Hyrkanie

Les cavaliers de la steppe​

Il existe deux types d’Hyrkaniens. Les premiers ont la peau sombres, ils sont grands et minces. Les seconds, qui sont devenus majoritaires, sont plutôt trapus et ont les yeux bridés. Ils proviennent du mélange entre des aborigènes intelligents de petite taille venant des montagnes à l’est du Vilayet avec les Hyrkaniens quand ceux-ci ont migré vers l’ouest. Les Hyrkaniens sont des cavaliers nomades, souvent vus comme cruels et impitoyables. Cela est dû aux violents ravages perpétués dans les steppes, des siècles auparavant, qui sont encore évoqués de nos jours, comme si ces conquêtes brutales avaient eu lieu hier.​

L’Hyrkanie se trouve à l’est de la mer intérieure du Vilayet et s’étend à travers la toundra, la taïga, la steppe, les prairies et les déserts jusqu’à l’océan oriental. Les Hyrkaniens ont la réputation de vouloir conquérir tout ce qu’ils voient, essaimant le terrain en grand nombre sur leurs chevaux.

Nés à cheval

​Les Hyrkaniens sont nés à cheval. Certains disent qu’ils ont appris monter avant d’apprendre à marcher. Ils voyagent presque toujours avec trois ou quatre chevaux par guerrier, cela leur permet de changer rapidement de monture en chargeant simplement l’équipement, et la selle, sur un autre coursier. Leurs étriers sont conçus pour des manœuvres adroites. Ils sont en forme de disque constituant une plate-forme solide. Les chevaux sont une mesure du pouvoir et de la richesse parmi les Hyrkaniens. Chacun d’eux porte un nom. Les courses montées, les concours de chasse et de tir à l’arc sont les loisirs les plus populaires. D’ailleurs, un dicton dit que les Hyrkaniens ne marchent rarement plus de vingt pas, ils préfèrent généralement se déplacer à cheval.

Honneur

La survie

​Tous les Hyrkaniens se voient enseigner des techniques de survie, telles que l’utilisation de bouse sèche pour le combustible( il y a peu de bois à brûler dans la steppe), la cuisson, la couture et même la fabrication et l’utilisation de l’arc et de la flèche. Un Hyrkanien digne de ce nom saura comment survivre et aura les compétences pour ne pas être un fardeau pour la tribu.​

Le code d’honneur

Une bonne partie de la survie entre nomades tient du bon comportement, du moins envers les autres membres de la tribu. Tous les Hyrkaniens apprennent à travailler dur, ils sont généralement honnêtes et qualifiés.​

Le respect de la réputation

Les Hyrkaniens surveillent de près leur réputation. On dit qu’ils préfèrent mourir avec une bonne réputation que de vivre avec une réputation ruinée. Un Hyrkanien se battra généralement si sa réputation est contestée. En revanche, si la personne qui défie sa réputation ne peut pas être prise au sérieux, il laissera couler. Il pourra aussi attendre le moment opportun pour se venger si une attaque immédiate n’est pas possible. Les Hyrkaniens font généralement attention à la réputation des autres. La plupart d’entre eux définiraient une vie digne comme étant une vie permettant que tout le monde connaisse le nom et la légende de la personne dans l’ensemble des terres.​

Le respect de la chasse

Les Hyrkaniens ont une forte croyance animiste dans la spiritualité de toute chose. Ce système de croyance leur enseigne à respecter tous les animaux, même ceux qui ont été tués lors d’une chasse. Ainsi, un Hyrkanien ne chasse un animal que pour prendre sa viande et pour survivre. Les animaux ne sont jamais tués par la décapitation car une coupure à la gorge endommagerait l’âme, selon leurs croyances. La tête, la gorge, les poumons et le cœur sont toujours retirés pour ne pas endommager l’âme y résidant. Ils considèrent les ours comme sacrés. Lorsqu’il leur arrive d’en manger un, ils placent son crâne sur un poteau ou sur la porte de la maison.​

Le respect des camarades de chasse

L’une des traditions hyrkaniennes stipule que si un chasseur a tué une proie et rencontre un autre chasseur, ce dernier a droit à une partie de la chasse si la proie n’a pas encore été découpée.​

Le respect du foyer

Les visiteurs verront rarement un Hyrkanien prendre appui sur une colonne de soutien de la maison, de peur d’amener la malchance ou pire, une catastrophe naturelle. Pour la même raison, un Hyrkanien ne sifflera jamais à l’intérieur d’une ger (yourte). Certains Hyrkaniens respecteront ces deux superstitions dans n’importe quel bâtiment. Par ailleurs, uriner à l’intérieur d’une ger est considéré comme un péché grave. La peine pour une telle action est encore une fois la mort. Une autre superstition emmènera à ne jamais marcher sur le seuil d’une habitation. Ainsi, marcher sur le seuil de la ger d’un chef ou d’un khan est passible de la peine de mort. La raison de cette croyance reste très obscure.
Il existe aussi un ordre strict pour s’asseoir : le maître de la ger est assis au centre près du feu, le siège d’honneur se trouve juste à côté . Ce siège est toujours donné à un invité. La femme de la ger est assise derrière le maître et à droite avec ses enfants. Enfin, y marcher dans le sens contraire des aiguilles d’une montre est considéré comme porteur de malchance.​

Le respect de la nourriture, du lait et de l’eau

En Hyrkanie, le fait de renverser le lait et les produits laitiers tels que le yaourt est très mal perçu, car le lait est sacré. Le fait de verser intentionnellement des produits laitiers sur le sol entraînerait une sentence de mort immédiate pour le transgresseur. Les Hyrkaniens sont prudents avec la nourriture. C’est un terrible péché de recracher la nourriture après l’avoir eue en bouche et ce même à cause d’une incapacité d’avaler. Quiconque le fait se verrait exposé à la peine capitale. Il est contraire au droit hyrkanien de jeter les déchets dans l’eau, y compris les cours d’eau, les rivières et les lacs.​

Le respect du feu

Un Hyrkanien honorable ne mettra pas de l’eau ou des déchets dans un feu par respect pour celui-ci, qui est, lui aussi, considéré comme sacré. Il en est de même avec les armes. Un Hyrkanien ne passera jamais une arme à travers les flammes, comme par exemple le fait d’utiliser un poignard pour déposer de la viande dans un chaudron sur le feu. Les Hyrkaniens pensent que cette action pourrait symboliquement décapiter les flammes et les priver de leur pouvoir. Ainsi, il faudra évité de couper la viande trop près d’un feu pour la même raison, ne pas voler le pouvoir des flammes.​

Le respect du Ciel éternel

Le Ciel éternel, le Ciel-Père, est l’esprit primaire du Monde et doit toujours être honoré. Les Hyrkaniens observent ainsi de nombreux petits rituels pour le vénérer. Un rituel appelé le tsatsah est effectué chaque fois qu’une nouvelle bouteille d’alcool est ouverte. Le premier versement de la bouteille se fait dans un petit récipient, qui est ensuite sorti hors du foyer et est lancé trois fois dans chacune des quatre directions pour honorer le Ciel éternel, la Terre-Mère et les ancêtres. Certains disent que les femmes gardent leur cuisine et leurs ustensiles propres en l’honneur du Ciel éternel.​

La peur de la foudre

Les Hyrkaniens craignent la foudre. Au cours des orages, un hôte pourra demander à tous les étrangers présents dans sa ger de partir, puis il se couvrira de feutre noir et se cachera pendant la durée de l’orage. Si une personne du clan est tuée par la foudre, ses proches et ceux qui vivent avec lui doivent passer par un rituel de purification. Cependant, les biens du défunt, y compris sa maison, seront à jamais considérés comme impurs et ne seront plus jamais touchés.​

L’hygiène

Les Hyrkaniens ne lavent pas la vaisselle. Ils la rincent simplement avec de l’eau bouillante restante du bouillon car laver la vaisselle gaspille l’eau. Ils ne lavent pas non plus leurs vêtements. La raison serait la peur d’offenser les dieux. Ainsi, dans leurs croyances, le fait de suspendre des vêtements pour les faire sécher provoquerait un orage. Les membres du clan iraient même jusqu’à battre les gens qui seraient surpris à faire leur lessive. Des scènes ont déjà été observées où les vêtements des transgresseurs étaient enlevés et déchirés car ceux qui irritent les dieux ne méritent pas de porter des vêtements.​

L’arrogance envers les étrangers

Généralement, les Hyrkaniens sont particulièrement hautains dans leurs relations avec les étrangers, et ce quel que soit leur statut. Par exemple, ils ne feront pas preuve de déférence envers un noble étranger. Ou encore, un Hyrkanien qui ne penserait pas à mentir à son seigneur n’a aucun problème à le faire envers un étranger. Ainsi, bien qu’ils commettent rarement des meurtres entre eux, tuer un étranger n’aurait aucune conséquence pour les Hyrkaniens. Et ils se feront un plaisir de nourrir leurs compagnons nomades et de partager tout ce qu’ils ont, mais ils sont farouchement avides et violemment avares envers les étrangers.

