les portes sont ornées de grands portails en bronze. Les nantis y circulent en char. La population de Tarantia dépasse généralement les 80,000 habitants.​​

La Tour de Fer

Le palais royal avec ses tours bleues est entouré d’épais murs et de créneaux. Des piquiers du Gunderland et des archers Bossoniens en protègent l’accès. Ils ne peuvent être franchis qu’en passant par une barbacane. Se présenter à ce poste de garde mène à un pont-levis, puis à l’intérieur de la barbacane elle-même où une herse en fer et des doubles portes massives défendent la basse-cour. Celle-ci abrite les quartiers des domestiques, les écuries, les puits, les forges, les bosquets, les champs et d’autres bâtiments du château. Une porte permet d’accéder à la haute-cour où se trouvent les utilitaires du château, comme les cuisines, les boulangeries, les jardins privés et les écuries royales. Le donjon est la partie la plus fortifiée de la citadelle royale.​​
Cette sinistre tour se dresse à l’écart de la citadelle, au milieu d’un dédale de rues étroites et de maisons entassées, les plus humbles chaumières ont comblé jusqu’au moindre espace, envahissant ainsi un quartier de la ville qui leur était jusque là étranger. En dépit de son nom, la tour est un château, un impressionnant fortin de pierres épaisses et de fer noir, qui a fait office de forteresse en un temps révolu, plus rude encore.
Le bâtiment a été transformé en prison pour accueillir les pires criminels d’Aquilonie. Ennemis politiques, meurtriers, voleurs et autres individus peu recommandables croupissent ici, dans l’attente de leur jugement sous l’œil de Mitra. L’intérieur de la tour est tout aussi sombre et peu accueillant que son aspect extérieur.

Corialan

Petite ville dynamique sur la route entre Tarantia et la Corinthie.​

Culario

Située dans le Sud du Poitain, elle en est la capitale. Les rues y sont étroites et les drapeaux du Poitain flottent fièrement sur les créneaux. Le maire y est élu. Elle compte une population d’environ 15,000 personnes.​

Fort Tuscelan

 Il se trouve sur la rive est de la Rivière Noire et sert à protéger Conajohara des Pictes.​

Galparan

Cette ville se situant le long de la rivière Shirki en est un point de traversée pleine de de risques. Elle compte 10,500 habitants.​

Miran

Miran est une petite ville à un jour et demi au nord d’un avant-poste militaire aquilonien. La petite ville est située au sud-est de Tamaros, sur une route menant à la Némédie. A l’avant-poste au sud, la route bifurque, un embranchement se dirigeant vers la Némédie et l’autre vers Tarantia. Ainsi, Miran comme l’avant-poste ont régulièrement des nouvelles récentes sur les événements se jouant à la capitale.​

Samalara

 Il s’agit d’un avant-poste militaire au centre de l’Aquilonie, à deux jours à cheval du Poitain. Il est entièrement occupé par des Gundermen.​

Sicas

Cette petite ville de 10,000 habitants située entre Tarantia et Shamar était autrefois connue comme la cité d’argent avant que le minerai ne vienne à manquer. Maintenant c’est une ville assez corrompue dominée par un préfet du roi. La plupart des fonctionnaires royaux en poste profitent de leur riche style de vie en acceptant des pots-de-vin de toutes sortes.

Shamar

Shamar est une ville ancienne, peut être plus ancienne qu’Atlantis elle-même. C’est une place fortifiée construite sur les rives du fleuve Tybor, qui fournit l’eau pour les douves. Les murs sud longent la rivière et sont équipés de balistes. La ville est gouvernée par un duc et est réputée pour son exportation de vins. C’est une cité stratégique et puissante qui a été attaquée à plusieurs reprises. Ophir l’a assiégée au moins trois fois. La Némédie a tenté de s’en emparer à deux reprises. Même l’Aquilonie l’a attaquée une fois lors d’une rébellion. Son duc dispose d’une importante milice comptant plus de 2500 soldats, qui ne cesse de croître. Shamar est l’une des plus grandes villes d’Aquilonie et compte plus de 42000 habitants.​

