Cimmérie

Terres de ténèbres et de nuit

La Cimmérie est une terre de collines boisées et de montagnes imposantes. Celles-ci s’élèvent et retombent en rangs successifs dans toutes les directions, composées d’arbres étranges et sombres qui donnent à cette terre une apparence menaçante le jour. La nuit, cette vision terrifierait un homme civilisé au point de l’emporter aux bords de la folie. Des nuages de pluie planent éternellement sur ces terres mornes, apportant avec eux pluies gelées, grésil et neiges verglaçantes. Les forêts abritent plus d’un million de sauvages féroces aux cheveux noirs, descendants des Atlantes. Ils sont les survivants sinistres d’un royaume oppressif qui tue les hommes plus doux.​

Les Cimmériens. Ce peuple descendait des anciens Atlantes, bien qu’eux-mêmes n’en soient pas conscient : ils avaient gravi les échelons de l’évolution par leurs propres efforts, partant de l’état d’homme-singes dans lequel leurs ancêtres étaient tombés. C’était une race d’hommes forts et puissants, dépassant le mètre quatre-vingt. Leurs cheveux étaient noirs et leurs yeux gris ou bleus. Ils étaient dolichocéphales, mats de peau, mais pas aussi sombre que les Zingaréens, les Zamoriens ou les Pictes. Leurs mœurs étaient barbares et guerrières, et ils ne furent jamais asservis. Bien qu’à la fin de l’Âge Hyborien les hommes du Nord, migrant vers le sud, les aient chassés de leur territoire. C’était une race d’êtres mélancoliques et maussades, dont les dieux étaient Crom et les siens. Ils ne pratiquaient pas de sacrifices humains, car, selon leurs croyances, les dieux se moquaient du sort des hommes. Ils se battaient principalement à pied, faisant des raids sauvages contre leurs voisins de l’Est, du Nord et du Sud.

Note sur divers peuples de l’âge Hyborien extraites des manuscrits d’Howard.
Traduction: Patrice Louinet

Extrait de « Conan le Cimmérien, premier volume » paru aux éditions Bragelonne.

Les Cimmériens sont grands et puissants, leurs yeux scintillent de bleu ou gris sous leurs crinières sombres. Ils sont considérés comme le peuple le plus féroce et le plus sauvage au monde. Beaucoup dans le sud les voient comme à moitié chimériques. Les Aquiloniens les méprisaient, les considérant comme des villageois grossiers de peu d’importance. La bataille de Venarium leur a prouvé le contraire. Unis contre un ennemi commun, ils tuèrent tous les hommes du fort, ne laissant aucun survivant. Il n’y eu que deux rescapés de cette bataille, un Gunderman nommé Gaeric et une fille Aquilonienne nommée Tamera, enfant de Metrieus, commandant de Venarium.​

Les chansons cimmériennes sont de sombres paroles inspirées par les terres grises et sombres dont ils sont issus. Il n’espèrent aucune aide des dieux, il ne s’abaissent jamais à requérir une assistance, qu’elle soit divine ou mortelle. Ils sont pragmatiques par tradition, seuls comptent la coutume et l’honneur. Ce sont des gens solennels, ils ne se vantent pas de leurs victoires, ce qui serait considéré comme orgueilleux, grossier et une invitation forcée à faire leurs preuves. Contrairement aux Vanirs et aux Aesirs, les Cimmériens ne se perdent pas dans des festins bruyants et ne s’engagent pas dans des bagarres amicales s’ils sont ivres. Quand le Cimmérien se bat, le Cimmérien tue.​

Une culture guerrière

​Principalement chasseurs-cueilleurs, les Cimmériens sont aussi des pillards, frappant au sud dans les nations Hyboriennes, à l’Ouest dans les Terres Pictes, à l’Est et même au Nord dans les royaumes givrés du Nordheim. Les Cimmériens font aussi des raids contre les leurs : vendettas, vol de bovins ou de femmes. Pour les Cimmériens, guerroyer est un mode de vie et une marque de virilité. Lorsqu’ils vont à la bataille, ils poussent un étrange cri de guerre, dont le son instille la peur dans les cœurs mous de leurs ennemis.​

