Brythunie​

Le royaume champêtre  

​Les Brythuniens sont des Hyboriens aux cheveux blonds et à la peau pâle. Bien que leur sang ait été mélangé avec des Zamoréens et les anciens Achéroniens qui ont fui la chute de leur empire corrompu. Apparemment, il n’y avait pas d’habitants de cette région quand les Hyboriens ont poussé au sud.

​L’allégeance et l’honneur sont tous deux des concepts importants en Brythunie, en particulier dans la noblesse, mais les Brythuniens ne sont toutefois pas stricts comme peuvent l’être les Némédiens et les Aquiloniens. Ils sont bien plus habitués à voir passer des Zamoréens, des Hyrkaniens et des Corinthiens dans leur pays que les autres nations Hyboriennes plus vastes. La noblesse n’est pas basée sur des domaines ou des allégeances, même si les allégeances jouent souvent un rôle dans la politique brythunienne.​

Mode brythunienne

​Les Brythuniens s’habillent principalement à la mode némédienne, parfois avec des influences zamoréennes et turaniennes dans la classe plus aisée. On voit souvent des manches très longues traînant au sol avec des poches intérieures. Les caftans turaniens sont populaires auprès des nobles, même si les Brythuniens les doublent généralement avec de la fourrure, surtout dans le nord. Les femmes non mariées ne portent pas de chapeaux ou de capuches, puisque le fait de mettre un chapeau ou une capuche sur la mariée fait partie de la cérémonie de mariage.​

Les paysans ont interdiction de s’habiller dans la mode de la noblesse ou d’imiter ces modes de quelque façon que ce soit. Ils s’habillent typiquement avec des versions simples de modes passées. Les paysans ont généralement un manteau de laine ou une peau de mouton en plus de leur habit quotidien et, si la personne est un peu plus aisée, des vêtements plus sophistiqués pour les festivals. Les hommes portent des hauts de lin, des pantalons de laine, un chapeau de fourrure et un manteau. Les femmes s’habillent de robes d’une seule pièce avec un corset décoratif, un veston et un peignoir ou deux. Si elles sont mariées, les femmes portent un chapeau ou une capuche de toute sorte. Pour les deux sexes, la plupart des vêtements sont doublés de fourrure.​

Amour et mariage

​Quand un foyer a une jeune fille en âge de se marier, les parents accrochent une couronne à leur porte pour l’indiquer. Si un homme souhaite se marier, il consulte une femme sage, ou un ancien respecté, qui lui sert d’intermédiaire. L’ancien trouve un foyer qui est intéressé par l’homme. Une fois cela fait, l’intermédiaire s’assure qu’il fasse la cour et que le mariage se fasse facilement et de façon appropriée.​

Organisation sociale

​La Brythunie a une noblesse mais le concept en est différent de la Némédie ou de l’Aquilonie. Environ 10 % de la population appartiennent à la noblesse. Ils agissent comme leurs équivalents dans les nations Hyboriennes plus importantes mais ils ne sont pas associés à des terres et ne remplissent pas d’obligations féodales. Ils peuvent être riches ou pauvres et ils n’ont pas de titre de noblesse traditionnels. Les titres brythuniens se basent surtout sur des descriptions de métiers, par exemple, le châtelain est le gardien du château, le capitaine est en fait un connétable important. Les membres de cette classe s’appellent seigneurs et dames. Ils sont organisés en clans et se battent ensemble en régiment en utilisant le même cri de guerre. Les clans de nobles ont droit à un vote pour confirmer un roi dans sa position ou pour prendre des décisions locales, cela rend les allégeances importantes afin de contrôler les votes. Le vote est exprimé par l‘ealdorman (comte) qui est à la tête du clan.​ Les paysans sont divisés en trois classes. La première est celle des paysans qui possèdent des terres. Ceux de la seconde sont des locataires qui payent, soit à un noble soit à un paysan de la première classe, les droits de leurs terres. La troisième classe est constituée d’individus étant autorisés à utiliser des terres en travaillant pour le propriétaire de celles-ci.

Ascension sociale

La Brythunie a un système social plus fluide que la plupart des nations Hyboriennes. Si un noble donne un titre à quelqu’un, cette personne est considérée comme faisant partie de la classe noble. Si un paysan peut acquérir les moyens d’acheter une terre ou de payer un loyer avec de l’argent au lieu de travailler, il gravira les échelons sociaux.

