Terres Pictes

Terre de forêts sombres et de démons aux visages peints

Par delà la rivière, le primitif régnait dans les forêts ombragées, des huttes en chaume auxquelles étaient accrochés les crânes souriant des hommes, des enceintes de murs de boue où les flammes vacillaient et les tambours résonnaient, et les lances étaient aiguisées dans les mains de sombres et silencieux hommes aux cheveux noirs emmêlés et aux yeux de serpents.​
Les négociants venaient, et les prêtres de Mitra, marchant pieds nus et les mains vident, mouraient atrocement, pour la plupart ; mais les soldats suivaient et les hommes avec des haches dans leurs mains, et les femmes et les enfants dans des chariots tirés par​des bœufs. Par delà la Rivière du Tonnerre, les aborigènes furent repoussés, par le massacre et la boucherie !​ Mais les peaux-noires n’ont pas oublié qu’autrefois, Conajohara était leur.​
Ces yeux qui brillaient à travers les buissons du fort au bord de la rivière. Autrefois, les hommes noirs ont construit des huttes où se tient le fort à présent. Et leurs huttes se dressaient là où se tiennent désormais les champs et les cabanes de bois des colons aux cheveux blonds, depuis Velitrium, cette ville frontière brute sur la rive de la Rivière du Tonnerre, jusqu’aux rivages de cette autre rivière qui longe les Marches Bossoniennes.​

– Beyond the Black River –

​Les Pictes sont une race de barbares belliqueux, puissants et obscurs, la plus féroce de toutes les ethnies sauvages. Robert E. Howard était fasciné par les vrais Pictes, les Calédoniens d’Ecosse. En combinant les informations qu’il avait sur les Pictes et les légendes sur les ​Amérindiens, Howard fut capable de créer une épopée fantastique sur les sauvages fictifs qui eurent une prise inexorable sur son imagination. ​Les pictes apparaissent dans les histoires de Kull, tout autant que dans les trois récits de Conan Au-delà de la Rivière Noire, Le maraudeur noir et Des loups sur la Frontière.
Les Pictes sont également une figure emblématique de son essai, L’Âge Hyboréen. Un jour, les Pictes détruiront l’Aquilonie et entraîneront la fin de l’Âge Hyboréen.
Bien d’autres informations peuvent être trouvées dans Au fil de la Rivière du Tonnerre.

Les Pictes sont un peuple petit à la peau basanée. Ils font partie des races blanches, mais les peuples civilisés ne se réfèrent jamais à eux de cette manière. Leurs demeures sont décorées avec les effroyables crânes de leurs ennemis. Ils vivent dans des grottes ou des abris dans les arbres au même titre que dans des villages faits de huttes de boue et d’argile.​

Les villages sont entourés de palissades. Chaque aspect de leur vie est dominé par la conscience de leur environnement hostile. Chaque rite, cérémonie et superstition met l’accent sur le respect de celui-ci. Leur art souligne cette connexion avec la nature et se concentre sur les plantes, les animaux et les habitants de leur région.​

L’art a en général pour sujet l’animal totem de la tribu.

​Les Pictes se peignent des symboles distinctifs sur le visage et le corps représentant leur tribu et leur objectif : la chasse ou la guerre.​

La culture tribale

​Les Pictes se trouvent à l’Âge de Pierre, l’une des cultures les plus primitives de l’Âge Hyboréen. Ils vivent en petites tribus et chassent dans leur forêts désolées, traquant avec une habilité exceptionnelle.​

Ces tribus sont construites autour de clans nommés par leurs animaux totems. Leur identité est complète et profonde. Ces clans croient souvent qu’ils sont les descendants de ces esprits-animaux ou qu’ils partagent un ancêtre commune avec leur animal-totem d’une façon ou d’une autre.​Chaque tribu vit dans sa propre région avec ses propres traditions et rituels. Les clans ne coopèrent généralement pas entre eux et se font même la guerre la plupart du temps. Un clan est simplement un rassemblement de groupes familiaux. Pour les Pictes, la famille et la parenté sont la clé de la stabilité de la tribu et définissent les droits et obligations de chaque Picte envers les autres. Les relations familiales définissent comment les Pictes agissent entre eux. Les quelques étrangers qui viennent dans les villages pictes pour un temps limité sont alors adoptés et nommés frères ou cousins, ainsi les Pictes connaissent leur statut social et savent comment agir envers eux.​