Vêtements en Hyrkanie

Les chapeaux

Les Hyrkaniens apprécient particulièrement les chapeaux. Ils portent des turbans, des coiffes ou des chapeaux en fourrure. Cela est vrai tant pour les hommes que pour les femmes. Ils aiment décorer la plupart des coiffes avec de la fourrure. La zibeline et le renard argenté sont particulièrement prisés par les nomades. ​En été, les chapeaux portés sont souvent faits de tissus colorés. Il existe une importante variété de coiffes chez les Hyrkaniens. La plupart des chapeaux portés présentent deux rubans rouges suspendus à la calotte.​

Les sous-vêtements en soie

Tous les Hyrkaniens portent des sous-vêtements longs et amples en soie sous leurs armures et leurs vêtements. La soie, tissée très serré, protège partiellement de la perforation des lames et pointes de flèches​.

Les vêtements d’extérieur

Outre les chapeaux et les sous-vêtements en soie, les Hyrkaniens portent souvent des peaux de mouton, des tuniques à manches longues, des écharpes et des pantalons amples. Les femmes sont voilées, surtout en présence d’étrangers. Dans les milieux les plus conservateurs, généralement les classes supérieures, les femmes privilégient le khalat, un long caftan qui couvre tout le corps. La plupart des Hyrkaniens en Extrême-Orient portent des dels. Un del est une robe ceinturée ou frangée à la taille. Pour un homme, le del peut être long ou court, mais les femmes le portent toujours long. En été, le del est en coton ou en soie alors qu’en en hiver, il est garni de fourrure. Les dels n’ont pas de poches, les ustensiles pour manger ou couper sont donc portés à la ceinture. Beaucoup de dels, surtout en hiver, sont décorés avec des formes en feutre colorées cousues sur la matière principale. Par exemple, les chevaux stylisés sont des motifs décoratifs prisés.​

Les bijoux

Les hommes et les femmes aiment les bijoux, en particulier les larges bracelets en or et en bronze et les colliers en métaux précieux.​​

Le prix des vêtements

Les vêtements sont, la plupart du temps, fabriqués au sein du foyer à partir de matériaux récoltés, volés, troqués ou reçus comme tributs. Il n’y a pas d’échoppes ou de marchés en Hyrkanie permettant aux plus aisés de faire leurs emplettes. Ainsi, il n’existe pas de réelle échelle des tarifs.

L’équipement des guerriers Hyrkaniens

​Il existe un code de couleurs chez les guerriers. Des tuniques bleues ou marron sont portées sur les sous-vêtements en soie. Les tuniques bleues sont bordées d’un liseré rouge par temps chaud et doublées de fourrure en hiver. Les tuniques brunes sont bordées d’un liseré bleu clair, sauf en hiver, lorsque les tuniques sont elles aussi garnies de fourrure. Pour protéger leurs pieds du froid, les Hyrkaniens portent des chaussettes en feutrine. De grosses bottes en cuir sans talon recouvrent celles-ci. Des plaques de fer ressemblant à des écailles de poisson sont cousues sur les bottes. Tous les Hyrkaniens portent des calottes ou des casques. La partie supérieure du casque est généralement en métal, avec des oreillettes, un pan de cuir couvrant le cou. Les casques sont souvent garnis de fourrure, le type de fourrure désignant le rang du porteur. De simples guerriers couvrent leur casque avec de la fourrure de chien ou de chèvre, tandis que les officiers utilisent des fourrures plus exotiques, telles que le loup, le renard, la zibeline, le singe, ou encore le tigre. Le reste de la tenue d’un Hyrkanien dépend de sa fonction dans l’armée.​

Les fers de lance

Il s’agit de la cavalerie lourde qui porte une cotte de maille sous une cuirasse. Cette cuirasse est faite de lamelles de peau de bœuf durcie à l’urine, parfois recouvertes de métal. Le cuir est vernis à la colle à poisson. En hiver, un manteau de fourrure ou de peau de mouton est porté sur l’armure. Au lieu d’une calotte en cuir conique, les unités de pointe portent des casques en fer. En hiver, ils couvrent le heaume avec un bonnet en fourrure à oreillettes. Pour le combat rapproché, les fers de lance portent des cimeterres, des masses ou des haches de guerre. Ils ont des poignards gainés dans leur manche gauche. Ils portent également des lances de douze pieds qui ont un crochet sous la lame. Des fanions de crin décorent généralement ces lances.​

La cavalerie légère

Le reste des troupes de guerre Hyrkaniennes porte soit des manteaux de lanières de cuir laqué et des casques en cuir, soit des versions matelassées des tuniques standard et des coiffes traditionnelles. L’armure en cuir est laquée avec de la colle de poisson pour rendre plus difficile la pénétration des armes. Cette laque empêche également l’armure de pourrir par temps humide. Ces guerriers en armures plus légères portent eux aussi des cimeterres, deux ou trois javelots, des dagues gainées dans leur manche gauche et un puissant arc. Ils sont également protégés par des boucliers ronds faits d’osier et de cuir.​

Les chevaux

Les Hyrkaniens équipent généralement leurs chevaux avec du cuir bardé laqué. Chaque cavalier possède un à cinq chevaux de réserve. Les chevaux portent des sacoches étanches qui peuvent être utilisées comme dispositifs de flottaison lors de la traversée de cours d’eau. Les chevaux portent également plusieurs carquois remplis de flèches.​

Relations entre hommes et femmes

​Les femmes Hyrkaniennes jouent un rôle important dans la politique et l’économie du pays, bien que peu d’entre elles soient célèbres. Chaque membre d’une tribu nomade doit contribuer au bien commun, de sorte que les hommes n’asservissent pas leurs femmes, estimant que cela nuirait au clan. Culturellement parlant, les Hyrkaniens respectent les femmes et les considèrent comme des sources de sagesse. Il est d’ailleurs dit populairement qu’un homme qui n’écoute pas sa femme n’est ni un homme ni une femme. L’un des rôles qu’endosse une femme est d’être un guide pour son mari dans les questions de la vie quotidienne. Enfin, les femmes peuvent hériter de biens et peuvent prendre la tête d’une famille lorsque leur mari meurt. Les veuves sont autorisées à se remarier à leur guise et leurs enfants sont traités comme les enfants du nouveau mari.​

Comme les hommes, les femmes Hyrkaniennes sont des tireuses d’élite à l’arc ainsi que des cavalières accomplies. Elles sont formées aux techniques militaires tout comme les hommes. Bien que n’étant pas nécessairement membres de la cavalerie Hyrkanienne, les femmes suivent les guerriers pour parfois tuer les blessés et collecter des flèches réutilisables. En revanche, Les femmes les plus fortes et les plus capables se battent aux côtés des hommes en tant que membres égaux de la cavalerie. Une femme qui se bat avec les hommes reçoit un grand honneur et n’est en aucun cas traitée comme étant non féminine.​

Les femmes Hyrkaniennes sont également réputées pour utiliser un langage très vulgaire ou offensant avec espièglerie. Elles ont le sens pratique et savent garder le sang-froid face à la mort, se montrant parfois impitoyables. Généralement, les femmes Hyrkaniennes ne sont pas choyées et peuvent se battre, même si la tradition veut qu’elles restent fidèles et suivent quiconque les capturera au combat. Le clan apprécie également les femmes pour leur habilité à fabriquer pratiquement tout dans la tribu, y compris des vêtements et des armes. Elles travaillent aussi aux côtés des hommes, chargent les chameaux ou les chevaux, conduisent les chariots et réparent tout ce qui est cassé ou déchiré. Les femmes veillent également à ce que l’équipement de leur mari soit toujours prêt, y compris les sacoches (remplies de lait caillé, de koumis et de mil séché) afin que le guerrier puisse voyager pendant des jours sans avoir besoin de chercher sa nourriture.
En guise d’avertissement à tous ceux qui souhaiteraient tenter leur chance, les femmes Hyrkaniennes sont réputées pour être particulièrement chastes.​