Commerce et économie

La Brythunie est un royaume pastoral d’éleveurs aux mains calleuses, d’agriculteurs basanés et de chasseurs sauvages. Les vignobles et les vergers sont abondants et les propriétaires terriens prospèrent. Le pays subit fréquemment la pluie et la neige dans les régions du nord et en hiver. La saison des cultures est courte en raison des hivers sauvages mais les habitants, à l’écoute de la nature et de ses caprices, s’en accommodent. Blé, orge, millet, seigle, pois, fèves, lentilles, pommes, poires et assimilés sont autant de cultures que l’on trouve dans l’ensemble du pays. Les porcs et le bétail sont vitaux pour l’économie, tout comme les moutons, les chevaux, les chiens et les chèvres. Les Brythuniens chassent souvent à des fins nourricières, en particulier le lièvre, le renard et l’élan.

En plus des produits agricoles provenant des fermes prolifiques, cette nation a une autre importante exportation, les esclaves. Les femmes Brythuniennes sont généralement blondes, belles et vives d’esprit, ce qui en fait les esclaves préférées des riches et des puissants des autres nations. Les rumeurs et les blagues dépeignent les femmes blondes de Brythunie comme étant particulièrement avides et disposées aux jeux sexuels. Les nobles n’ont pas le droit d’épouser de roturiers, donc ceux d’entre eux désirant une femme ordinaire l’achèteront à leur mari ou leur père pour en faire leur concubine.

Le gouvernement Brythunien aurait également une mine secrète d’or et d’autres métaux précieux cachée dans le nord près des Montagnes Kezankian. On dit que les manœuvres sont asservis et qu’il est impossible de s’enfuir.

L’armée brythunienne

En temps de guerre, la cavalerie brythunienne joue un rôle majeur, comme dans la plupart des nations Hyboriennes. Les batailles se déroulent toujours de la même manière. D’abord, les armées échangent des volées de flèches. Ensuite, les piquiers s’affrontent jusqu’à ce que la première ligne d’au moins une armée se brise. Enfin, les chevaliers dans leur belle armure, montés sur des chevaux puissants, s’élancent pour mener la charge finale qui déterminera l’issue de la bataille . Cette méthode de combat place la Brythunie dans la même situation que toutes les nations Hyboriennes, exception faite de l’Aquilonie. Elle n’a pour ainsi dire pas d’infanterie entraînée. L’infanterie est perçue comme un simple fourrage de lance et non une profession honorable. La populace enrôlée rapidement en temps de guerre pour servir dans l’infanterie ne reçoit qu’une formation minimale et est facilement démotivée. Ainsi, les cités-Etats brythuniennes embauchent des mercenaires pour servir comme fantassins qualifiés.

L’armure typique brythunienne est composée d’une cotte de maille recouverte d’un plastron en cuir épais. La plupart des soldats sont équipés d’un arc et de flèches, d’une lance ou d’un javelot, d’une épée, d’une pioche et d’une hache. Ceux qui font partie de l’escorte d’un noble sont entraînés à se battre à cheval et portent des hauberts, des cuirasses et de heaumes ornés de fourrure. Les unités de cavalerie se battent avec des lances lourdes, de grands boucliers et des espadons.

Robert E. Howard mentionne que Turan se livre souvent à des raids sur la Corinthie et la Némédie, traversant la Brythunie sans encombre. Cela implique que la Brythunie n’a pas d’armée forte ou une quelconque unité. Il est probable que les Brythuniens soient terrorisés par les Hyrkaniens et les cavaliers sauvages qui balaient les terres, brûlent, pillent et prennent les esclaves.

La religion en Brythunie

Les Brythuniens ont tendance à considérer les hochets comme ayant une signification magique, surtout lorsqu’ils sont utilisés pendant des funérailles. Ainsi, ceux qui pratiquent la nécromancie ont souvent un hochet dans leur attirail de sorcier. En dehors du culte de Mitra, les sacrifices humains sont fréquents et se font souvent dans des fosses sacrificielles ou par noyade dans des tourbières ou des lacs. Un autre vestige des religions plus anciennes est la pratique brythunienne qui consiste à nourrir les morts aux équinoxes de printemps et d’automne en laissant de la nourriture ou en organisant des repas dans les cimetières.