Les totems tribaux

​Les tribus sont nommées par rapport à leurs animaux-totems. Ces totems sont d’une importance vitale pour les clans.​

Pour les Tortues, l’univers est englobé dans la carapace de la tortue. La tortue est endurante et patiente, tout comme les membres des clans de la tortue. Leur joaillerie est faite à base de carapaces de tortues qui sont étonnamment lustrées et translucides ​lorsqu’elles sont polies.​

L’esprit Alligator est un chasseur féroce, capable d’abattre de larges proies. Les clans de l’alligator se voient ainsi. Le foie et les entrailles d’alligator sont utilisées par les chamans pour créer de puissantes magies.​

Les Faucons et les Aigles sont parmi les plus prédateurs des clans, leurs totems symbolisent les guerriers et les chasseurs.​

Les Chats sauvages sont de parfaites machines à tuer, discrets et silencieux comme leur animal-totem.​

Les clans du Loup attaquent en meute, poursuivant généralement leurs victimes sur de longues distances en faisant de petites attaques sporadiques dans le but d’épuiser leur cible.​

Le Corbeau, qui a appris aux premiers Pictes à survivre, est vu comme un messager ou un prophète du monde des Esprits.​

Chaque animal-totem de clan sert de guide spirituel, particulièrement pour le chaman.​

Clans et compétences

​Les différents clans mettent l’accent sur différents talents. Malgré cela, tous les Pictes tendent à maîtriser la plupart des compétences utiles à la chasse autant qu’ils le peuvent.​

Ceux de la Tortue valorisent l’endurance, l’artisanat, les pièges et l’écoute.​Les Alligators valorisent les compétences furtives pour leurs embuscades.​Les Faucons et les Aigles ont tendance à être fantastiques dans les compétences d’éclaireurs. Il est très difficile de se cacher d’eux.​

Les Chats sauvages sont les meilleurs pour les déplacement silencieux et pour surprendre leurs proies.​ Le clan du Loup maîtrise l’art de la traque, la recherche et la survie.

Les Corbeaux se concentrent sur la survie et arrachent les yeux de leurs captifs pour les​ empêcher de s’enfuir.​

Ils sont des centaines, si ce n’est des milliers, de clans vivants dans les terres désolées pictes.​

Le sort des captifs

​Les Pictes ne font pas d’esclaves.

​Ils utilisent leurs femmes pour faire leurs besognes et tâches ménagères, donc, dans leur mentalité, ils n’ont pas besoin d’esclave.​

A la place, leurs captifs sont sacrifiés aux esprits et à leurs dieux sinistres ou échangés aux autres tribus contre leurs propres captifs.​

Certaines tribus Pictes brûlent leurs captifs vivants, d’autres les maltraitent et d’autres encore les livrent en pâture aux animaux ou aux plantes carnivores. La torture est commune vue qu’elle faire plaisir aux esprits, qui sont vengeurs.​

La vengeance

​Le sens de la vengeance est intense chez les Pictes. Les vendettas sont courantes et résultent en guerres entre tribus s’étendant sur plusieurs générations.​

Les Liguriens

​D’autres humains s’attardent parfois sur les terres désolées pictes. Les Liguriens, une autre race blanche mais non Hyboréenne, vivent dans la forêt et sont en guerre contre les Pictes.​

Ils sont grands et blonds, mais leurs origines restent inconnues. Peut-être sont-ils les survivants d’un peuple aborigène supplanté par les Hyboréens et repoussé dans les terres désolées où il aurait adopté le style de vie picte pour survivre.​

Les tambours parlants

​Les Pictes ont développé une méthode de communication sur les longues distances usant de tambours. Appelés les tambours parlants, ces instruments résonnent sur des kilomètres, provoquant la peur dans le cœur des Hyboréens qui les entendent.

​Les Pictes sont experts dans l’usage de ces tambours et savent l’effet qu’ils provoquent chez les non Pictes.​

L’habillage picte

​Les Pictes portent des vêtements en peaux, généralement teints en noir. Les hommes portent des pagnes et des jambières et peuvent enfiler des chemises à longues-manches par temps froid. Des mocassins sans coutures leur servent de chaussures.​

Les femmes Pictes portent des robes en peaux, des jupes ou des pagnes ainsi que des mocassins souples. Certaines femmes ne portent rien de plus qu’un tablier en peau et des peintures corporelles.