Amour et mariage

​La plupart des premiers mariages Hyrkaniens sont arrangés par le chaman tribal lorsque les protagonistes sont encore des enfants. Les mariages Hyrkaniens n’impliquent pas la subordination des femmes aux hommes, de sorte que tous les aspects de l’alliance sont considérés comme aussi importants par le chaman. Les hommes Hyrkaniens aiment épouser une femme plus âgée parce qu’ils pensent qu’elles sont plus mûres et plus sagesse. Le chaman ne tiendra pas forcément compte de cela. Un mariage arrangé a ses propres coutumes. Par exemple, il comporte une mascarade d’enlèvement. Le père de la mariée prépare un festin et celle-ci s’enfuit de chez ses parents. Le père se rend alors chez le marié et lui donne la permission de trouver sa fille et de l’emmener, où qu’elle se cache. Le marié et ses amis se livrent à une recherche simulée afin de trouver la mariée cachée. Toujours dans la mascarade, le marié emmène de force la mariée dans sa tente ou dans sa ger et la tribu commence la fête dans une joyeuse célébration. Ils sont ensuite conduits dans une charrette tirée par un cheval et les membres du clan leur remettent des cadeaux de dot, qui comprennent des serviteurs, des chevaux, du bétail, des moutons, des vêtements et des meubles pour leur nouveau foyer. Les hommes Hyrkaniens peuvent avoir autant de femmes qu’ils peuvent en garder. L’enlèvement réel est une autre façon d’accomplir un mariage. Un Hyrkanien peut tenter d’enlever sa fiancée ou son futur époux et, en cas de succès, la personne enlevée doit accepter la nouvelle situation. Cette coutume d’enlever des épouses d’autres tribus entraîne des guerres inter-tribales sur la steppe.​

Statut social

​La culture nomade est divisée entre gens du peuple et nobles, selon un système fluide de castes. N’importe qui peut être reconnu comme noble en faisant preuve de compétence en organisant un gouvernement tribal ou en se révélant être un leader capable. Ainsi, les nomades Hyrkaniens peuvent entrer dans l’une des classes nobles beaucoup plus facilement que les autres peuples. Prendre le commandement est généralement suffisant. Un dirigeant Hyrkanien potentiel doit être capable de défendre son autorité. Les chefs et les dirigeants qui ne défendent pas leur autorité sont des morts en sursis.​ La plupart des tribus Hyrkaniennes autorisent l’héritage des titres, mais aucun nomade Hyrkanien ne prétend qu’un titre garantit d’être le chef. Ils ne suivront pas un chef, quel que soit son titre ou son héritage, s’il ne se montre pas digne de respect.​

Selon leurs coutumes, un noble doit faire preuve de courage, de sagesse, de générosité et être doté de bonne fortune pour mener son clan. Il lui est également nécessaire de garder à l’esprit que courage ne signifie pas stupidité. En effet, la retraite n’est pas une manœuvre lâche pour les nomades. Un chef doit veiller à ce qu’aucun membre de sa tribu ne meure de faim à moins que l’ensemble du clan ne se meure de faim. Si un chef se révèle être un idiot, un lâche, un avare ou un malchanceux, alors ce chef sera exilé ou bien tout simplement tué. Les dirigeants faibles ou déshonorants ne sont tout simplement pas respectés.​

Globalement l’Hyrkanie est régie par une structure de clans. Les clans sont divisés en sous-clans ou en familles. Parfois, plusieurs clans peuvent fusionner en une petite nation. C’est ce qui est arrivé avec les Turaniens. Les seigneurs de guerre qui sortent du lot sont connus pour fédérer des clans en petites nations mobiles qui quittent l’Hyrkanie pour conquérir tout ce qui croisera leur chemin.

La mobilité sociale

​La mobilité sociale est simple dans la société Hyrkanienne et repose sur le mérite. Si un Hyrkanien se montre digne, il grimpe l’échelle sociale. Personne ne peut nier son droit de le faire s’il l’a gagné.​

Commerce et économie

​Les Hyrkaniens sont décrits comme étant des commerçants avisés. L’économie hyrkanienne est assez autonome et durable. La plupart des échanges sont effectués par les femmes car les hommes préfèrent se concentrer sur la chasse ou la guerre. L’économie est basée sur l’élevage, en particulier les chameaux, les bœufs, les chèvres, les moutons et les chevaux. A noter que la plupart des commerçants sont en réalité des Khitans. La plupart des Hyrkaniens ont un dédain pour l’argent, le confort matériel et le luxe. Les nobles Hyrkaniens, cependant, ont souvent des dettes énormes envers les Khitans et doivent faire pression sur leurs concitoyens pour obtenir plus d’animaux et d’impôts pour rembourser ces dettes. Les Hyrkaniens échangeront rarement avant que les commerçants n’aient marché entre deux bûchers en signe de purification.​

Les taxes

​Les khans Hyrkaniens exigent des taxes de toutes les villes qui sont sous leur domination. Les nomades sont par nature mobiles. Le commerce fonctionne auprès des sédentaires. Les villes sédentaires gérées par les khans Hyrkaniens se livrent au commerce et les biens sont fournis aux tribus en échange de contributions et de tributs. Ceux qui s’acquittent de leurs impôts ou offrent un tribut sont épargnés. Ceux qui ne paient pas sont massacrés jusqu’au dernier.

L’armée hyrkanienne

​Discuter de l’armée hyrkanienne, c’est discuter de son peuple. En effet, leur culture est martiale. Leur vie entière peut être considérée comme une série de leçons militaires, de leur première randonnée à cheval jusqu’à leur dernier voyage. Tout ce qu’un Hyrkanien apprend en matière de survie est utile à la guerre : la chasse, le pistage, l’équitation et l’élevage. Pour les khans, quel que soit leur sexe, tous ceux qui peuvent monter à cheval sont considérés comme des soldats pour l’armée. On dit qu’il n’y a pas de civils Hyrkaniens.​

Les Hyrkaniens, maîtres de l’arc à double courbure, dominent le Vilayet tant sur le plan militaire qu’économique. Les villes commerçantes sont défendues par leurs guerriers, rapides et montés sur des chevaux robustes. Au combat, ils ne recherchent pas l’honneur ou la gloire. Leur objectif est de gagner et de conquérir. Ils ne se battent pas pour de vagues notions de gloire ou d’honneur, ils se battent parce qu’ils veulent ce que l’ennemi possède ou encore pour se venger de lui.​

Les Hyrkaniens peuvent ne pas sembler disciplinés mais au contraire, ils le sont. L’erreur signifie souvent la mort. Ainsi lorsqu’un khan ordonne qu’une ville ou qu’une caravane soit épargnée et qu’un commandant ne lui obéit pas, le khan forcera ce commandant à servir comme soldat base dans l’armée qu’il commandait. Il ne reviendra pas vivant de la prochaine bataille. La tactique numéro un utilisée par les Hyrkaniens est simple, il ne faut jamais dévoiler que l’on souhaite attaquer quelqu’un. Ils ne font pas de bruit, ne se vantent pas et ne menacent pas. Ils agissent simplement. Ils gardent leurs plans secrets afin de ne pas permettre à l’ennemi de se renforcer.​

Au combat, les Hyrkaniens forment des essaims de milliers de cavaliers enragés. Ces cavaliers meurtriers sont suivis par un énorme troupeau de montures de rechange. Lors de batailles importantes impliquant des dizaines de milliers de personnes, cette charge est précédée par des milliers de civils ennemis, poussés par les cavaliers comme un vaste bouclier humain. Les villageois confrontés à la perspective de tomber sous l’épée se rendent souvent, ce qui est bien pratique pour les Hyrkaniens : c’est une source de tribut et de butin, de taxes et des troupes supplémentaires dans les villages cédés. Ceux qui ne se rendent pas sont brûlés et détruits sans pitié.​

Dire que les Hyrkaniens excellent au tir à l’arc revient à dire que les Cimmériens sont des gens robustes. Ils sont particulièrement aptes à tirer des flèches tout en chevauchant leur monture. Les cavaliers en formation reçoivent chacun une flèche et doivent encercler un troupeau de gibier et tuer une bête avec celle-ci. Cette cavalerie n’a pas son pareil au combat. Un guerrier Hyrkanien typique porte son arc à double courbure de bois, de tendon et de corne et jusqu’à trois carquois de flèches, ainsi qu’une lance et une panoplie d’armes de mêlée pour le combat rapproché.​

Les généraux Hyrkaniens ont tendance à être courageux et téméraires. Ils savent que leurs troupes peuvent compter sur eux pour combattre sans crainte. Les généraux sont assez rusés et ne sont pas opposés à essayer de nouvelles tactiques. Les Hyrkaniens commencent généralement les combats par le tir à l’arc, remplissant l’air de toutes les flèches possibles. Si l’ennemi charge, ils allument des feux de bouse pour créer de la fumée. Les archers et leurs montures se dispersent alors, pour être remplacés par une cavalerie à longues lances et à sabres acérés qui se cachent dans la fumée pour surprendre les ennemis. Des timbales sont également utilisées pour créer un son effrayant qui fait à la résonance des sabots des hordes qui s’élancent en trombe.