Mitra

La Brythunie est une nation Hyborienne. Ainsi, son peuple vénère principalement Mitra. Il est considéré comme le seul vrai dieu et est suivi par une légion de saints et une armée céleste d’êtres angéliques. La religion de Mitra a un paradis et un enfer et est méfiante et intolérante envers les autres cultes, surtout dans les zones rurales. De la décoration minimaliste des Mitraea se dégage une élégante puissance. Contrairement aux cultes de l’Âge Hyboréen, les Mitrans désapprouvent les représentations de leur dieu et n’en autorisent qu’une seule par Mitraeum, car la véritable apparence de Mitra est inconnaissable et grandiose. Ainsi, l’idée qu’un homme ou une femme pourrait être capable d’immortaliser sa divinité est un blasphème.

Bori

Bori est encore vénéré dans certaines régions de l’arrière-pays Brythunien, mais c’est vraiment très peu courant. Bori est un dieu guerrier primitif des origines polythéistes des premiers Hyboréens. Bori réclame un certain nombre de sacrifices de sang dans son culte.

Wiccana

Certaines régions rurales de Brythunie vénèrent Wiccana, comme une déesse de la nature. Ses prêtresses, car elle n’accepte pas les prêtres masculins, ne se coupent jamais les cheveux, portent des robes de lin blanc brodées de motifs de feuilles de gui et de baies, et ont de petites faucilles dorées à leur ceinture. Les Brythuniens ruraux, aussi pauvres ou violents soient-ils, ne poseront jamais la main sur une prêtresse Wiccana. Occasionnellement, des prêtres d’Amalias pendent des prêtresses Wiccana, mais , puisque cela soulève généralement la colère du peuple rural, ce sont des événements très rares. Les prêtresses ordonnées attachent leur chevelure à l’aide d’une bande de lin blanc. Les acolytes tressent leurs longs cheveux en macarons. Elles étudient l’herboristerie et les soins. Bien que les prêtresses vivent dans les villages, Wiccana est vénérée dans les bois sacrés. Elle sont les gardiennes d’une lame magique pouvant blesser les bêtes de feu achéroniennes. Les hommes ne sont généralement pas les bienvenus dans les bosquets, à moins d’être des sacrifices à la déesse.. La grande majorité des sorcières brûlées vives par les Mitrans semblent être des prêtresses de Wiccana.

Les anciens dieux des éléments

La tribu de montagnards des Montagnes Kezenkian vénère leurs propres dieux anciens, qui semblent concorder avec les quatre éléments.

Amalias Pluvius

A l’instar des montagnards sauvages, certaines provinces brythuniennes civilisées ont leurs propres dieux.. Les temples de Sargossa prônent Amalias en tant que dieu tutélaire des Brythuniens. Il est vénéré dans cette province, à la place de Mitra et en son total mépris. La proclamation de la divine suprématie d’Amalias est, au mieux, un faux vœu pieux de la part des Sargossiens. Ce culte se pratique dans des temples ornementés et garnis de nombreuses statues. Le culte est superstitieux et bien des choses sont considérées comme des augures par les fidèles.
Pendant la Sainte Fête d’Amalias, le jeu pour profit est illégal. C’est un grand jour saint pour tout le monde. Les vices sont illégaux et profanes lors de cette fête. Les blasphémateurs qui enfreignent les lois sacrées sont envoyés dans les mines pour y travailler. Une autre haute et sainte observance est le Jour des Noms, le jour du baptême, qui est le jour où un prêtre itinérant apparaît dans une localité donnée. Il nomme tous les individus vierges parvenus à l’âge adulte, inscrit leur nom dans le registre de l’église et leur donne la permission de se marier ou de prendre des concubin(e)s. Le prêtre porte une chasuble de belle facture et un couteau sacrificiel en cuivre à son cou. Ce dernier est employé pour inciser l’index du baptisé, son sang faisant office d’encre pour inscrire son nom dans le registre. Dès leur naissance, les fidèles d’Amalias apprennent les lois, les prophéties et les révélations divines, y compris les mythes sur l’origine de la race brythunienne, ainsi que les noms et les histoires des dieux inférieurs du panthéon. Beaucoup de leurs prêtres sont des charlatans et ne connaissent pas la vraie sorcellerie. Au mieux, ils tolèrent les chamans et les guérisseurs locaux, mais ils sont prompts à en pendre pour sorcellerie s’ils ont besoin d’un bouc émissaire.