​Les Pictes adoptent différents styles de peintures corporelles, en fonction de leur activité. Les peintures de chasses sont assez communes.
Si un Picte qui ne porte pas ses peintures de guerre est tué, l’action sera soumise à un châtiment par la tribu du mort.​

Troc et économie

​Les Pictes considèrent le troc comme une épreuve d’amitié et d’alliance. ​Ils ne voient pas celui-ci à la manière des Hyboréens ou des autres peuples civilisés. Pour les Pictes, le troc est une façon d’honorer les autres. Ils voient cet acte comme un échange de cadeaux et non comme une sorte de pratique commerciale. Ce comportement permet aux marchands Zingariens et Hyboréens de profiter des Pictes qui ne comprennent pas le commerce.​

Les Pictes vivant sur les côtes ou au sud font du troc avec les Zingariens. Leurs bateaux font escales sur les côtes pictes pour faire du commerce avec les sauvages peints. Ils troquent des peaux, du cuivre, de la poussière d’or, des dents de baleine et des défenses de phoque contre des armes, des ornements et du vin. Les ornements les plus prisés par les Pictes étant les plumes d’autruches.

​Ils ne font pas de commerce d’esclaves. Les Pictes ne vendent pas les leurs ni les autres en esclavage. Ils sont bien trop individualistes et fiers pour faire quelque chose du genre. Malgré tout, ils échangent les prisonniers. Des pirates viennent parfois tourmenter les rivages pictes pour y capturer les femmes et les enfants afin de les revendre comme esclaves dans d’autres parties du monde.

​De temps à autre, les Pictes font des raids sur Zingara pour voler de l’étain des montagnes ou des graines des champs.​

Les Pictes font parfois du troc entre eux, non pas pour obtenir quoi que ce soit, mais pour s’assurer de leurs alliances et se tenir informés des nouvelles. Le troc est une affaire diplomatique d’échanges de cadeaux. Des peaux, du tabac, de la viande séchée, des prisonniers et bien d’autres choses sont échangées.​ Si le cadeau est accepté, une alliance fragile et une paix temporaire s’installent entre les tribus. Si le cadeau est refusé, les tribus deviennent ennemies et partent en guerre.​

L’armée des Terres Pictes

​Les Pictes ont des sociétés secrètes dévouées à la guerre. C’est ce qu’implique être un soldat Picte, faire partie d’une société militaire vouée au combat. Les soldats doivent toujours être des membres productifs de la société, des atouts tels que la traque ou la ​survive sont prisés par ces membres. Les Pictes usent de plusieurs types d’armes, qui varient en fonction de la tribu. Certaines tribus pictes se spécialisent dans la production d’armes tribales, mais la plupart des guerriers éprouvent de la fierté à créer leurs propres armes. Ces armes comprennent des arcs et leurs flèches, des massues et des haches primitives.

​Un arc picte est fait de bois dur et est aussi grand que son créateur, sinon plus. Épais à la poignée pour une meilleure prise et effilés pour un meilleur tir, ces arcs peuvent s’avérer mortels. La corde de l’arc est faite de tendons d’animaux mâchés et torsadés.​

Presque tous les Pictes sont formés dès l’enfance à fabriquer des flèches et la majorité des guerriers décorent les tiges avec des signes distinctifs permettant au propriétaire de retrouver ses flèches. Les têtes de flèches sont faits de silex, de quartz, d’obsidienne, d’os, de bois d’animaux ou de cuivre. Les Pictes commencent généralement leurs combats à bonne distance pour tirer à l’arc et blesser leurs ennemis, ensuite, lorsqu’ils ont épuisé toutes leurs flèches, ils attaquent au corps-à-corps avec leurs autres armes.​

Les Pictes se battent avec une masse de guerre dans une main et une hachette primitive dans l’autre. Ces armes sont rarement plus que des branches surplombées de cailloux ou traversées par des lames en pierres fixées à l’aide de ficelles.