Les Hyrkaniens ont une cavalerie disciplinée qui se divise en escouades de dix, en troupes de cinquante, en compagnies de cent et en divisions de dix mille. Les commandants, ou kagan, sont ceux qui ont fait leurs preuves dans la guerre et non pas les chefs tribaux.​
Une chef d’escouade est appelé un commandant de dix. D’autres commandants de plus grandes unités suivent des schémas de nommage similaires. Les commandants se signalent en portant des fanions le jour et des lanternes la nuit.

La religion en Hyrkanie

​Les Hyrkaniens ne sont pas particulièrement passionnés par les croyances religieuses. La religion est une question mineure dans leur vie et est pour la plupart d’entre eux quelque chose qu’ils considèrent comme allant de soi et à laquelle ils ne réfléchissent guère. Leur attitude indifférente à l’égard de la religion les laisse assez tolérants quant aux divers systèmes de croyance. De manière générale, ils ne prennent pas la peine de se livrer des persécutions ayant pour cause la religion.​

Cosmologie de base

​Les Hyrkaniens croient que tout dans l’univers est interdépendant et interconnecté, des cercles à l’intérieur de cercles, construits sur des processus fondamentaux qui apparaissent dans tous les aspects de l’univers, grands et petits, visibles et invisibles. Tout fait partie de l’univers, composé d’une série infinie de micro-univers. Ainsi, un esprit ouvert et sage peut observer de plus petites facettes de l’univers afin d’arriver à de plus grandes vérités. Si l’univers est composé de microcosmes interconnectés qui fonctionnent selon les mêmes principes de l’univers plus vaste, l’observation d’un microcosme ou d’un phénomène informe l’observateur du reste des microcosmes. Cela conduit le sage à une vérité fondamentale : une personne est une micro-version de l’univers, dans laquelle toutes les parties sont également interdépendantes et interconnectées. Par conséquent, si un homme sage se comprend, cet homme comprend tout dans l’univers.​ Connais-toi toi-même est la vérité ultime de la religion hyrkanienne.​

Les Hyrkaniens croient que toutes les choses ont un esprit vivant. Il y a des esprits plus ou moins grands, tout comme il y a des gens ou des chevaux plus ou moins grands. Chaque esprit est en charge d’un domaine qui lui est propre. Certains esprits sont accompagnés d’autres esprits, tout comme un khan est accompagné de sa tribu. Les Hyrkaniens croient en un esprit ultime duquel toute chose est issue. Ils ne représentent pas cette entité avec des traits humains. Cette force est simplement une réalité omniprésente. Contrairement aux religions monothéistes, cette force ne commande pas les individus et ne leur demande rien, car ils en font autant partie que les rivières, les montagnes, les étoiles ou le ciel. Grâce à cette force, tout et tout le monde est connecté et à sa place. Il y a des esprits des mondes supérieurs, des esprits des mondes inférieurs et des esprits de ce monde.​

Cette croyance dans les esprits est la raison pour laquelle les Hyrkaniens ne labourent pas le sol et n’ont jamais développé de culture agraire. Ils croient que creuser dans le sol et cultiver des plantes dans le seul but de les récolter sont une attaque à la nature. Et ils savent bien qu’attaquer la nature est un moyen sûr de mettre en colère les esprits et de porter une horrible malchance à eux-mêmes et à leur tribu.​

Les Hyrkaniens pensent que le monde entier qui les entoure a un but. Ils croient aussi la même chose pour chaque individu. Ils croient que le destin est créé par la personne, à chaque instant de chaque jour. Les Hyrkaniens croient au destin mais pas comme le croient les Shémites. Le destin n’est pas quelque chose qui leur est confié par les dieux, mais quelque chose qu’ils ont eux-mêmes créé. En prenant la responsabilité de leur destin, ils développent une foi intense dans leur propre pouvoir. En coopérant avec les esprits autour d’eux, ils deviennent encore plus puissants, car un allié spirituel aidera un ami comme un allié physique le fera. Tant que les actions d’un Hyrkanien sont en harmonie avec les plus grandes forces l’entourant, les harmonies s’étendront tout au long de l’éternité, lesdites actions étant approuvées par tous les cieux.​

Le pouvoir de l’esprit 

​Les Hyrkaniens croient que les connexions spirituelles sont plus fortes que les connexions biologiques. Par exemple, un homme qui prête serment à son chef est considéré comme plus attaché à son chef que s’il était le frère biologique de cet homme. Comme autre exemple, un homme qui épouse une femme ayant eu des enfants d’un autre homme considère que les enfants sont les siens, estimant qu’il existe un lien spirituel préexistant qui les lui a amenés. Les Hyrkaniens croient également que les liens de sang sont provoqués principalement par les mêmes liens spirituels.​

Une multiplicité d’âmes

​Selon les croyances, le corps physique a besoin de plus d’une âme pour l’animer. Les humains ont au moins trois âmes. Les chamans, par exemple, en ont quant à eux quatre. Les animaux ont au moins deux âmes. Les trois âmes des humains sont le suld, l’ami et le suns. Les chamans ont aussi une âme nommée utha.​
L’ami et le suns oscillent ensemble autour de la colonne vertébrale, tels une onde sinusoïdale, s’accélérant lorsque la personne s’agite. Le suld quant à lui est perché au sommet du crâne et dirige les pensées.

Le pouvoir des mots

​Les Hyrkaniens pensent que les mots prononcés avec conviction créent une réalité. Les mélodies et les chansons seraient porteuses de pouvoir et le tambour est le principal instrument joué. Ils croient en la projection astrale et ont des idées similaires sur les expériences hors du corps, au cours desquelles se déroulent des combats avec des esprits hostiles. Quitter son corps est une occupation dangereuse, car certains objets puissants peuvent piéger des âmes.​ Ceux qui vivent au nord pensent que l’homme de la lune est un chaman qui a volé trop près de la lune qui s’en est pris à lui. La lune est analogue à la Terre des morts pour la plupart de ces Hyrkaniens.​

Le feu est sacré

​Le feu est une force de purification pour les Hyrkaniens. Il est sacré au point que quiconque peut contrôler le feu, comme un forgeron, est vu comme ayant des pouvoirs magiques. Les Hyrkaniens pensent qu’il est impoli d’endommager un feu, d’y mettre des déchets ou de l’arroser avec de l’eau. Ils font souvent un petit sacrifice au monde des esprits en jetant un morceau de graisse sur le feu. La poussée de flamme intense et le son émis révèlent le bonheur de l’esprit qui en résulte. Dans la société chamanique des Hyrkaniens du nord, le forgeron est considéré comme plus puissant que le chaman, car bien que le chaman puisse parler avec les esprits, le forgeron commande le feu et est protégé par le feu. Souvent, le forgeron est le frère aîné du chaman. Cependant, ce dernier est plus charismatique, car il doit pouvoir influencer sa tribu grâce à ses performances pour avoir un effet quelconque. Parfois cela, il a souvent recours à des accessoires et des symboles.​