Les Cimmériens ne pratiquent pas un jeu d’épée raffiné comme le font les maîtres de Zingara ou les artistes martiaux du Khitai lointain. Mais ils bataillent avec une expérience bien méritée obtenue dans le sang sur un nombre incalculable de champs de bataille, où la survie n’est pas tant question d’habileté technique que d’esprit intense et de volonté inébranlable. Les enfants ne ramassent pas de bâtons pour jouer en prétendant se battre. Le combat est une affaire sérieuse chez les Cimmériens. On ne se fait pas ennemi de l’un des siens à moins d’être prêt à se battre pour sa vie. Cette attitude rend les Cimmériens polis les uns envers les autres, bien qu’ils ne perdent rien de leur franchise directe dans cette courtoisie. Les hommes civilisés sont plus discourtois que les sauvages, car ils savent qu’ils peuvent être impolis sans craindre de voir leurs crânes écrasés. L’impolitesse est une invitation à un combat à mort rapide parmi les Cimmériens. Bien sûr, peu d’entre eux la craigne.​

Bien que les Cimmériens pillent joyeusement ceux qu’ils tuent à la bataille, il n’y a pas de vol ou de voleur au sein de leurs clans. Une telle chose est considérée comme lâche et malhonnête. Si un Cimmérien ne peut pas gagner ce qu’il veut en se battant, alors il s’en va solennellement. Les Cimmériens ne respectent pas la faiblesse ou la douceur de la civilisation. Et ce qu’ils ne respectent pas, ils le tuent. Même les femmes Cimmériennes affichent cette force sauvage, combattant aux côtés des hommes dans la bataille.​

Tous les Cimmériens ont une dévotion solennelle envers leur clan. La tribu ou le clan est l’aspect le plus important de la vie en Cimmérie. Exception faite pour les exclus et ceux qui partent des terres. La plupart des Cimmériens doivent la plus haute allégeance à leur clan. Appartenir à un clan donne à un Cimmérien un ensemble d’ennemis et d’alliés traditionnels.

Tout conflit entre deux Cimmériens implique automatiquement leurs familles. Les parents gardent donc un œil sur l’affaire pour s’assurer que leurs proches ne font rien de controversé ou d’injustifié. Peu de Cimmériens voyagent en dehors des zones contrôlées par leurs clans, ou en groupe lors de raids, pour des raisons commerciales ou apprendre un métier. Car une foi en dehors de leurs territoires, aucune loi ne les protège. Pas de parenté, pas de protection. Que ce soit contre les menaces physiques ou juridiques.​

Les Cimmériens accordent une grande valeur à la conformité. Les non conformistes sont une menace pour tout le monde dans le clan. Toute personne qui trahit son clan est détestée et chassée. Un clan Cimmérien ne réadmettra jamais un traître dans ses rangs. Un Cimmérien rejeté de son clan est souvent considéré comme sans intérêt, on les appelle les sans-tête. Au yeux des autres ils pourraient tout aussi bien être morts.​

La force et les prouesses ne peuvent survivre en Cimmérie sans le support des parents. Seul des hommes qui ont obtenu le succès par leur seule force sont considérés avec une crainte révérencieuse.​

Honneur et réputation

​Peu de Cimmériens respectent l’autorité non méritée. Ils respectent l’honneur et les prouesses guerrières. La réputation pour les Cimmériens est un mélange de courage, d’honnêteté, d’intégrité, de loyauté et de capacités physiques. Ce sont les traits les plus prisés par les Cimmériens. Ils traitent donc ceux qui sont honorables avec respect. Les Cimmériens n’ont pas de classement social au delà de cette attitude simple. Que vous soyez un chef ou un bouvier, cela importe peu. Les Cimmériens n’ont pas appris à craindre leurs chefs ou rois à cause de leur titre, mais bien à cause de leur réputation.​

Dette d’honneur

​Les Cimmériens on un grand respect pour les dettes. Si l’ont fait quelque chose pour un Cimmérien, celui-ci se sentira obligé de rendre la pareille à un moment donné dans le futur. Cette dette est quelque chose que le Cimmérien n’oubliera pas. S’il ne peut s’acquitter de sa dette envers la personne d’origine, en raison de sa mort par exemple, alors il fera quelque chose pour les parents proches. Les chefs donnent souvent des cadeaux aux membres de leurs clans pour assurer cette dette d’honneur. Si un homme accepte un cadeau d’un chef Cimmérien et mange à sa table, alors il ne peut pas refuser honorablement de se battre à ses côtés.​