Tamaros

Tamaros est décrite comme une ville de taille convenable, possédant des tavernes, des auberges et des maisons de jeu. Elle est située près de la frontière du Royaume Frontière, de la Némédie et du Gunderland mais se trouve en Aquilonie. Elle est considérée comme une porte nord de Tarantia depuis le front oriental. Il y a donc un avant-poste militaire dans la ville. Deux routes mènent de Tamaros vers la Némédie. L’une directe, l’autre partant vers le sud-est et traversant la cité de Miran.​

Tanasul

Tanasul est une ville fortifiée située au nord de l’Aquilonie. Elle repose sur un récif rocheux, un pont naturel surplombant la rivière Shirki, offrant l’un des seule points de traversée de la rivière. L’autre gué se trouve à Galparan, au nord de Tanasul. En période d’inondation, ce gué est aussi impraticable que le reste de la rivière. Tanasul a une population de 5000 habitants.

Vanandi

 Il s’agit d’un avant-poste au sud-ouest de l’Aquilonie.​

Velitrium

Velitrium est le centre commerçant de la province de Conajohara, dans le Westermarck. Ce fut le site d’une grande bataille entre l’Aquilonie et les Pictes. C’est le seul endroit habité restant à Conajohara, avec une population d’environ 1000 personnes.​

Les provinces aquiloniennes

​Il y a environ 54 baronnies, comtés et principautés en Aquilonie. Peu d’entre eux ont un nom mais voici une liste des plus connues. Les capitales de la majeure partie d’entres eux portent le nom de leur région. Exemple : la capitale d’Albiona est Albiona.​

Albiona

Comté d’Aquilonie, sa famille dirigeante est liée aux Theringo, dirigeants d’Ophir. Marala, la comtesse, était autrefois la reine Ophirienne mais vit maintenant en exil en Aquilonie.​

Amilius

 Baronnie aquilonienne, elle est située dans le nord de l’Aquilonie et était dirigée par Tibériade jusqu’à ce qu’il soit renversé par Valerius.

Attalus

Baronnie d’Attalus, elle est située au sud-est de l’Aquilonie. Son baron était un noble nommé Dion, qui réclame le sang royal de la dynastie de Numedides.

Bossonie

Ou les Marches Bossoniennes, qui forment une province frontalière entre le cœur de l’Aquilonie, les Terres Pictes et la Cimmérie. L’expansion récente vers l’ouest a placé le Westermarck entre les Marches et le Territoire Picte, mais les Bossoniens sont toujours la principale défense contre les assauts de ces sauvages. Les Bossoniens rustiques sont des guerriers incomparables, des pionniers au talent redoutable, qui sont les premiers soldats des armées expansionnistes d’Aquilonie. Les habitants de la Bossonie vivent dans des forts et des villages fortifiés leur permettant de se défendre contre les attaques des barbares, qu’ils soient Cimmériens ou Pictes. Les Bossoniens sont réputés pour leurs archers et leurs chasseurs, bien qu’ils pratiquent également une agriculture de subsistance.​

Cantrium

C’est une baronnie centrale d’Aquilonie, gouvernée par le baron Maloric.​

Castria

Baronnie centrale de l’Aquilonie, dirigée par le Zingarien Murzio.

Couthan

 Comté au cœur de l’Aquilonie, elle est gouvernée par le baron Monargo.​

Gunderland

Le Gunderland est une province du nord située entre le centre de l’Aquilonie et la Cimmérie. C’était autrefois un royaume distinct, mais il a choisi de devenir vassal de l’Aquilonie pour éviter d’être conquis. Malgré les concessions accordées à l’Aquilonie, ses habitants se considèrent comme relativement indépendants. Après la chute de l’Aquilonie, le Gunderland redevint indépendant. Les gens y ont les cheveux fauves et les yeux gris. Ils n’ont pas d’esclave et ne se lient que très peu avec les autres ethnies, gardant ainsi leur pure lignée Hyboréenne.​​

Raman

Raman est une baronnie située le long de la frontière nord du Gunderland. De nombreuses guerres frontalières s’y déroulent. Le vieux baron de Raman s’appelle Ulric. C’est un guerrier grisâtre, un vétéran de ces guerres frontalières avec les Cimmériens et les peuples du Royaume Frontière.​

Pellia

Bien que l’Aquilonie soit dirigée par des comtes ou des barons, cette province était autrefois gouvernée par un prince qui prétendait être de lignée royale, probablement la même qui a produit le roi Numedides. Le prince Arpello de Pellia avait des desseins impérieux et fut le prince le plus puissant des régions centrales.