Sacrifices aux dieux

​Les Hyrkaniens sacrifient des êtres vivants en offrande. Ainsi, des chevaux vivants, des êtres humains ou encore du gibier sont suspendus à des poteaux et sacrifiés aux dieux. Un sacrifice rituel est également fait après un mariage. Au premier printemps suivant les noces, l’époux doit sacrifier un cheval à la robe pâle aux dieux. Le sacrifice doit être fait dans un bosquet de bouleau. Le cheval est traité avec le plus grand respect. Un ruban rouge est attaché à sa crinière et aucune femme ne peut le monter. Les femmes ne sont pas autorisées à assister au sacrifice. Elles peuvent cependant manger la viande par la suite, mais seules les filles non mariées peuvent prendre part à la fête sur le lieu du sacrifice une fois la cérémonie terminée. Traditionnellement une femme mariée ne peut pas venir à moins de soixante pieds de l’endroit où la cérémonie a eu lieu. Lorsqu’un animal est tué pour un sacrifice, la tête, la gorge, les poumons et le cœur sont toujours retirés pour ne pas endommager l’âme qui y réside. Cet ensemble d’organes est appelé le zuld. Ils sont censés être le réceptacle de l’ami et du suns de l’animal. Après tout sacrifice, le zuld et la peau de l’animal sont suspendus à des poteaux.​

Les animaux sont sacrés

​Les animaux possèdent une âme ainsi qu’une personnalité, eux aussi se réincarnent. Ils peuvent se réincarner en tant qu’êtres humains et inversement, de sorte que les animaux ne sont pas perçus comme inférieurs aux humains. Si un humain se comporte comme un animal, il est évident pour un Hyrkanien que la personne était un animal dans une vie antérieure et si un animal trahit une candeur presque humaine, l’observateur Hyrkanian saura que l’animal était préalablement un être humain. Les croyances populaires prêtent aux animaux des capacités de parole et de réflexion. Le tigre, le léopard des neiges et l’ours sont les animaux les plus puissants que connaissent les Hyrkaniens. Ils sont souvent vénérés comme des ancêtres honorés. De nombreux clans et tribus prennent certains animaux comme leurs totems ou symboles tribaux. Les aigles, les taureaux, les rennes, les loups, les tigres, les léopards des neiges et les ours figurent parmi les symboles totémiques les plus courants. Les serpents, les renards, les araignées, les faisans et les porcs-épics sont considérés comme des chamans itinérants et ne sont donc jamais chassés ni mangés. Les chamans font appel à des esprits animaux pour les guider et les enseigner.​

La nature de la mort

​Les Hyrkaniens font peu de distinction entre être animés et inanimés, voire même entre vivants et morts, au-delà des différences physiques. Spirituellement, il n’y a pas de différence, la seule différence résidant dans l’état physique. Un homme mort est toujours présent spirituellement, tout comme un arbre est spirituellement présent. Ainsi, les Hyrkaniens ont peu peur de la mort. Ils croient aussi en la réincarnation. Si un esprit veut prendre une forme physique en tant que personne, il naît en tant que personne. Personne ne parle du nom d’un mort et ce jusqu’à la troisième génération lui succédant, par peur de la conscience encore vivante des morts, car, selon les croyances, il ne se sera probablement pas encore réincarné. Enfin, ils croient qu’ils vivront dans un monde similaire mais différent après la mort, un monde où leur mode de vie reste essentiellement inchangé.​

Enterrements

​Les cérémonies funéraires sont des tentatives rituelles visant à réconcilier l’âme souillée du défunt avec les esprits gazriin ezen locaux.

Les idoles

​Les Hyrkaniens fabriquent des idoles en forme de poupée en feutre, en pierre et en bois pour représenter les esprits du foyer. Ces idoles sont appelées ongons. En tant que réceptacles pour les esprits des ancêtres, ces idoles sont installées sur les côtés des entrées des tentes ou d’autres lieux d’honneur. Les Hyrkaniens offrent toujours à ces idoles le premier lait de leurs troupeaux. Ils leur font régulièrement des offrandes d’alcool, de sang ou de graisse. Outre les ongons temporaires conçus pour contenir des maladies ou des démons, les idoles sont transmises de génération en génération. Détruire une idole a tendance à mettre en colère l’esprit des ancêtres.​

Les sanctuaires

​Les sites du culte hyrkaniens sont constitués de cairns de pierres d’où émerge un unique poteau vertical, où sont effectués prières et sacrifices. Ces amas rocheux sont appelées ovoos. Les sacrifices incluent de laisser de la nourriture ou des cadeaux aux esprits de l’ovoo et peuvent être aussi simples que d’ajouter une autre pierre à l’édifice. Un Hyrkanien visitant un ovoo doit le contourner trois fois dans le sens des aiguilles d’une montre, puis laisser une offrande afin que les esprits lui offrent de la chance. L’ajout de pierres au cairn améliorerait la puissance globale de l’esprit. Chaque clan érige des ovoos de manière particulière, les utilisant souvent pour marquer les limites extérieures de leur territoire. Une personne bien informée peut les utiliser pour déterminer la terre dans laquelle il entre de la même manière qu’un noble peut lire l’authentique héritage.
En plus des ovoos, les Hyrkaniens ont des arbres de prière. Un arbre de prière est un sanctuaire pour les esprits de la nature et devient tel après qu’un chaman ait effectué une certaine cérémonie autour de l’arbre pour nettoyer les esprits de la nature de la zone des séquelles de la violence. On dit que les arbres de prière favorisent l’harmonie et le calme chez ceux qui passent ou vivent dans leur voisinage.​

Dieux d’Hyrkanie

​Les Hyrkaniens n’adorent pas les dieux comme le font la plupart des hommes de L’Âge Hyborien. Ils vénèrent les esprits de la nature du monde qui les entoure. Ils honorent les lacs, les rivières, les montagnes, les forêts et, comme le plus puissant des esprits naturels, le Ciel éternel. Certains grands esprits portent des noms, comme Erlik Khan.​

Le Ciel éternel (Tngre Etseg)

Le Ciel éternel, Père céleste, est à la fois intemporel et sans fin. Le Ciel éternel n’est pas vu comme une personne mais simplement comme le ciel bleu. Il a deux enfants, Erlik et Ulgen. Tous les rituels Hyrkaniens commencent par une invocation du Ciel éternel, de la Terre-Mère et des ancêtres. Le Ciel éternel est partout et voit tout, alors il attribue le destin en fonction du comportement de ses fidèles. Les sorts conçus pour influencer les conditions météorologiques lui sont toujours directement adressés. Les montagnes sont des emblèmes de son pouvoir.​

La Terre-Mère (Gazar Itugan)

Tout comme le Ciel éternel, la Terre-Mère n’est pas visualisée en tant que personne. Les arbres sont des emblèmes de son pouvoir. Elle est priée pour la fertilité.​

Erlik Khan

Erlik est le khan des mondes inférieurs et il a le pouvoir de commander les âmes de ceux qui atteignent son royaume. C’est un esprit maléfique, le frère d’Ulgen Khan. Erlik est l’un des fils du Ciel éternel. Sa couleur est le jaune et il est la mort personnifiée. Il a un fort sens de l’ironie et de l’humour. Bien que les humains soient censés se réincarner en tant qu’êtres humains, il aime souvent forcer les âmes de ceux qui ont été particulièrement pervers à se réincarner en singes. Erlik envoie les plus vils à Ela Guren, la région des mondes inférieurs où les âmes sont anéanties. Erlik a créé l’aigle et la maladie. Sa sainte direction est à l’est.​

Ulgen Khan

Ulgen est le khan des mondes supérieurs et il a le pouvoir de commander les esprits supérieurs. C’est un bon esprit, le frère d’Erlik Khan. Il est le créateur de l’homme et des animaux. Sa sainte direction est à l’ouest.​

Usan Khan

Usan est le seigneur de l’eau et a le pouvoir de commander les esprits de l’eau. Sa sainte direction est au sud.​

Tatai Khan

Tatai est le seigneur du temps violent et a le pouvoir de commander les esprits météorologiques. Il peut invoquer des tornades et des éclairs. Sa sainte direction est au nord.​

Umai

Umai est la fille de la Terre-Mère et est l’esprit de l’utérus. Elle est chargée d’apporter leurs âmes aux nouveau-nés. Elle envoie des chevaux-esprits pour trouver une âme désirée et la porter à l’utérus. Si un sorcier vole une âme pour animer une chose morte, l’enfant pour qui l’âme était destinée sera mort-né. Umai est priée quand la fertilité est désirée.