Les Oblats de Suddah

Dans les montagnes du nord de la Brythunie se trouve le temple des Oblats de Suddah. Il porte le nom de Temple qui ne tombera jamais et est grand comme une ville. Les femmes n’ont pas le droit d’y entrer. C’est un culte pacifique d’artistes martiaux. Ils combattent au fimbo, une sorte de canne, mais aussi à l’aide de filets, de cordes et de bâtons. Ils s’opposent à la violence mais s’y adonnent en cas d’échec ou d’impossibilité du recours à la diplomatie, par exemple pour se défendre contre les animaux ou les brigands. Ils ne se nourrissent pas d’animaux au sang chaud, ils peuvent donc manger du poisson. Leur temple principal est une structure massive en équilibre sur une flèche rocheuse incroyablement étroite. Le grand prêtre des Oblats du Suddah est le Haut-Oblat.

D’autres dieux, tels que Targol, qui combattit les Seigneurs Démons, y compris Yog sont vénérés. Le culte de Targol est éteint, car les Yoggites ont massacré et sacrifié tous ses prêtres il y a plusieurs plusieurs siècles.

Tolometh

En plus des différentes religions, des poches d’adoration démoniaque se trouvent en Brythunie. Tolometh, un dieu noir de l’abîme, est un démon vénéré par les plus corrompus des érudits brythuniens. Il a trois cornes et un œil, un joyau lunaire taillé dans un gigantesque météore. Son œil est une amulette qui a été brisée en six parties disséminées à travers toute l’Hyborée. Quand cet œil sera reconstitué , il se lèvera de son sommeil profond pour ratisser la Terre. Il promet puissance et richesse à tous ses fidèles. Les grands prêtres de Tolometh excellent dans les malédictions. Il y a un sanctuaire peu connu et peu utilisé à Tolometh dans la ville de Potrebia.

Autres cultes

Près de la frontière avec Zamora, de nombreux Brythuniens vénèrent les dieux zamoréens. Ils prennent garde à ne pas être découverts par les mitrans, qui considèrent que tout ce qui est adoré par ces êtres pervertis doit être un démon.

Gouvernement brythunien

Alors que l’Aquilonie et la Némédie semblent avoir bien intégré le système féodal, le gouvernement de Brythunie est moins certain. La Brythunie émerge comme un royaume sans esprit d’unité, sans roi féodal suprême ou, plutôt, avec bien trop de rois. Chaque ville-état ou province semble vouloir faire de sa capitale la capitale de la Brythunie et chaque roi s’appelle lui-même le roi de Brythunie. La Brythunie a un Trône de Gryphon, le Trône d’Ebon et sans aucun doute plusieurs autres encore.

L’aristocratie est basée sur la propriété foncière. Les terres des vallées fluviales fertiles des régions centrales et méridionales sont particulièrement estimées. La noblesse n’est pas une question de patente royale ou d’octroi de fiefs, comme c’est le cas en Aquilonie et en Némédie. Tous les nobles ne possèdent pas de terres, bien que ce soit le cas des plus puissants d’entre. Ce système crée des provinces, des comtés et des royaumes mineurs beaucoup plus petits que ceux que l’on trouve couramment en Aquilonie et en Némédie.

Le système législatif brythunien est morcelé et disparate, manquant de cohésion. L’empalement lent est la méthode d’exécution favorite en Brythunie occidentale. D’autres régions envoient des criminels travailler dans des mines secrètes au lieu de les exécuter. Dans d’autres cas, la peine est infligée par la personne à qui appartient le terrain sur lequel le crime a été commis. Les accusés n’ont généralement pas la possibilité d’interjeter appel, à moins que le propriétaire foncier victime ne soit loyal à un seigneur supérieur, ce qui est très peu probable en Brythunie.