Les vendettas

​Les Cimmériens croient au droit de vengeance. Dans un sens, la vengeance peut être considérée comme une dette d’honneur, simplement plus violente. Un Cimmérien et son clan défendront toute offense envers leur honneur. En effet ces affront doivent être vengés ou le clan sera perçu comme faible. Tuer quelqu’un par vengeance n’est pas un acte considéré comme un crime en Cimmérie, mais si le meurtre n’est pas considéré comme justifié par le clan du défunt, ils ont aussi le droit de riposter. Cette vengeance n’a pas forcément à être menée sur celui qui a commis le crime, il peut également s’agir d’un parent. Si la vengeance est perçue comme juste, l’affaire se termine là. Sinon, elle dégénère en vendetta pouvant s’étendre sur des générations.​

La Lance Sanglante

​Les coutumes autres que la dévotion au clan, l’honneur et la réputation ne sont pas choses courantes en Cimmérie, à une exception près. ​Généralement, les Cimmériens restent dans leurs propres clans et ne se réunissent pas. Les Aquiloniens croyaient autrefois que les Cimmériens ne pouvaient ou ne voulaient pas s’unifier, le massacre de Venarium leur prouva le contraire. S’ils sont aux prises avec des envahisseurs trop importants pour qu’un seul clan ne puisse s’en occuper, les Cimmériens font appel à la Lance Sanglante. Cette coutume n’est pas appliquée à la légère. Elle met fin temporairement à toutes les vendettas jusqu’à la fin de la menace et appelle à une unification totale contre l’ennemi. Souvent, les vendettas reprennent immédiatement après la chute de l’ennemi commun.​

Vêtements cimmériens

​Les Cimmériens confectionnent leurs vêtements en lin ou en laine.​ Les hommes portent des léines, des tuniques de lin couleur safran, qui s’arrêtent sous le genou. Elles se portent avec des trews, des pantalons en laine serrés au jambes et ornés de boutons à l’arrière des mollets.
Des ceintures retiennent les trews, voire sont disposées sur les léines. Ils portent des inars, sortes de vestes en laine à basques. Ils se chaussent de bottes ou de mocassins et transportent leurs effets personnels dans de petites besaces.
Les femmes portent elles aussi des léines, courant jusqu’aux chevilles, plus près du corps, de même que des robes à manches longues et des robes peplum, sans manches et tubulaires. Les ceintures contiennent plusieurs poches, leur permettant de disposer de leurs effets personnels. Des chaussures et une pèlerine complètent la tenue.
Les cheveux sont portés longs par les deux sexes.​
Certains Cimmériens portent des capes rectangulaires brodées d’un liseré. Plus ce vêtement sera long, plus son porteur sera nanti.

Les rôles en fonction des sexes

​La Cimmérie est une terre dont les hommes sont la force primaire. Cependant, les femmes sont respectées et traitées avec beaucoup plus de libertés que dans les terres Hyboriennes. Si une femme est censée prendre soin de la maison et des enfants, une femme Cimmérienne forte et dotée de volonté peut facilement rompre ce modèle et devenir une guerrière respectée, voire même cheffe de clan. Une guerrière ou une cheffe de clan inconnue sera probablement traitée avec dédain en rencontrant d’autres Cimmériens. Mais celles dont la réputation est bien connue sont susceptibles d’êtres considérées avec une crainte superstitieuse et recevront plus de marques de respect qu’un homme dans leur position ne pourrait en gagner. La renommées de ces rares femmes se répand rapidement au travers de contes.​

Le statut social

​Les familles et les tribus sont les unités politiques de base en Cimmérie. Une tribu est composée de plusieurs clans ou familles. Chaque clan à son propre chef et chaque tribu est dirigée par un chef de tribu. Chaque clan a ses élites guerrières et leurs chefs sont généralement tirés de celles-ci. Le guerrier le plus fort est le plus souvent choisit, la lignée n’est pas prise en compte. Les Cimmériens ont aussi une classe d’oracles et d’artisans qualifiés fabriquant armes et bijoux. Tous les autres Cimmériens sont des agriculteurs, des pêcheurs, des chasseurs, des trappeurs et des artisans mineurs. Techniquement parlant, l’ordre de préséance est le suivant :​ chef de tribu, chef de clan, guerriers d’élite, oracle, artisans, barde aveugle, roturiers (agriculteurs, trappeurs, pêcheurs)​.