Golomto

Golomto est la fille de la Terre-Mère et est l’esprit du feu. Elle est convoquée par le silex et le fer. Elle est mécène des forgerons. Elle est priée quand les questions de pureté sont préoccupantes.​

Les Esprits de la Nature et du Ciel

Il y a énormément d’esprits dans la nature. Certains esprits sont si puissants qu’un chaman ne peut pas les maîtriser, alors que d’autres sont si faciles à contrôler qu’un novice peut leur parler et les écouter.​ Voici quelques-uns des esprits les plus connus.​

Chotgor : Ce sont les esprits des défunts qui se sont perdus et ne peuvent pas trouver leur chemin dans le monde obscur d’Erlik Khan, ou s’évader de ce sombre monde souterrain à cause d’un accident ou de la colère. Ces esprits amènent avec eux la mort, la maladie et la folie.​

Kut : Les esprits Kut sont similaires aux esprits Chotgor mais n’ont jamais été incarnés, ils sont juste gênants.​

Ozoor : Les esprits Ozoor sont les âmes des personnes décédées qui errent librement dans le désert et le monde naturel. Parfois, ils choisissent un endroit naturel, comme un rocher, un arbre ou une grotte. Ils sont relativement neutres envers l’homme mais peuvent être irrités.​

Ongons : les esprits ongons sont des âmes de personnes décédées qui résident dans des idoles ou des personnages du même nom. Ce sont des esprits auxiliaires.​

Utha : L’âme du chaman devient parfois un esprit qui rencontre les chamanes de la même lignée, devenant une quatrième âme. Certains chamanes classent l‘utha comme un type particulier d’esprit ongon, d’autres lui donnent sa propre catégorie.​

Burhan : Les esprits Burhan sont des démons qui causent des maladies. Les esprits Burhan sont extrêmement puissants, beaucoup plus puissants que les esprits Chotgor ou Kut. Les chamanes ne peuvent généralement pas les maîtriser, mais ont besoin de l’aide d’esprits auxiliaires pour les contrôler. La plupart du temps, les chamans demandent simplement à un Burhan d’abandonner le corps d’un individu. Dans le cas contraire, le chaman doit le combattre et le forcer à prendre la forme d’un ongon, ce qui laisse l’esprit faible et plus facilement manipulable.​

Gazriin Ezen : Les esprits gazriin ezen sont les maîtres de la nature, les esprits des lieux sur la terre. Ce sont les esprits et les voix des montagnes, des lacs, des arbres, des roches, des bâtiments et des établissements. Ils entrent parfois en conflit avec les esprits ancêtres qui veulent habiter les choses naturelles qui leur appartiennent.

Le gouvernement hyrkanien

​Les Hyrkaniens sont régis par des khans, qui viennent soit des rangs de la ba’atut, une classe de personnes élevés au rang de la noblesse en raison de leurs actes pour la communauté, soit de la noyan, une classe d’individus reconnus pour leurs actes militaires. ​Le khan commande les nökud, qui comprennent les guerriers d’élite d’Hyrkanie. À bien des égards, le gouvernement hyrkanien est basé sur des modèles tribaux typiques. Les khans sont choisis parce que les dieux et les esprits les ont favorisés par-dessus tout. Généralement, leurs chefs sont choisis au combat. Quand un khan meurt, tous ceux qui souhaitent prendre sa place, souvent les fils et les filles du khan décédé, se rassemblent et se battent. Le gagnant est celui choisi par le Ciel éternel.​

Dans la hiérarchie, sous les khans se trouvent les kagan, qui sont des chefs militaires et des généraux. Les kagan sont généralement autonomes tant qu’ils suivent les ordres généraux de leur khan. Les kagan embauchent souvent des administrateurs qui les aident à gérer leurs territoires.​

Les khans prennent des décisions par le biais de conseils et de consensus, mais leurs décisions ultimes sont considérées comme lois. Parmi les conseillers de khan figurent les kagan, divers conseillers de confiance et des chamans.​

Les lois ne sont pas écrites dans le territoire des steppes. La loi vient du khan ou de la coutume. Dans les villes soumises, certaines lois peuvent être écrites depuis des époques antérieures, mais les Hyrkaniens au pouvoir prennent rarement la peine de les apprendre ou de leur obéir. Les transgressions mineures entraînent la peine de mort. Les transgressions majeures provoquent l’exil du transgresseur, un destin pire que la mort. Certaines lois et traditions qui sont punies par la mort comprennent le fait de battre un animal, en particulier les chevaux et les chiens, jeter des déchets dans l’eau ou le feu, y compris y uriner, l’adultère, la sodomie, la sorcellerie, l’espionnage, le mensonge intentionnel, donner de la nourriture ou des vêtements à un prisonnier sans la permission du ravisseur, ne pas récupérer le matériel déposé par un guerrier pendant une bataille, ne pas rendre les esclaves ou les captifs évadés, ne pas offrir de nourriture à un invité et être injuste ou cupide. Intervenir dans une querelle en tant que tiers est également pénalisé par la mort. La trahison est passible d’exil.​

Principales caractéristiques géographiques de l’Hyrkanie

​La steppe hyrkanienne est sèche, froide, herbeuse et s’étend le long de collines basses et lisses. Il n’y a pas beaucoup d’humidité dans l’air car la steppe est située loin de l’océan et à proximité des barrières montagneuses. Le sol est pauvre et mince, ne supportant que des herbes. Pratiquement aucun arbre ne peut être trouvé sur la steppe. Les étés sont chauds alors que les hivers sont très froids. La steppe septentrionale reçoit beaucoup de neige et peu de pluie. Ces terres connaissent de longues sécheresses et des vents violents. Ces sécheresses estivales combinées avec la chaleur, rendent n’importe quel feu de prairie dangereux et à propagation rapide. Le long de la bordure occidentale de l’Hyrkanie se trouve la rive orientale de la mer de Vilayet. Il est relié au Khitai à l’est, au sud par les monts Talakma et au nord par des toundras froides, de vastes forêts de pins et des friches.​

Les Terres Foudroyées

Les Terres Foudroyées se trouvent dans la steppe nord à l’est des montagnes des singes gris et de la ville de Vidara. Cette terre est en train de dépérir à cause de la sorcellerie.​

Le Cap des Furies

Le Cap des Furies est un promontoire de la côte est du Vilayet. Il est situé à proximité des Îles Eoliennes.

Les Terres Mortes

Ces terres se trouvent sur la côte hyrkanienne de la mer de Vilayet. Elles sont situées à trois jours de navigation au nord des îles Éoliennes. L’eau y est noire et fétide.​

Kara-Korum

Le désert des sables noirs, le Kara Korum, est une région où les vents démoniaques, de grandes rafales de chaleur, s’abattent autour de la ville gracieuse de Wan Tengri.​

Le Lac Ho

Le lac Ho est un grand lac connu pour ses écrevisses. Wan Tengri est construite sur ses rives. Les terres autour du lac sont contrôlées par le clan oriental Wan.​

Le Plateau de Loulan

Le plateau de Loulan est un désert rocheux et steppique à l’est. Certaines portions sont sablonneuses. Les Hyrkaniens y résidant ont de forts liens avec le Khitai et racontent des histoires sur l’homme désertique de la Pathenia, un singe ressemblant à un homme qui habite les montagnes enneigées. Le plateau abrite également des gerboises, de petits mammifères qui creusent dans le sol mince. Les étés sont chauds et les hivers rigoureux. La majeure partie du plateau de Loulan est un désert froid, les dunes sont fréquemment gelées, principalement pendant les rudes hivers. Ce plateau est décrit comme perdu et sombre.​

Meru

Le royaume de Meru se situe dans une grande vallée en forme de cuvette et recouverte de jungle. Elle se trouve entre les sommets des montagnes Talakma et les puissants Himéliens. La vallée possède également une immense mer intérieure appelée Sumero Tso. Surnommée la Coupe des Dieux, Meru abrite des personnes trapues, brunes, paresseuses et fatalistes. Le seul vêtement porté par les Méruviens, hommes comme femmes, est une jupe courte. Les prêtres se rasent la tête. Leur religion est chamanique et ils croient en la réincarnation. Leur principal dieu est Yama, le roi des démons. Ils font des esclaves de leurs prisonniers, généralement des Hyrkaniens ou occasionnellement des Himéliens. La capitale de Meru est Shamballah et est dirigée par un roi-dieu. Shamballah est une ville de pierre rose-rouge au milieu de rizières et de champs, entre la jungle et Sumero Tso. Les portes de la ville sont en bronze vert et coulées en forme de crâne. L’architecture est ornée et sculptée. Des visages gigantesques taillés dans la pierre rouge éblouissent les murs et les tours. La mythologie méruvienne est l’une de celles qui regroupent un nombre impressionnant de dieux et de démons armés. Les sculptures en forme de crânes humains sont omniprésentes. Même les habitants portent des pendentifs en forme de crâne humain accrochés à leur cou au moyen de chaînes dorées. Il y a sept villes autour de Sumero Tso. Les six autres sont: Shondakor, Thogara, Auzakia, Issedon, Paliana et Throana. Ces villes sont considérées comme sacrées. Pour éviter les dangers de la jungle, les Méruviens négocient via des navires qui sillonnent le Sumero Tso.​