Poitain

Le Poitain est le comté le plus méridional d’Aquilonie. Le paysage de Poitain est constitué de plaines vallonnées et de prés pittoresques. Les cultures de blé, de roses et de palmiers y sont courantes. Les vergers d’oranges y sont également réputés. L’emblème héraldique du Poitain est un léopard doré. Les gens ici ont de longs cheveux noirs, à l’exception de certains paysans de la frontière bossonienne, qui ressemblent aux Bossoniens. Ce sont des gens robustes, élevés dans la guerre pour protéger leurs richesses des voisins avides. Il existe également une ethnie autochtone dans les parties les plus primitives du comté. Le col de Saxula traverse les montagnes de Rabirian et donne accès à Argos.​​

Imirus

Ce domaine est situé dans le nord du Poitain.

Ronda

Ronda est une baronnie du nord du Poitain. Cette province est principalement une région agricole.​​

Armavir

Armavir est une baronnie située au nord du Poitain. C’une autre province agricole.​

Tauran

Cette province du nord-ouest est une terre de bosquets ouverts et de prairies baignées de soleil parsemées de forêts. Bien qu’ils ne vivent pas dans une province frontalière, ses habitants estiment qu’ils sont aussi importants pour la défense de l’Aquilonie que n’importe quelle province frontalière. Ils estiment être des bûcherons de haut rang, mais les Bossoniens les considèrent comme des péquenauds aux yeux de bœuf avec de bonnes intentions mais dépourvus de talent. Le Tauran est réputé pour sa chasse et le cerf comme la panthère y sont les cibles privilégiées. C’est un royaume civilisé, mais la posture de son peuple en tant que frontalier lui donne une saveur rustique charmante. Les maisons y sont des chaumières avec des fenêtres vitrées. L’économie agricole repose sur les vastes plantations fruitières et l’élevage d’animaux domestiques dans ses magnifiques pâturages.​

Thune

C’est un comté aquilonien.

Torh

 C »est une baronnie aquilonienne.

Westermarck

Cette région se situe à l’est de la rivière du Tonnerre, entre les terres sauvages Pictes et les Marches Bossoniennes. Le Westermarck a été créé par l’ordre du roi Vilerus. Cette importante frontière fournit aux troupes un tampon entre les Pictes et le cœur de l’Aquilonie. Il contient les fiefs suivants :​​

Oriskonie

La province la plus septentrionale est régie par une patente royale sous la juridiction d’un baron des Marches Occidentales. C’est la province la moins peuplée du Westermarck.

Conawaga

Située entre l’Oriskonie et la Schohira, Conawaga est régie par une patente royale placée sous la juridiction d’un baron des Marches Occidentales. Conawaga est la province la plus vaste, la plus riche et la plus peuplée du Westermarck. Scandaga est la capitale de Conawaga.​​

Schohira

C’est la plus petite province du Westermarck. Elle se trouve au nord de Thandara et est régie par une patente royale sous la juridiction d’un baron des Marches Occidentales. Les propriétaires terriens de Schohira résident dans la ville provinciale de Coyaga. Elle se situe à une quinzaine de kilomètres au-delà de la baie d’Ogaha.​​

Thandara

Thandara est la province la plus méridionale et également la plus purement pionnière. Cette province est dirigée par un commandant militaire élu. A l’origine, cette province était une forteresse sur la rivière Warhorse. Construite sur l’ordre du roi et habitée par les troupes royales, elle s’est retrouvée submergée de colons lorsque Conajohara est tombée aux mains des Pictes. Ces colons ont tenu leurs terres avec la force des armes et n’ont jamais reçu ni demandé de patente royale. Malgré leur apparente indépendance, le commandant élu devait être approuvé par le roi. Le roi n’a plus envoyé de troupes et à la place, les gens construisirent leurs propres fortifications eux-mêmes, formant des compagnies appelées rangers, pour la défense militaire. Les petites terres sauvages bordent directement le nord et les tribus Pictes les plus proches sont les Panthères, les Alligators et les Loutres.