La mobilité sociale

​Les mouvements au sein des classes sociales cimmériennes sont assez faciles et fréquents. Ils sont basés sur les capacités propres et non la naissance. La position sociale étant une question de respect et d’honneur, on ne naît pas chef ou roi : ce sont des statuts honorifiques gagnés et accordés par d’autres qui peuvent être retirés selon la volonté du peuple. Les Cimmériens se jugent entre eux sur leur caractère, sans tenir compte de leur lignée.

Commerce et économie

​La Cimmérie est une terre de subsistance, peuplée en grande majorité par des chasseurs et des cueilleurs. Les Cimmériens n’attaquent que pour ce que leur terre ne peut pas produire et n’exportent rien. Pour cette raison, les caravanes commerciales ne circulent qu’aux abords des frontières, souvent pour le bois, l’étain, le fer et le cuivre. La richesse d’un individu se mesure au nombre de bovins possédés. Un Cimmérien ne prend pas d’esclaves et ne vend pas les siens en esclavage. Les esclaves sont perçus comme faibles, sinon il ne seraient pas esclaves. Pour cette raison, les Cimmériens ne font pas de bons esclaves, les esclavagistes évitent donc la Cimmérie. En effet, un Cimmérien adulte préférera mourir en essayant de s’échapper plutôt que de se soumettre docilement.​

Les guerriers de Cimmérie

​La fabrication d’armes est un métier fait avec un dévouement extrême en Cimmérie. L’épée est de loin l’arme préférée de ce peuple. Ils fabriquent leurs propres armes mais n’hésitent pas à piller celles des autres cultures. La lance est la seconde arme de préférence, utilisée par ceux qui n’ont pas la possibilité de s’offrir ou de piller une épée. Les Cimmériens n’apprécient pas les arcs. Quand ils se battent, c’est toujours face à face en tant que guerriers et non pas en maintenant une distance de sécurité. Cependant, ils utilisent des arcs de chasse.​Les armes sont souvent valorisées et soigneusement ornées avec des animaux ou des entrelacs. Dès qu’ils sortent de l’enfance, les Cimmériens sont toujours armés. Ils apprennent à maîtriser les lances, les poignards et les épées lourdes. Certains Cimmériens forment des fraternités, sociétés secrètes primitives, afin de perfectionner leurs compétences martiales. Ces fraternités ne remplacent cependant pas la nécessité d’avoir un clan et une famille. Toutefois, ce groupe occupera la seconde place dans leurs trois allégeances. L’armure est souvent considérée comme la tenue du lâche, de même que le bouclier. Certains l’adoptent néanmoins pour des considérations pratiques en fonction de la situation, mais cela reste rare.​

La religion en Cimmérie

​Les Cimmériens croient en un panthéon plutôt obscur de dieux qui sont tous régis par Crom. En résumé, Crom est vu comme un dieu terrible, aussi sombre et dangereux que les Cimmériens eux-mêmes. Ne priez pas Crom, ne l’adorez pas lui ou ses semblables. Crom et sa race méprisent les faibles qui les appellent pour recevoir de l’aide et rendront probablement la situation bien pire pour l’implorateur. Les valeurs cimmériennes d’individualité et d’estime de soi priment. Les dieux s’attendent à ce qu’un Cimmérien prennent soin de sa propre vie, il est censé pouvoir obtenir par lui-même ce qu’il désire : richesse, santé ou autre. Aussi Crom ne donnera aucune bénédiction et est fier de tout Cimmérien qui ne l’appelle jamais.​

La vie après la mort

​Après leur mort, les Cimmériens croient que leur esprit voyage au royaume gris, endroit brumeux et glacé où il erre pour toujours dans une morosité sinistre. Pourtant ils ne craignent pas la mort et sont heureux d’aller la rencontrer l’épée à la main et un cri de guerre aux lèvres. Pour eux, les prêtres des autres terres sont des sorciers, utilisant des magies maléfiques au nom des dieux qu’ils adorent. ​Les Cimmériens n’ont pas de prêtres, sorciers ou chamans. Ceux qui fraient avec le pouvoir des dieux, même à travers la prière, sont faibles à leurs yeux. Les Cimmériens ne font pas de sacrifice à Crom ou toute autre divinité et voient ceux qui le font comme lâches ou simplement faibles d’esprit. Les Cimmériens sont cependant superstitieux. Ils ont des oracles qui lisent et traduisent les mouvement de la nature, voyant l’avenir dans un vol d’oiseau ou les entrailles des bêtes. A peu près n’importe quel aspect de la nature est pour eux doté d’une signification spirituelle pouvant être lue par ceux qui sont sages.​