Certaines tribus décorent ces masses de guerre avec des visages hideux. Les tribus qui troquent considérablement avec les Zingariens ou les Aquiloniens peuvent avoir des haches plus perfectionnées, faites de métal. Quel que soit le matériau utilisé pour les fabriquer, ces armes sont utilisées pour tuer ou assommer les ennemis.​

Les Pictes sont aussi doués pour lancer leurs armes avec une précision étonnante, et certains atteignent des distances incroyables avec des armes de jet. En plus des arcs, masses et hachettes, les Pictes les plus importants choisissent d’utiliser​ ou de porter des lances ou des javelots. Seuls les guerriers les plus honorables peuvent utiliser ces armes de guerre distinctives et souvent ​grandement décorées. Les lances perçantes à pointe large sont les plus communes de ces armes spéciales. La plupart du temps, ces armes couvertes de plumes sont portées uniquement comme symbole de pouvoir et de distinction et sont rarement utilisées. Se voir donner une lance par un chef est un grand honneur chez les Pictes. Faire, prendre, ou utiliser une lance quand on ne la mérite pas est considéré comme arrogant et complètement insensé.

En outre, de nombreux Pictes ont appris l’importance d’utiliser des filets pour mettre à mal les ennemis en armures et leurs montures.
Les Pictes des côtes utilisent de larges lances appelées harpons pour chasser les grandes baleines qui nagent le long de leurs rivages.​

La religion dans les Terres Pictes

​Des milliers d’années à errer dans les forêts sombres et fantastiques et dans les marais noirs et puants ont forgé une image sinistre des dieux et du monde des esprits. Les Pictes croient que leur corps restera le même dans l’après-vie s’ils meurent au combat, et donc si un corps est laissé aux vautours ou mutilés, les Pictes pensent que le défunt souffrira grandement dans l’après-vie. Il n’y a pas pire insulte envers un Picte ou sa tribu qu’accepter que son cadavre soit mutilé, cela revient à lui faire savoir qu’il souffrira de tourments éternels et qu’il le mérite.

​Le chamanisme est la religion principale Picte, même s’il est compliqué de parler de religion Picte comme étant similaire aux religions occidentales qui existent parallèlement au séculier de la vie quotidienne. Les idées des Pictes sur la spiritualité, la superstition et les rites sont inextricablement liées à leur vie quotidienne, de telle façon que les dissocier est impossible. La vie religieuse et la vie séculière ne font qu’une, les deux sont totalement dominées par l’environnement menaçant dans lequel les Pictes évoluent.​
Le plus petit et trivial élément de la vie quotidienne implique une profonde spiritualité. Les pouvoirs mystiques résident dans chaque chose et chaque action. Chaque Picte doit prêter attention aux esprits malins qui infusent toute chose. Pour s’assurer une bonne compréhension de l’environnement menaçant qui les entoure, une classe Picte a évolué pour s’adresser aux horribles esprits et exploiter les pouvoirs mystiques de toute chose : ce sont les chamans.​

Les chamans

​Les chamans des clans manient de terribles pouvoirs magiques et ont souvent plus d’influence que les chefs de clan. Les chamans sont au cœur des horribles traditions religieuses et rituelles des Pictes. Ces derniers comprennent le bien et le mal comme des indications pour savoir si les obligations envers les esprits malveillants sont remplies, les chamans contrôlent cet aspect de la vie.

Ce sont des médiums qui agissent comme intermédiaires entre ce monde et celui des esprits haineux.

Si un Picte est mauvais et ne répond pas aux obligations du monde des esprits et de l’environnement omniprésent, il peinera à trouver du gibier, car les esprits sombres contrôlent la quantité et la qualité de la chasse. Un roulement de tambour intense peut provoquer une transe rituelle pendant laquelle le chasseur a besoin de l’aide du chaman, autorisant l’âme de ce dernier à entrer dans le monde des esprits pour trouver la source de la difficulté lors des chasses. Le chaman avise alors le Picte de ce qui apaisera l’esprit cruel et lui fera libérer les animaux qu’il a caché.​

Ne pas respecter les responsabilités imposées par les esprits est une marque d’irrespect et détruit l’équilibre et l’harmonie du monde. L’environnement cauchemardesque et les esprits haineux sont liés ensemble comme un seul être, la source de toute vie, la source de l’identité de la tribu et la source de la force de chaque Picte.​

Les tenues et les performances sont inextricablement liées à la réussite du chaman. Les chamans peuvent agir comme des animaux, s’habiller comme des animaux et parfois même se transformer en animaux. Les plumes possèdent un sens mystique pour le chaman et ses fidèles. Les masques sont également courant pour améliorer l’ambiance ou pour servir de foyer mystique.​