Pathenia

Pathenia est une région montagneuse glaciale qui se situe quelque part au nord du plateau de Loulan et au nord de l’Hyrkanie. Pathenia est une terre dite interdite, mais peu de gens savent pourquoi. Peut-être est-ce le pays d’origine des petits aborigènes aux yeux bridés et intelligents qui se mêlèrent aux Hyrkaniens lors de migrations vers l’ouest. Les personnes qui habitent Pathenia vénèrent Erlik.​

La Steppe de la Famine

C’est une steppe mortelle au nord-ouest de Sogaria.​

Les Montagnes de Talakma

Les montagnes de Talakma constituent un massif aride qui se détache des monts Himéliens pour revenir fusionner avec eux après avoir fait un arc à l’est, formant une frontière efficace entre l’Hyrkanie et Meru. Les montagnes de Talakma sont extrêmement froides et balayées par le vent. Un gel dur se forme tous les soirs, bien que les chutes de neige réelles soient rares. La terre est saline, ce qui empêche la plupart des plantes, sauf les plus résistantes, de pousser. Les conditions difficiles sont impossibles à supporter pour la plupart des animaux et seuls les plus robustes y trouvent refuge. Les léopards des neiges, les loups, les yaks et les ours bruns y vivent en petit nombre, tout comme d’autres races d’animaux de montagne. Quelques lacs existent mais la plupart sont arides. Presque personne ne choisit de vivre dans les hauteurs de ces montagnes, bien que les collines abritent quelques montagnards et leurs troupeaux de moutons et de chèvres.
Un peuple en armures laquées et bordées d’or et de pierres précieuses, appelé les Azweri, vit dans ces montagnes, capturant les esclaves pour le compte des Méruviens. Ils se battent avec des cimeterres, des lances et des massues. Les Azweri ont la peau jaune et les yeux bridés. Les Jaga, des chasseurs de têtes, sont une autre tribu qui vit dans les contreforts de Talakma, à Kusan.​

Le Désert de Wuhuan

Ce désert se trouve dans l’est de l’Hyrkanie, au nord des monts Himéliens et des montagnes de Talakma. Le Wuhuan est une friche incroyablement vaste, aride et sablonneuse.​ Il est peuplé de petits groupes de nomades.

La Rivière Zaporozhets

La rivière Zaporozhets est une rivière peu profonde coulant en Hyrkanie.​

Les Steppes de Zarfhaana

Ces steppes, situées au cœur de l’Hyrkanie, sont antérieures au Cataclysme. Les premiers Hyrkaniens y vénéraient le Loup Blanc.

Villes hyrkaniennes importantes

​En tant que nomades, les Hyrkaniens des régions centrales ne construisent vraisemblablement pas réellement de villes. Ils créent des camps et des villages temporaires, entretenant de grands troupeaux de chevaux. D’autres peuples, comme les Turaniens, construisent toutefois des villes en Hyrkanie le long des routes de caravanes. D’autres Hyrkaniens construisent des villes le long des côtes orientales et le long de la côte du Vilayet.​

Bukhrosha

Bukhrosha est une grande ville commerciale comptant une population de près de 18 000 résidents permanents. On l’appelle la ville de l’encens et des épices, qui sont ses spécialités commerciales. Bukhrosha se situe le long de la côte orientale de l’Hyrkanie et fait partie de ses principales villes. C’était l’un des berceaux des Hyrkaniens avant qu’ils ne commencent leur migration vers l’ouest.​

Khoraf

Khoraf est une ville portuaire d’Hyrkanie où les esclavagistes amènent des femmes du Sud. Elle est souvent la cible des pirates de Vilayet. Elle est située sur la côte est du Vilayet. Cette ville se trouve au sud de Rhamdan et est reliée à celle-ci par une route turanienne, permettant aux deux villes de s’entraider en temps de crise militaire. Si Khoraf est harcelée par des pirates, les esclaves ou les marchandises à expédier à Aghrapur remontent cette route. De même, si Rhamdan est assiégée par la mer, leurs marchandises voyagent par cette voie pour être expédiées de Khoraf. De nombreux bateaux de Khawarizm patrouillent dans ces eaux pour protéger la navigation, mais ils ont tendance à se concentrer davantage sur Rhamdan, bien que les navires s’arrêtent souvent ici pour permettre aux soldats de profiter des femmes esclaves.​

Lakmashi

Lakmashi aux portes d’argent est une autre ville commerçante sur la route des caravanes de Turan au Khitai, aux côtés de Sogaria et Bukhrosha. Du minerai précieux extrait des montagnes du sud est amené ici et des orfèvres le travaillent pour en faire des œuvres d’art. Lakmashi a une population de 15 000 habitants, dont beaucoup sont des esclaves à la solde des forgerons, fondant et purifiant le minerai. C’est l’un des berceaux des Hyrkaniens avant qu’ils ne commencent leur migration vers l’ouest.​

Makkalet

Makkalet était autrefois la principale rivale commerciale d’Aghrapur. Makkalet se trouve sur la rive orientale du Vilayet, en face des statues de l’Île de Fer. La ville se défendait principalement avec des flèches de feu et des projectiles enflammés lancés à l’aide d’énormes engins de siège. Un majestueux temple de pierre sombre sculptée s’élevait en l’honneur de Tarim. Même les marches du quai principal de la ville étaient en marbre. C’était l’une des villes les plus riches de l’est. A l’origine, elle était gouvernée par le roi Eannatum et la reine Melissandra. Ses célèbres murs de serpent ont repoussé les hordes de Khitans et les pillards du Vendhya, mais sont finalement tombés sous les attaques des troupes de Turan commandées par le prince Yezdigerd. La reine Melissandra a survécu au siège et a porté l’enfant d’Eannatum. Peut-être que celui-ci reviendra et reconstruira cette ville autrefois impressionnante qui scintillait sur les rives du Vilayet comme un joyau au soleil.​

Malikta

Malikta est une autre ville commerciale située le long de la route de Turan au Khitai. Elle se trouve près de la côte est de l’Hyrkanie. Malikta est célèbre pour ses bijoutiers accomplis et même les pauvres ici portent des pierres précieuses et des diadèmes. C’est une ville plus petite avec une population qui dépasse rarement les 9 000 habitants et chute à près de 6 000 lorsque le rythme des routes commerciales ralentit. Elle faisait partie du berceau des Hyrkaniens avant qu’ils ne commencent leur migration vers l’ouest.​

Onagrul

Onagrul est un bastion secret des pirates de Vilayet sur la rive orientale de cette mer, probablement dans la partie nord où peu de galères turaniennes sont susceptibles de le trouver.​

Pah-Dishah

Pah-Dishah est située à environ trois semaines de trajet à l’est de Makkalet. La ville est dirigée par le roi Ghannif, le père de la reine Melissandra de Makkalet. C’est une vaste ville de 32 000 habitants.​

Rhamdan

Rhamdan, au nord de Khoraf, où se termine la grande route des caravanes, est un autre port souvent ciblé par les pirates. Les navires de Turan ont tendance à naviguer dans les eaux de Rhamdan, souvent pour protéger les navires qui transportent des marchandises de l’extrême Orient vers Aghrapur et d’autres ports de l’ouest. Une route marchande relie Khoraf et Rhamdan, permettant aux deux villes de se prêter mutuellement un soutien militaire et des biens si elles sont assiégées ou harcelées par les pirates. Cette ville se trouve de l’autre côté du Vilayet par rapport à Aghrapur, pour faciliter le transport des marchandises afin que les caravanes puissent éviter les marécages et les pièges liés à la traversée du Vilayet.​

Razadan

Razadan a été brûlée par Yezdigerd pendant ses guerres de conquête pour son père Yildiz. La ville est la jumelle de Dimmorz, une autre ville assiégée par Yezdigerd. Les Hyrkaniens à tête rasée de cette région vénéraient une idole de pierre. Le corps de l’idole a été gardé à Razadan. Ensemble, la tête et le corps constituaient une puissante statue s’animant sous le commandement de quiconque détenait une certaine amulette.Cette dernière, la tête et le corps sont maintenant quelque part dans Aghrapur.​