Dieux mineurs

​Les autres dieux des Cimmériens sont tout aussi sinistres et indifférents que Crom lui-même. Les Cimmériens croient en leur existence mais ne les adorent pas. Leurs noms seront le plus souvent utilisés dans des malédictions proférées mais jamais dans des prières. Ils n’existent que pour donner aux Cimmériens des raisons de déprimer, diront certains. Tous les dieux et déesses des Cimmériens gouvernent la guerre, mais cela ne semble pas les déranger, ils sont également associés à d’autres forces.

Badb

C’est une déesse de la guerre qui apparaît souvent sous la forme d’un corbeau. Elle favorise les Cimmériens avec le don de la fureur au combat à leur naissance, tout comme Crom leur accorde la force et la volonté de tuer leurs ennemis.​

Lir

C’est le dieu de la mer dans sa forme primitive et élémentaire. Ce qui est un fait étrange, puisque la Cimmérie est une contrée enclavée, dépourvue d’accès à la mer. On peut donc supposer que, dans le passé, le territoire cimmérien s’étendait à une partie des côtes pictes, ce qui expliquerait la haine des Cimmériens pour ce peuple sombre.

Macha

Elle est elle aussi une déesse guerrière. Mais, elle est également en charge de la fertilité et aide à emplir la Terre de guerres pour les Cimmériens.

La Morrigan

Elle semble être la déesse guerrière favorite des Cimmériens.
Ceux-ci ne semblent d’ailleurs absolument pas gênés par le fait que la grande majorité de leurs divinités gouvernent la guerre et les conflits.

Nemain

C’est une énième déesse de la guerre. Elle est également la patronne des sources sacrées et des puits, connue dans la bataille sous le nom de la Venimeuse.​

Le gouvernement en Cimmérie

​Les Cimmériens sont autogérés au niveau d’un clan ou d’une tribu. Leur gouvernement se compose d’un chef qui est placé au pouvoir par consensus des gens qui le suivront. Le chef Cimmérien doit être doté de courage, d’honnêteté, d’intégrité, de loyauté et capable de prouesses physiques. Une défaillance dans l’un de ces domaines le rendra susceptible d’être remplacé par un autre. La santé du clan est basée sur celle de son chef. Donc, s’il est blessé ou malade, on s’attend à ce qu’il se retire. Souvent, les titres sont héréditaires, mais ce n’est pas systématique. Les chefs de clan ne sont pas des dictateurs et se doivent d’écouter au moins les membres respectés du clan avant de lancer un plan d’action. Le plus souvent, les décisions d’un chef reflètent fidèlement la volonté du peuple, sinon il risque d’être destitué ou même banni.
Les conflits doivent être traités par des proches. Si un différend est porté devant un chef pour jugement, celui-ci sanctionne généralement toute la famille du responsable par des amendes, des demandes de compensation ou toute autre punition.

Géographie majeure​

Les Montagnes Noires

​Les Montagnes Noires sont une chaîne de montagnes dans le sud-ouest de la Cimmérie. Elles forment une frontière naturelle avec les territoires Pictes. La source de la rivière Noire peut y être trouvée.

Les Cous Brisés

​C’est une zone accidentée située entre la terre de la Jambe Brisée et les plus bas des Monts Eiglophiens. C’est une zone de canyons, de maigres forêts et d’escarpements en saillie. On y trouve des passes vers les Monts Eiglophiens et le Vanaheim.

Les Terres de la Jambe Brisée

​Les terres de la Jambe Brisée se trouvent dans le nord-ouest de la Cimmérie, juste au sud des Cous Brisés et des Monts Eiglophiens. Certaines des terres les plus dangereuses de toute la Cimmérie s’y situent, un pays de hauts plateaux séparés par des canyons étroits et des falaises acérées, au pied desquelles des rapides d’eaux vives tourbillonnent autour de gros blocs rocheux.