L’aptitude à changer de forme pour combattre les esprits est cruciale pour le chaman, que ce soit réellement ou par simulacre, car il doit pouvoir tromper les esprits nuisibles qui affligent les pictes. Avec un tel accent mis sur la performance, la magie du chaman doit être montrée et affichée à la tribu, le charisme est primordial pour la réussite du chaman. Il doit capter l’attention de la tribu et la convaincre qu’il est assez puissant pour commander aux esprits qui influent sur les terres sauvages.​

Les chamans sont doués pour l’usage des herbes médicinales et des plantes pour les rituels et les sorts. Même si le soin n’est pas leur priorité. Dans le monde Picte, réussir une chasse est bien plus importante pour le clan que de soigner, la majorité de la magie du chaman est directement utilisée pour assurer des chasses prospères. La famille et le clan sont au cœur de la société Picte et le chaman existe comme étant un serviteur de la communauté et non pas comme un sorcier privé agissant pour son intérêt personnel.​

La magie du chaman Picte est sombre et sanglante. Les autels sont bruts, léchés par les flammes et recouverts de sang. Accompagné par les roulements des tambours, le chaman danse de façon grotesque pendant que les prisonniers sont sacrifiés aux dieux terribles et aux ​esprits malveillants. Le sang renforce la magie du chaman. Il brûle les captifs vivants dans ces cérémonies horribles après les avoir capturés et torturés. Ces cérémonies tournent autour de la chasse et du cycle de la vie et sont tenues pour les naissances, les rites de passages et les morts.

​Les Pictes croient en une après-vie sombre. Après la mort, leurs âmes entreront dans le monde des esprits et hanteront la Montagne Noire de la mort dans les hauteurs du Pays Noir.​

Les dieux sinistres

​En plus des esprits qui influent toutes choses, les Pictes possède leur propre panthéon sinistre qui supervise le cosmos.​

Jhebbal Sag

​Jhebbal Sag, Dieu d’avant le cataclysme des ténèbres et des peurs primordiales, est un ancien dieu de la nature qui était autrefois prié par tout ce qui vivait, humains comme animaux.​

Les humains et les animaux l’ont majoritairement oublié mais certains s’en souviennent encore. Ceux qui se souviennent traitent les animaux et les étrangers qui s’en souviennent comme s’ils étaient de vrais frères, ce qui est le plus important pour la famille ou le clan.​

Jhebbal sag a de nombreux enfants, chacun étant le dieu d’un certain type d’animaux.​

Gullah

​L’un de ces dieux malveillant est Gullah, le poilu qui vit sur la lune. C’est un dieu gorille et les Pictes considèrent les gorilles de leur nature sauvage comme étant son animal-totem. Son autel est noir avec des flammes éternelles. Pour invoquer Gullah et commencer à détruire un ennemi, le chaman peint un crâne en noir et le jette dans le feu de Gullah. Après être entré en transe, le chaman peut parler aux ​fantômes et aux esprits. Gullah, en tant que dieu lunaire, sert probablement de gardien du monde des esprits. Il reflète les vices de l’humanité, car même s’il fait partie du monde animal, son apparence anthropomorphique fait penser aux hommes. Pour les Pictes, il est même reconnu comme le créateur du temps et, en tant que dieu lunaire, a un rapport avec la fertilité.​

Jhil le Corbeau

​Un autre fils de Jhebbal Sag est Jhil le Corbeau, un dieu moqueur et sanglant. Ses enfants sont les corbeaux, les corneilles et certains esprits démoniaques et il est naturellement le patron des clans Pictes du Corbeau. Il commande les esprits sombres et est associé à la mort.​

Jhil a appris aux Pictes comment survivre dans les terres sauvages et comment honorer Jhebbal Sag par rapport à son cycle mythique. Jhil a un désir insatiable pour la nourriture, le sang et le sexe. Il est également le messager de Jhebbal Sag et du monde des esprits. Doté du don de prophétie, il permet aux mortels d’utiliser des dés pour révéler des messages, donnant aux hommes un pouvoir d’augures. Sa vénération est faite de cérémonies gores où il demande que les prisonniers soient mutilés vivants sur son autel.​

Les Pictes vénèrent les anciens dieux qui dorment dans les abysses mais qui ne sont pas ​morts. Avec l’aide de sacrifices et de magies, ces anciens dieux se réveillent parfois…​