Principales caractéristiques géographiques de la Brythunie

La Brythunie méridionale est en grande partie boisée, mais les parties septentrionales le sont bien moins. La Brythunie orientale possède quelques marécages, dont beaucoup sont réputés hantés. Elle est plutôt montagneuse et vallonnée, contrastant avec les plaines de l’ouest. De nombreuses rivières la traverse, créant un paysage pastoral très fertile.

La Rivière Danibos

Elle coule au sud et à l’ouest de l’Hyperborée. La cité de Sargossa se trouve sur ses rives.

Les Monts des Masques de la Mort

Ils se situent au centre de la Brythunie. Cette chaîne montagneuse est dotée de quatre sommets et abrite une vallée La chaîne a quatre hauts sommets et contient une vallée encaissée. On y trouve de redoutables loups.

La montagne de la Dent de Démon

Il s’agit d’un sommet solitaire, réputé abriter un sorcier maléfique.

Les Monts Graskaal

Ces montagnes froides forment une barrière infranchissable vers l’Hyperborée. Dentelées, elles sont glaciales durant une bonne partie de l’année. Une rivière gelée les longe, coulant vers l’est. Même au cours des mois estivaux, ces monts restent sauvages, sombres et maussades. Des pins, des épinettes et de grandes falaises de granit s’élèvent dans le ciel froid et glacial. De nombreux cols traversent ces montagnes, principalement dans leur partie nord-est.

Les Monts Karpash

Cette chaîne de montagnes longue et accidentée forme la frontière sud-est entre la Brythunie et Zamora.

Ces montagnes, renommées pour leur activité volcanique, regorgent de gisements d’or et d’autres minerais rares. La nature des montagnes est très variée. Certaines zones sont assez basses et érodées ; d’autres se dressent tels des monstres monolithiques résolus à avorter toute tentative de passage. Le village d’Innasfaln se trouve à l’embouchure d’un des rares cols, le Sentier du Serpent, nommé en raison de son tracé sinueux et périlleux. Une autre montagne remarquable de la chaîne est la montagne Grise Brisée, qui abriterait une crypte contenant la Corne de Dagoth. Le Lac Cratère se situe à un jour de route au nord-ouest. Un dragon de feu y aurait établi son repaire, dans une grotte. Le col de Yezud traverse ces montagnes en direction de Zamora, menant, comme son nom l’indique, à Yezud.

Les Montagnes de Kezankian

Ces montagnes forment une barrière naturelle entre la Brythunie et Turan. Beaucoup de choses se dissimulent dans ces montagnes, incluant des hommes-singes et des villages de montagnards. Ces derniers sont notoirement hostiles envers les étrangers. Cette chaîne montagneuse, bien plus récente que la plupart des montagnes hyboréennes, est née du cataclysme le moins puissant. Les hommes-singes vivent dans la partie nord des Kezankiens. De nombreux cols traversent cette âpre barrière de granit, située dans la partie nord-est de la Brythunie.

Les Plaines de Lema

C’est une région de plaines située dans le nord-ouest de la Brythunie. Elle se compose principalement de prairies et de grands champs. Elle se trouve au sud du Grand Marais Salé du Royaume Frontière.

Phalander

Située au sud de la Brythunie, cette ancienne cité était autrefois placée sous la juridiction de Sargossa. C’est désormais une ruine volcanique.

Le Bosquet Sacré de Wiccana

Situé près de la frontière avec Zamora, ce bosquet, parsemé de chênes, est sacré aux yeux des disciples du culte de Wiccana.

Le Marais des Âmes

Situé à quatre jour de Bougankad, cette zone de marécages désolées se trouve au nord-est de la Brythunie.

La Rivière Jaune

Elle longe la frontière ouest de la Brythunie jusqu’à ce qu’elle bifurque au sud-ouest. Elle est bordée de nombreux champs de bataille historiques, théâtres de guerres et d’escarmouches avec la Némédie. Son cours s’écoule vers le nord.

Villes et sites brythuniens importants

La Brythunie dénombre près de 26 000 petits villages et hameaux et plus de 280 cités de tailles variables. Seules les plus grandes villes brythuniennes sont entourées des murs. La plupart des villes et villages, construits aux abords de bosquets de conifères ou sur des rochers montagneux, tendent à être ouverts pour faciliter l’entrée des agriculteurs et des éleveurs. Les camps fortifiés sont généralement bâtis au sommet des collines, sur des îles, des péninsules au milieu de lacs, de rivières ou de marais pour une meilleure défense, en particulier contre les cavaleries hyrkanienne et némédienne, ou des groupes zamoréens en maraude.