Les Monts Eiglophiens

​Ils forment la frontière entre la Cimmérie et le Nordheim. C’est une puissante chaîne de montagnes de glace et de neige caractérisée par des passes dangereuses et difficiles. Les glaciers mortels abondent, impressionnants flux de glace et de mort.​

Ben Morgh, la Montagne de Crom

​Ben Morgh est l’endroit le plus sacré de Cimmérie, un fascinant mur de précipices et de falaises abruptes, en faisant la plus haute montagne de Cimmérie. Ben Morgh est la supposée maison de Crom, d’où il envoie des sorts redoutables de morts terribles. Ben Morgh est aussi simplement appelé Mont Crom. Elle se situe au Nord-Est des terres cimmériennes.

Le Champ des Morts

​Les chefs de clans sont enterrés à la base de Ben Morgh dans un endroit appelé le Champ des Morts.​

La Vallée de Conall

​La Vallée de Conall est le fief des clans Gaud, Taur et Cruaid. Les montagnes​ qui créent la vallée sont appelés les Dents. L’extrémité nord de la vallée est appelée le Col du Sang, menant à Asgard. Le col de Noose mène lui vers la région de la Rivière Enneigée.

Le Col du Sang

​C’est un passage au travers des Monts Eiglophiens jusqu’à Asgard, situé à l’extrémité de la Vallée de Conall.​

Le Champ des Chefs

​Ce terrain, situé dans le nord-est de la Cimmérie est l’endroit où les clans se rassemblent. Il est parsemé d’anciennes structures en pierre des Atlantes avec en son centre la Pierre Debout, un puits de roche noire recouverte de mousse. Aucun clan ne revendique cette étrange terre de pierres taillées recouvertes de symboles à la géométrie inhabituelle.

Le Plateau de Hoath

C’est sur ce plateau que l’on trouve le Champ des Chefs, plus spécifiquement Sa face orientale est recouverte de steppes. ​Il se trouve à l’est des Montagnes Noires​.

La Forêt de Murrogh

​Murrogh est une terre boisée se trouvant au sud de la Vallée de Conall. C’est un immense enchevêtrement d’arbres et de sous-bois. Elle possède de larges cours d’eau, quelques rivières et de nombreux étangs, des clairières silencieuses et des crêtes soudaines. On y trouve des marais avec sables mouvants et d’autres dangers qui guettent dans ces bois.​

La Rivière Enneigée

​La Rivière Enneigée est une rivière Cimmérienne située à l’ouest de la Vallée de Conall. Il faut trois jours de voyage pour atteindre celle-ci depuis la vallée.

La Passe d’Ymir

​C’est un col rocheux permettant l’accès à la Cimmérie depuis le Royaume Frontalier. Il est gardé par la forteresse d’Azel.

Les Clans Cimmériens importants

​Les Cimmériens ne construisent pas de villes et beaucoup de clans sont semi-nomades, suivant les troupeaux et se déplaçant selon la saison. Les villages sont primitifs, possédant généralement un bâtiment commun. Souvent, le chef du village et sa famille ont l’usage de quelques pièces à une extrémité de ce cette structure commune.​

Snowhawk (Canach, Conarch)

​Il est situé dans le nord-ouest de la Cimmérie, parmi les terrains difficiles de la Jambe Brisée. Le clan Snowhawk observe divers rituels et coutumes. L’un d’eux est le rituel de la virilité, accompli quand un guerrier atteint sa quinzième année. En plein hiver, le jeune Cimmérien est envoyé dans la nature sauvage, portant une peau d’ours et armé uniquement d’une épée. Il doit y survivre pendant un jour et une nuit. La région dans laquelle ce clan demeure est brumeuse et rarement hors de portée du bruit des chutes d’eau, les pluies abondantes alimentant de nombreuses sources et cascades. Les membres du clan, qui sont entre trois et quatre cents au total, ont tendance à avoir des traits acérés. Ce clan est en vendetta contre le clan Nachta.

Callaugh

​Le Clan Callaugh vit dans le sud des terres de la Jambe Brisée. Le village de Callaugh est important à la défense des approches méridionales des terres de Canach. Le village est situé à Callaugh Glen.​

Cruaidh

​Ils vivent dans le nord de la Cimmérie, près du Col du Sang. C’est le plus grand clan de la Vallée de Conall, vivant dans une large vallée sur le côté ouest de l’extrémité nord. Une rivière douce, Cottonmouth Creek, coupe à travers la vallée.​

Darkwolf

​C’est l’un des clans ayant combattu contre les Aquiloniens à Venarium. Leur guerrier le plus célèbre était Shawan et sa mort à Venarium fut une grande perte pour le puissant Darkwolf.​