Sogaria

Au nord de la frontière turanienne, Sogaria se situe dans une vallée fertile de la partie occidentale des steppes. De grands gongs sonnent la nuit pour signaler la fermeture des portes. En dehors de la ville se trouvent des enclos et des champs communs pour les animaux des caravanes. Un peu plus près de la cité, on trouve des terrains de campement pour les caravanes. Une fois la nuit tombée, seules les personnes ayant un sceau de plomb marqué par un magistrat sont autorisées à entrer, mais la plupart des gardes peuvent être soudoyés. Décrite comme une ville seigneuriale, Sogaria achète des soies khitanes, les teint avec des colorants vendhyens et les commercialise dans l’ouest. Les tours des bâtiments publics sont construites en marbre blanc. Peu ici sont démunis. Les jardins suspendus remplissent les toits et les balcons de la ville et les fleurs poussent en quantité. Les rues sont pavées et des fontaines sculptées fournissent de l’eau à la plupart des intersections. Sogaria est alliée à Turan et peut envoyer des renforts à Bukhrosha si nécessaire. Sogaria a une population de 26 000 habitants. Au nord de Sogaria, au bord d’un ruisseau, se trouve le fort de Khulm.​

Sythia

Sythia est une cité-état des terres du nord et borde l’est de l’Hyperborée. Une reine sorcière règne sur Sythia et il y a une horrible fosse d’âmes perdues dans la citadelle. Le chemin menant à la citadelle est bordé de piques sur lesquelles reposent de crânes.​

Vidara

Vidara est une ville corinthienne située dans les contreforts de l’Hyrkanie. La ville est murée et se situe entre la province turanienne de Dimmorz et la province hyrkanienne de Balkhana. C’est une communauté pacifique d’expatriés dirigée par un conseiller principal. Un grand bâtiment étrange et arrondi se trouve dans la ville de ces bergers et agriculteurs. Les gens ne vont pas dans ce temple qu’ils nomment la Maison des Maudits. Des tunnels filent sous la maison où vivent les maudits, des Corinthiens dont la peau se décompose. Les Corinthiens ont trouvé cette ville abandonnée et l’ont investie.​

Wan Tengri

Wan Tengri est une ville peuplée d’une race orientale. La ville est connue pour ses hautes tours gracieuses. Elle se trouve sur le lac Ho au centre du désert des sables noirs. Elle est gouvernée par une sorcière du clan Wan. Une grande tour de feu domine la ville. Ce serait de cette tour que proviendraient les vents démoniaques qui protègent la ville.​

Zhamakand

Zhamakand est une ville située dans le sud de l’Hyrkanie, au pied des montagnes Colchian. Elle est dirigée par Shaibar Khan, qui a conquis la ville à la recherche d’un trésor légendaire. La ville est construite dans une architecture de style turanien.

Tribus Hyrkaniennes Importantes

Les Kuagirs représentent l’une des plus grandes tribus nomades de la steppe. La princesse Zosara de Turan, fille du roi Yildiz, épousa le grand Khan Kujula du Kuagir et lui donna un héritier.​

La tribu nomade que l’on trouve dans l’extrême nord-est de la province d’Hyrkanie est appelée Wigur. Ses membres ont des jambes courtes et étroites, la peau sombre et leurs cheveux noirs sont tressés. Les Wigur s’habillent de fourrures et de peaux, peignant leurs visages. C’est un peuple chamanique. Leurs chamans peuvent invoquer des visions avec leurs tambours et leurs encens.​

Les tribus nomades des déserts du sud sont les Juhanna. Ce sont les nomades du désert les plus féroces de la région entourant le Puits de Harith, terres revendiquées par Turan. Les Juhanna sont des ennemis honorables et justes. Ils n’aiment pas que les femmes parlent avec la même audace que les hommes. Ils semblent honorer Ishtar de manière incongrue.

Dans les steppes au nord-est de la Brythunie vit une tribu de femmes sauvages qui ne tolèrent aucun homme parmi elles. Les garçons sont tués. À l’âge de 15 ans, les filles sont emmenées dans les collines du nord et livrées à elles-mêmes pendant un an. Les survivantes sont ramenées pour devenir membres à part entière de la tribu. Ces femmes sont connues comme la tribu des Sœurs guerrières.​

La horde des Ashkuz est composée de la tribu des Budini (les pires ivrognes sous le Ciel éternel), des Geruls (qui portent des tatouages verts sur leurs visages et sont de potentiels cannibales) et de la tribu des Arpad (notables archers). La horde des Ashkuz enterre ses morts dans une nécropole secrète appelée la Cité des monticules située deux jours au nord-ouest de Sogaria.​

Histoire hyrkanienne

L’histoire d’Hyrkanie et de ses peuples commence avec celle des Lémuriens et, bien sûr, avec le Cataclysme qui a coulé leurs îles. Les Lémuriens, assez chanceux pour échapper à la dévastation de leurs maisons, furent rapidement réduits en esclavage par une civilisation mystérieuse non thurienne située sur la côte est de Thuria. Pendant des millénaires, les Lémuriens ont été battus et opprimés en tant qu’esclaves jusqu’à ce qu’ils se soient finalement soulevés et aient sauvagement massacré leurs maîtres. À cette époque, les Lémuriens n’étaient guère plus que des bêtes.​

Le royaume du Khitai s’est développé et a commercé avec les nouveaux maîtres des côtes au nord, ce qui a entraîné leur ascension du niveau des bêtes sauvages. En s’éloignant de leur nature bestiale pour devenir un nouveau peuple, ils ont adopté un nouveau nom : les Hyrkaniens. Ils se déplaçaient lentement et inexorablement vers l’ouest, où les Hyboriens commençaient leur propre ascension vers la domination. Alors même que le reste de leurs anciens maîtres conquéraient le territoire des Rois Géants et fondaient la Stygie, la culture hyrkanienne, forte du contact avec le Khitai, développait son propre mode de vie. Se trouvant sur les steppes, les Hyrkaniens maîtrisaient le cheval.​

Renforcés par leur victoire historique sur leurs anciens maîtres, les Hyrkaniens développèrent une culture guerrière qui s’étendit par la conquête. Les peuples autochtones ont été soit absorbés soit complètement décimés par les Hyrkaniens, en fonction de leur volonté de se soumettre à eux et à leur tribut. À un certain moment, probablement autour de la zone connue aujourd’hui sous le nom de Pathenia, les Hyrkaniens ont commencé à se mêler aux aborigènes, créant ainsi un deuxième type racial d’Hyrkanien.​

Les Hyrkaniens finirent par atteindre la mer de Vilayet. Les nouvelles de leur venue ont sans doute rempli les tribus Hyboriennes de peur, puisque l’Hyperborée avait probablement été assaillie par des tribus aborigènes du nord qui fuyaient racontaient la violence de cette horde dévastatrice de cavaliers pillards.​

Une tribu d’Hyrkaniens extrêmement puissante s’est développée au sud, se dirigeant rapidement au nord, pour envahir les alentours de Vilayet et fonder Turan. D’autres Hyrkaniens ont essaimé autour de l’extrémité nord du Vilayet et se sont heurtés aux Hyperboréens lors d’affrontements horriblement violents autour de leurs avant-postes orientaux. Les Hyperboréens ont réussi à endiguer la marée déchaînée des Hyrkaniens et continuent de le faire. Turan est toujours leur plus grand royaume et les Hyrkaniens continuent leur poussée vers l’ouest, promettant de baigner celui-ci dans le sang rouge et le feu brillant pendant qu’ils piétineront les murs en pierre des Hyboriens.​

Créatures hyrkaniennes

​Les chevaux hyrkaniens prospèrent dans la steppe, tout comme les chèvres, les moutons et les bovins. Les autres animaux des plaines comprennent des éléphants, des loups, des mammouths et divers types de petit gibier. Beaucoup d’animaux qui vivent dans la steppe y sont en pâture. La plupart des herbivores des steppes forment des troupeaux ou creusent des terriers. Les grands singes gris peuvent être trouvés dans les régions montagneuses, y compris le fameux homme de Pathenia.​


Remerciements à Zicha pour la traduction
Source : JdR Conan Return to the Road of Kings