Le gouvernement Picte

​Les tribus sont dirigées par les chefs, les orateurs et des conseils. ​Un chef Picte n’est pas un dictateur et il existe de nombreux types de chefs parmi les Pictes et chaque village possède plusieurs chefs. Il y a des chefs civils, des chefs de mérite, des chefs héréditaires et des orateurs. Les chefs civils sont choisis pour leurs âges et leur sagesse, ils dirigent les villages en administrant la justice, organisant les célébrations, recevant les invités, attribuant les territoires de chasses et de pêche et en servant de diplomates. Ces chefs ne peuvent pas se permettre d’être tyranniques ou incompétents, sinon ils ​perdraient leurs fidèles au bénéfice d’un autre village. En plus des chefs civils choisis, il y a les chefs de mérite.​

Presque tous les Pictes naissent au bas de le hiérarchie, dans des familles de roturiers, mais en réalisant des actes mémorables, certains obtiennent le statut de chefs. Certains grands guerriers reconnus peuvent devenir chefs de guerre. Les orateurs parlant le mieux peuvent également obtenir le titre de chefs. Les chasseurs qui se distinguent peuvent devenir chefs de chasse.
Les Pictes peuvent obtenir plus d’un titre de chef.​

Un chef héréditaire qui a obtenu ce titre par sa mère n’a pas le droit de vote, mais est tout de même légèrement reconnus par respect pour son héritage. Un chef héréditaire peut gagner en réputation s’il ne fait pas n’importe quoi. Les chefs héréditaires dirigent les propriétés de la communauté et on attend d’eux qu’ils fournissent des chiens et des canoës pour la chasse ou la guerre. Ils sont également responsables des stocks et réserves du village pendant les mauvaises saisons.​

Les orateurs sont choisis pour leur intelligence et leurs talents diplomatiques pour les annonces sur les décisions prises aux conseils et par les chefs. Les orateurs ont une mémoire impressionnante et tiennent lieux d’archives des décisions et de l’Histoire.​

Les femmes du village, comme tout collectif, ont droit à un orateur au même titre que les guerriers.​

Les orateurs, avec les chefs et les anciens du villages, des deux sexes, qui ont également le droit de parole au gouvernement en vertu de leur âge, se réunissent en conseil pour prendre les décisions. Ce conseil est responsable de la politique et des décisions locales.​ Le schéma de gouvernement du village s’étend dans toute la tribu, et de grands chefs civils peuvent être élus pour gouverner plusieurs villages.​

De puissants chefs de guerre peuvent réunir des guerriers de différents villages pour partir dans de grandes expéditions.

​Des chefs extrêmement puissants, comme les grands chefs Loups, qui réunissent plusieurs tribus dans un semblant d’unité cohérente, prennent le titre prestigieux de Chefs Primordiaux. Ceux-ci dirigent les autres chefs à la façon d’empereurs élus, bien qu’ils doivent toujours satisfaire leurs gens avec leurs lois sauvages.​

Chacun de ces puissants et influents chefs primordiaux possède un pouvoir et une influence égaux aux conseils, et les orateurs les conseillent pour garder le peuple satisfait.​

Caractéristiques géographiques majeures des Terres Pictes

​La terre dévastée Picte est une forêt verdoyante, parsemée de marais sinistres et de régions boisées luxuriantes. Elle est vallonnée et ressemble à une jungle par sa vitalité et sa fertilité.

A l’est demeurent les Faucons, les Corbeaux, les Chats-sauvages, les Tortues, les Panthères, les Alligators et bien d’autres. Les Faucons, les Corbeaux, les Chats-sauvages et les Tortues sont au nord-est tandis que les Panthères, les Alligators et les Loutres vivent dans le sud.​

Tous vivent le long de la Rivière du Tonnerre. A l’ouest se trouve la grande confédération des Loups. Les Aigles vivent à l’ouest des Loups le long des rivages de l’océan.​

La terre est vitale pour les Pictes et est essentielle pour leur identité. Ils doivent composer avec les dures réalités de leurs terres à chaque moment. Peu importe où et quand, les Pictes restent à l’écoute de leur environnement. Ils imitent les cris des animaux pour attirer leurs proies à portée de leurs armes et ils utilisent la lumière naturelle et les feuillages pour se cacher d’elles.