Si les Brythuniens décident de fortifier une zone située dans une prairie ou un autre terrain plat, ils détourneront une rivière pour inonder la plaine et la rendre marécageuse et meuble, gênant ainsi les ennemis potentiels. Les fortifications sont généralement en bois, ce sont fréquemment des piles de caisses en bois remplies de terre ou de roches qui sont employées pour ce faire. L’eau est essentielle au mode de vie des Brythuniens, que ce soit pour irriguer les cultures ou abreuver les troupeaux. Ainsi, on trouve toujours un cours d’eau près des villes et villages brythuniens, qu’il s’agisse d’un petit ruisseau gargouillant ou d’une importante rivière. La plupart des villes brythuniennes disposent de bains publics ou d’un sauna réservé aux hommes.

Berthalia

Cette ville est faite de petites ruelles sinueuses et étroites peuplées de marchands. La plus grande attraction est son bazar très bien achalandé. Elle est gouvernée par un roi faible et poltron qui porte une couronne à cornes. Berthalia se situe à environ six lieues d’une montagne particulièrement haute de la chaîne la plus proche. Elle a une population de plus de huit mille habitants.

Charnina

Charnina est une cité-Etat du nord de la Brythunie. La ville elle-même est construite autour d’un château féodal. Le Roi Brian y régnait, mais il a été tué au cours d’une bataille contre l’Hyperborée. Après sa mort, la ville-État tomba dans l’anarchie et deux seigneurs locaux, Pollus et Ludox, se battirent pour le royaume. Pollus fut tué par sa sorcière, Zuchan du Khitai, laissant une ville presque rasée entre les mains du Seigneur Ludox. Charnina a été reconstruite depuis. La ville est entourée d’un mur et soutenue par plusieurs chefs de villages fieffés. Une population de près de dix milles personnes y est établie

Innasfaln

C’est une cité dans les Monts Karpash, qui se vante d’avoir la bière la plus suave de Brythunie et de belles habitantes blondes à la hauteur de leur réputation. Elle se dresse aux abords de l’un des rares cols traversant les Monts Karpash. C’est un petit village marchand fait de huttes en torchis brut et de rares bâtiments de pierre, de glaise et de rocaille. Sa population avoisine les 500 habitants.

Kelbaza

Kelbaza est une ville-Etat fortifiée brythunienne. Située dans les plaines septentrionales de Lema, elle abrite un célèbre quartier de voleurs et une fameuse taverne du nom de l’Épée et le Ciel, sur le toit de laquelle des brigands se retrouvent, y troquant des objets et se contant des histoires. Le toit déborde de statues volées bien trop lourdes pour être emportées. La porte de Kelbaza est fermé durant la nuit. La reine Thrine, souveraine adulée par le peuple pour son impartialité, siège sur un trône d’ébène dans son palais. Elle porte un puissant collier mystique, symbole sacré de sa dynastie. Elle a succédé à son frère Throll, tué par leur cousin, un sorcier. La ville compte à elle seule près de 12 000 habitants.

Leng

Ville fortifiée se situant dans les collines de l’Est du pays, Leng est ceinte de murs de pierre délabrés. Ses portes semblent avoir disparu après s’être écroulées. Alors que la plupart des bâtisses sont basses, afin de les protéger des vents, les propriétés des plus nantis s’élèvent souvent sur quatre ou cinq niveaux. La ville est en grande partie sans loi, fréquentée par des bandits et des vagabonds en route vers d’autres endroits plus prospères. Les paysans du lieu, majoritairement des bergers, portent des tuniques faites de fourrures à longs poils.
Les bâtiments sont insipides et lugubres, mais la ville est polyglotte et accueille un large éventail de peuples. Les esclavagistes y font halte sur la route de Zamora et les déserteurs y trouvent un lieu de vie paisible. Elle est décrite comme une ville fantôme revenue à la vie. Leng est suffisamment grande pour accueillir une population de plus de 6 000 habitants, mais elle n’en abrite actuellement qu’un peu plus de 2 000.