Conajohara

C’était autrefois une province au nord du Westermarck, un coin étroit creusé dans la nature sauvage. La terre au nord et au sud de Conajohara était un marais infranchissable. Le fort Tuscelan a été construit pour en protéger la frontière ouest. Velitrium, sa capitale, se trouvait sur la rivière de la Rivière Tonnerre. Conajohara a depuis été perdue lors du soulèvement Picte et ne fait plus partie de l’Aquilonie.​

L’histoire de l’Aquilonie

​L’Aquilonie a été fondée il y a environ 3000 ans par une ancienne tribu Hyboréenne. On sait très peu de choses sur ces temps obscurs. La région où se trouve actuellement l’Aquilonie faisait autrefois partie d’Achéron. La Bossonie et le Gunderland ont été colonisés par les Hyboréens à l’époque d’Achéron, repoussant les Pictes vers l’ouest. Depuis ces premiers emplacements Hyboréens, Achéron entreprit des raids pour obtenir des esclaves et des sacrifices. Achéron a utilisé le Gunderland comme barrière contre les Cimmériens et la Bossonie contre les Pictes. Pris entre Achéron et la Cimmérie, les Bossoniens ont été forcés de garder leur sang Hyboréen pur. Ainsi, ces peuples ont prospéré pendant plus de 2 millénaires.​
Même si l’on en sait encore moins sur la chute d’Achéron, d’après Xaltotun, elle aurait été provoquée par le vol du cœur d’Ahriman, utilisé par un chaman barbare emplumé pour vaincre les prêtres de Set. Après la chute, les tribus Hyboréennes fondèrent l’Aquilonie et la Némédie sur les ruines d’Achéron.​

Depuis sa capitale d’origine, Tamar, l’Aquilonie s’est violemment étendue jusqu’au Gunderland, le Poitain, la Némédie et le royaume non Hyboréen de Bossonie. Près de mille ans après sa fondation, l’Aquilonie absorba le Gunderland et la Bossonie et divisa ses territoires en fiefs commandés par des barons Aquiloniens.​

Un bouleversement religieux secoua les Royaumes Hyboréens quatre ou cinq siècles plus tard, lorsque Mitra devint le dieu dominant. Les terres Hyboréennes furent à nouveau menacées par Set et ses prêtres. Pendant une période qui dura plus longtemps que la vie de trois hommes, Epemitreus le sage les combattit jusqu’à les repousser en Stygie. Cette guerre entraîna la révolution religieuse qui place désormais Mitra en maître des cultures Hyboréennes. Les prêtres de Mitra se sont alors acharnés à éliminer toutes les temples de Set et plus tard, à chasser presque toute religion étrangère.​

Epeus, le porte-épée, roi d’Aquilonie, apparut six cents plus tard. Epeus combattit les Némédiens lorsque le roi Bragorus commença une invasion. Au cours des quatre siècles suivants, la capitale d’Aquilonie fut changée pour le centre religieux de Tarantia pendant une période de violents combats avec le royaume de Poitain.​

Le Poitain a finalement été amené dans le giron de l’Aquilonie, bien qu’il ne soit pas précisé si cette contrée a été soumise par la force ou liée diplomatiquement.

L’acquisition du Poitain a sonné la fin des tourmentes dans l’intérieur de l’Aquilonie. La guerre, bien que toujours présente aux frontières, est devenue largement inconnue de la paysannerie des provinces centrales. Par la paix, l’Aquilonie est devenue prospère et riche. Le Poitain s’élevait de temps à autre pour son indépendance lorsqu’un roi faible dirigeait l’Aquilonie, mais les rois puissants reprenaient aussitôt le royaume et la paix revenait. Des révolutions entre les nobles avaient parfois lieu et la couronne changea de main à plusieurs reprises au sein des familles royaumes, mais dans l’ensemble, la paix était la norme.​


Remerciements à Hettyk pour la traduction
Source : JdR Conan Return to the Road of Kings