​L’environnement leur procure tout ce dont ils ont besoin pour vivre, faire des maisons, des armes, des vêtements et de la nourriture.​ Les pictes qui vivent le long des côtes de l’océan ne sont pas des marins. Ils ratissent les plages pour trouver des phoques ou des carcasses de baleines jetées par les vagues ainsi que du poisson le long des côtes. Mais ils ne s’aventurent pas dans les profondeurs de ​l’océan sauvage bleu.​

La Rivière Noire

​La Rivière Noire est une frontière commune avec l’Aquilonie et le témoin de bien des batailles avec les Pictes. La rivière possède un courant rapide, elle et pourtant assez profonde et large, charriant un volume très conséquent d’eau. La source de la rivière se trouve quelque part dans les Montagnes Noires au nord des Terres Pictes. Elle s’écoule vers le sud, le long de la bordure des Marches Bossoniennes, puis le long de la frontières avec le Westermarck. Enfin, elle dévie vers l’ouest en s’écoulant à Zingara poursuivant sa course vers la mer​ ouverte. La capitale zingarienne, Kordava, siège à son embouchure.​

La Rivière du Tonnerre

​La Rivière du Tonnerre est une autre rivière aquilonienne importante et sert de frontière avec les Terres Pictes. Elle est nommée la Rivière du Tonnerre pour ses longues étendues de rapides dans le nord de Zingara et dans le sud de la Bossonie.​

Sites importants des Terres Pictes

Le marécage fantomatique

​C’est un lieu où les Pictes tiennent des pourparlers. Il se situe au sud-ouest de la baie de Tullien dans le Westermarck d’Aquilonie.​

La baie de Korvela

Il s’agit d’une colonie costale fondée par un exilé Zingarien, le comte Valenso de Korzetta. Un château-fort en bois y a été construit par les serviteurs du comte et détruit un an plus tard par les Pictes.​

Histoire des Terres Sauvages Pictes

​Les Pictes étaient déjà une ethnie barbare, même dans les temps faibles et légendaire d’avant le Cataclysme. Ils vivaient dans une archipel dans l’océan de l’ouest. Quand le grand Cataclysme a détruit les fondations de tout ce qui existait, les îles Pictes furent repoussées, formant des montagnes dans le nouveau continent. Ils furent anéantis, mis à part une seule colonie dans le sud de Valusia.​

Pendant le millénaire suivant, les Pictes ont régressé à l’âge de pierre sauvage. Ils chassèrent les groupes survivants d’Atlantes des ruines de Valusia. Même suite au Cataclysme, les Pictes ont gardé le sens de l’identité et restèrent sur leurs terres, mais le petit Cataclysme détruisit ces terres et les Pictes furent dispersés. Le terme Picte ne fut alors plus un terme d’identité ethnique mais juste un mot pour les distinguer des animaux vu qu’ils n’eurent plus aucun contact avec d’autres êtres humains.​

Les Atlantes survivants, anciens ennemis des Pictes, régressèrent encore d’avantage, jusqu’à l’état simiesque. C’est ainsi qu’ils restèrent jusqu’à l’arrivée des Hyboréens venus du nord. Les Hyboréens trouvèrent les Pictes, restés à l’âge de pierre, n’ayant eu aucun contact ni avec les Achéroniens, ni avec le peuple de la vallée Zingg. Ils furent conduits dans les forêts de l’ouest, une région sauvage qui s’étendait de la frontières du Vanaheim dans le nord jusqu’à Zingara dans le sud. A l’ouest, la région était longée par l’océan et à l’est, les Marches Bossoniennes la cernant.​

Dans l’Histoire récente, dans un effort d’expansion, initié par le roi Vilerus et poursuivi par le roi Numedides, l’Aquilonie fit une tentative malheureuse de colonisation d’une partie des Terres Sauvages Pictes. Les Pictes refusèrent de se soumettre et relâchèrent leur furie, détruisant le fort des Aquiloniens dans une guerre rappelant la tentative de colonisation de l’Aquilonie en Cimmérie.​

La faune des Terres Sauvages Pictes

​Sangliers, élans, panthères, tigres à dents de sabre, serpents, ours, loups, dragons-stégosaures, et bien d’autres sortes de monstres étranges et d’animaux cachés vivent dans la forêt des Terres Pictes. Parmi les plus étranges ont peut trouver les démons des marais et les chakans.​


Remerciements à Hettyk pour la traduction
Source : JdR Conan Return to the Road of Kings