Galla

​Ce clan de Cimmériens est réputé pour être particulièrement primitif et sauvage. Avec leurs cheveux attachés en chignon et leurs corps tatoués d’entrelacs complexes, ils offrent une apparence redoutable. Ils s’ornent d’amulettes et des colliers en os d’ours et utilisent des boucliers. Leur arme de prédilection est une masse au lieu d’une épée. Leurs tassettes sont faites de peau de loup et ils ne s’encombrent pas de bottes ou sandales.​

Gorram

​Les Gorram vivent dans ou autour de la forêt de Murrogh, dans un petit village.​

Hoath

​Le clan Hoath habite sur un plateau quelque part le long des pentes orientales des Montagnes Noires, dans le sud-ouest. Ils se scarifient les joues.​

Ice Leopards

​C’est l’une des autres tribus de Cimmériens qui prirent part au siège de Venarium. Fenrik, l’un des meilleurs guerriers de ce clan, et a été envoyé en tant qu’émissaire pour discuter de la guerre possible contre Venarium. Cette tribu lointaine se bat en permanence avec des étrangers et a combattu les Pictes, les Vanirs et les Hyperboréens. Fenrik est mort dans la bataille contre les Aquiloniens.​

Morgach

​Morgach est un autre clan vivant dans les terres de la Jambe Brisée. Ce sont apparemment des travailleurs du fer.​

Murrogh

​Cette tribu Cimmérienne du sud a eu une rivalité avec les Snowhawks pour au moins cinq générations et est en proie à des conflits avec les peuples du Royaume Frontalier. Ils ont les yeux bruns et la mâchoire carrée.​

Histoire locale

​Avant le Cataclysme, les Atlantes ont créé des colonies sur le continent. Quand cette civilisation s’est effondrée sous les vagues froides et que le monde est mort, les colonies Atlantes continentales ont échappées à la destruction. Elles furent assiégées par des singes et les hommes-singes. Les Atlantes devaient se battre pour survivre. Le secret de l’acier et de la métallurgie était perdu pour eux. Cependant ils sont devenus des maçons qualifiés, conservant encore leur patrimoine artistique. Les Atlantes ont rencontré les Pictes brutaux et de longues luttes avec cette force écrasante ont détruit le reste de leur civilisation. Les quelques survivants ont été forcés de devenir aussi sauvages que leurs ennemis. Pendant cinq cents ans, les deux races ont continué à se battre, au lieu d’apprendre l’une de l’autre pour faire évoluer leurs civilisations. Les Pictes avaient l’avantage, car ils étaient nombreux et menés par de puissants rois, tandis que les Atlantes ont été séparés en clans disparates. Lentement, inexorablement, les deux cultures se sont détruites. Ensuite, un nouveau cataclysme a encore jeté les deux races au plus bas du chemin de l’évolution.​

Mille ans après le Cataclysme, les descendants des Atlantes n’étaient guère plus que des singes. Ils n’avaient plus la capacité du langage et ne connaissaient même pas les rudiments du feu ou des outils. Ils habitaient dans le nord-ouest, où les collines étaient boisées et ont probablement étendu leur territoire jusque l’océan. Cependant, les Pictes s’en sortirent mieux, conservant leur nom et une langue de base. Ils habitaient dans le sud-ouest. Après encore cinq siècles, les Atlantes avaient enfin progressé. Complètement inconscients de leur héritage, ayant oublié leur histoire, les hommes-singes sont lentement redevenus des hommes.​
Un autre millier d’années passa et les descendants des Atlantes créèrent une société primitive. Au cours des cinq cents années qui suivirent, ils en vinrent à s’appeler Cimmériens. Ils ont commencé à avancer rapidement après avoir pris contact avec les Achéroniens et, plus tard, les Hyboriens. Les Cimmériens retrouvèrent l’art de l’acier et développèrent la plupart de leur culture. L’ère suivante de cinq cents ans a amené des confrontations avec les Vanirs et les Aesirs, qui les ont repoussés du nord, revendiquant les terres au-dessus des Monts Eiglophiens.​

A travers toutes ces époques, malgré les affrontements contre les Pictes, les Hyperboréens, les Nordheimer, les Achéroniens et les autres races, les Cimmériens ont gardé leurs lignées pures, se mêlant uniquement entre membres d’autres tribus Cimmériennes.


Remerciements à Magheros pour la traduction
Source : JdR Conan Return to the Road of Kings