Pirogia

Pirogia est une grande ville fortifiée située dans le sud-est de la Brythunie. C’est la capitale d’une importante cité-Etat divisée en petites baronnies. Construite sur les ruines d’une ancienne ville, Pirogia est l’endroit préféré des Zamoréens pour receler leurs objets volés ou simplement se délasser au milieu des blondes locales. Une taverne, le Pommeau, se trouve dans son quartier malfamé et l’auberge du Lion d’Or, située dans un quartier commerçant, est réputée pour ses belles danseuses. Les bâtiments les plus piteux de la ville sont faits de murs de briques de pisé couverts de toits de bois brut enduits de poix. Le centre de la ville renferme les ruines désertées de l’ancienne cité. Elles ont été déclarées interdites et les gardes Pirogiens chassent ceux qui voudraient s’y aventurer. Les Brythuniens accordent une certaine superstition à l’endroit. Eldran, le roi de Pirogia, se considère comme le souverain de toute la Brythunie et espère unifier les cités-États en un véritable royaume. Cette région compte 51 700 habitants sur son territoire.

Potrebia

Cette cité-Etat se trouve au sud de la Brythunie. Elle possède un sanctuaire à Tolometh, un dieu noir de l’abîme. Potrebia compte une population d’environ 10 000 habitants.

Sargossa

Autrefois gouverné par le roi Typhas, Sargossa, ville fortifiée située dans la partie nord de la Brythunie centrale, est la capitale d’une autre puissante cité-Etat. Elle regorge de tavernes glauques, de bordels et de criminels. Quiconque déplairait à la garde risque de se retrouver à miner l’or dans les Monts Karpash, pour le compte du roi de Sargossa. Afin de les rendre dociles, les prisonniers de Sargossa sont drogués avec de la poudre de lotus blanc aux vertus aveuglantes et paralysantes. La rivière Danibos irrigue Sargossa, créant un sol luxuriant et fertile. La population est d’environ 49 000 habitants.

Shihar

Shihar est une ville-frontière du nord-est brythunien, dans une région boisée située en contrebas des Monts Kezankians. La ville est protégée par une palissade de pieux taillés en pointe. Les maisons sont elles aussi faites de rondins.

Sodgrum

Ce petit village du centre de la Brythunie est un fief de Sargossa. Sa population s’élève à 678 habitants.

Urbander

Siège de l’une des baronnies les plus septentrionales de l’ouest brythunien, Urbander est une capitale de province. Elle est dotée d’imposantes fortifications visant à repousser les attaques des barons-voleurs du Royaume Frontière. C’est une cité prospère, grâce aux échanges et au butin du Royaume Frontière. Urbander dispose d’une importante cavalerie et abrite environ 16 000 habitants.

Yarvash

Cette ville brythunienne dispose d’un temple dédié à Amalias. Elle fait partie de la province de Sargossa. Sa population s’élève à près de 7 000 habitants.

L’Histoire brythunienne

Le territoire qui constitue aujourd’hui la Brythunie était en grande partie inhabité à l’Ère Achéronienne. La plupart des routes commerciales de Zamora passaient par la Corinthie jusqu’à Achéron, laissant une grande partie de la Brythunie inexplorée, si ce n’est par quelques rares itinérants et ermites. Quand les Hyboriens se sont déplacés vers le sud, ils se sont d’abord installés dans le couloir entre Achéron et Zamora, une zone qui incluait la Brythunie moderne. Quand Achéron tomba, il est probable que les réfugiés grands et à la peau blanche de cette nation venimeuse commencèrent à se faufiler en Brythunie pour s’y cacher. Plus tard, quand les Æsirs ont attaqué l’Hyperborée, la Brythunie est redevenue un foyer pour les réfugiés mais cette fois, Hyboriens. Ceux-ci ont poursuivi vers le sud et ont finalement commencé à commercer avec les Zamoréens et les Némédiens, avant de s’y mêler. Pendant un temps, le roi Typhas de Sargossa a réussi à obtenir le soutien d’autres provinces. Après qu’il ait été tué, la Brythunie fut brièvement gouvernée par la reine Tamsin. A sa mort, le royaume retomba à nouveau dans l’instabilité. Le roi Eldran est probablement le plus puissant.


Remerciements à Torvald pour la traduction
Sources : JdR Conan Return to the Road of Kings, Hyboria’s Finest