Zamora​

Les tours aux mystères infestés d’araignées

Zamora est une mystérieuse nation de voleurs, kidnappeurs, extorqueurs, prostituées et sorciers. De vieilles sorcières des haies se mêlent à la population des villages tandis que les cités les plus vastes abritent de puissants prêtres à la magie si redoutable que le roi lui-même les craint.​

De peau, yeux et cheveux généralement sombres, les Zamoréens considèrent la pâleur comme un signe de beauté et de bonne santé, un symbole de richesse et de fertilité. Ceux dont la peau revêt des teintes albâtres sont admirés pour leur grâce et leur beauté. De nombreuses routes commerciales traversent Zamora et tout spécialement sa capitale, Shadizar la Perverse, ce qui fait des cités zamoréennes un environnement cosmopolite où se côtoient des hommes et des femmes de toutes les origines. Shemites, Corinthiens, Turaniens, Hyrkaniens et de nombreux autres ont trouvé leur place à Zamora.​

Un peuple malfaisant

​Prêtres et sorciers abondent en Zamora, bien que leur présence soit loin d’égaler celle de leurs semblables en Stygie. Zamora est un royaume ancien dont le peuple descend de la mystérieuse race des Zhemri, espèce antique et malveillante ayant côtoyé les Rois Géants en des temps pré-Cataclysmiques. La bonne fortune des Zhemri et, plus tard, de Zamora, a grandement fluctué au cours des 3000 ans d’histoire de cette civilisation, jusqu’à sa décadence actuelle. Son peuple est à présent considéré comme une race de voleurs, d’assassins et de sorciers.​

Les Zamoréens n’ont que peu de respect pour les droits d’autrui et ne servent généralement que leurs intérêts personnels. La corruption est un véritable mode de vie en Zamora, elle est attendue et encouragée. Peu de Zamoréens considéreraient réaliser une transaction commerciale n’impliquant aucune forme de corruption. Employeur et employé s’attendent à alourdir leurs bourses avec des pot de vin qui viendront graisser les rouages des transactions commerciales. Témoignages, justice et autres biens et services sont à vendre. La corruption induit un certain cynisme et une méfiance généralisée des Zamoréens à l’égard de l’institution. Les Zamoréens, dans leur ensemble, n’ont aucune confiance en l’intégrité du gouvernement, de la justice, des services d’ordre, des religions… En somme, tout ce que la corruption a pu atteindre.​

Des voleurs dignes de confiance

​Les voleurs Zamoréens n’ont pas d’égaux et sont réputés pour ne jamais trahir leurs employeurs. Rien à voir avec l’honneur, les Zamoréens ont simplement compris depuis longtemps qu’un certain degré de confiance était bon pour les affaires.​

Hédonisme

​Les Zamoréens ont tendance à faire preuve d’un égoïsme hédoniste. Tout plaisir est bon et naturel et toute douleur est mauvaise et doit être évitée. La plupart des Zamoréens s’évertuent à maximiser leur plaisir personnel et minimiser leurs peines. Pour beaucoup le plaisir est devenu l’unité de mesure du Bien et du Mal. En grande majorité, les Zamoréens considèrent que la luxure et le vice doivent être satisfaits afin de combler le moindre de leurs désirs. Leur vision de la sexualité est totalement débridée ; homme, femme, animal, si l’on peut avoir des relations sexuelles avec alors tout est parfaitement naturel !

Rôle des sexes en Zamora

​Les êtres humains sont susceptibles d’être la propriété d’un autre en Zamora, et c’est tout particulièrement vrai en ce qui concerne les femmes et les enfants. La valeur d’une femme dépendra de ses talents de divertissement ou des tâches domestiques qu’elle peut accomplir. Dans l’esprit d’un Zamoréen, une femme remplit nécessairement l’une ou l’autre de ces tâches. Une femme ne peut pas accéder à un poste administratif.​
Jusqu’à son mariage, une femme reste sous la garde de son père ou de tout autre homme de sa famille, si le père est mort. Un père dispose de tous les droits sur sa progéniture et vendra généralement sa fille à l’époux le plus fortuné, sous le même statut que n’importe quel bien acheté.​

Amour et mariage

​L’idée d’amour chevaleresque, courtois ou romantique n’a absolument pas sa place en Zamora. On reconnaît l’impact de la luxure, mais les mariages sont en grande partie arrangés pour des raisons économiques et sociétales. On traite le mariage comme n’importe quelle transaction commerciale, avec termes et paiements. Faire la cour est un acte carriériste, pas romantique. Les possessions d’une femme sont transmises à son époux lors du mariage, par conséquent hommes et femmes prennent l’acte de courtiser avec grand sérieux et ne l’entreprennent pas à la légère. Une femme se considère comme un bien de valeur, sachant pertinemment qu’une fois mariée/vendue, elle sera non seulement subordonnée à son mari/acheteur, mais complètement assimilée à lui dans un sens légal.​

Vêtements zamoréens

​Pour les plus basses strates de la société zamoréenne, les vêtements représentent un enjeu personnel et une expression de son individualité. Un vêtement peut être volé, donné ou acheté d’occasion. Cicatrices, tatouages et piercings sont commun chez les basses classes ; renforçant l’individualité de ceux qui se sentiraient autrement perdus dans la masse.​

Serviteurs et artisans préféreront des vêtements appropriés à leur travail, souvent agrémentés de touches personnelles, marquant une fois encore leur individualité. Les apprentis revêtent des tabliers de cuir, les danseurs s’ornent de médailles carillonnantes parfois accompagnées de bandes de soie – parfois pas. Les charretiers portent des tuniques solides mais grossières. Bien que les Zamoréens aient la peau sombre de manière générale, c’est spécialement vrai pour la classe ouvrière dont la peau se tanne durant les travaux en extérieur.

Les personnes appartenant à la classe marchande portent vêtements de velours, de lin et parfois même de soie, alliant qualité et facilité de mouvement. L’habillement se doit d’être de bonne facture tout en restant fonctionnel et la versatilité du vêtement passe avant l’esthétique. Ceux qui se sont hissés au statut de marchand depuis les strates inférieures portent souvent des gants afin de dissimuler leurs cicatrices et la rugosité de leurs mains qui risqueraient de trahir leurs origines humbles. A mesure que la richesse augmente, les bijoux remplacent les tatouages comme preuve d’individualité. Lorsqu’un homme de basse extraction se hisse parmi les plus aisés, il se donne généralement du mal pour dissimuler toutes ces marques considérées comme rustres ; presque d’une autre culture.​

Les nobles Zamoréens portent des vêtements de soie et autres matériaux de qualité. L’esthétique et la richesse du vêtement priment sur sa fonctionnalité et l’expression personnelle. Étonnamment, les bijoux ne sont portés qu’avec parcimonie, mais le peu que l’on affiche est toujours de la plus haute qualité et de la plus grande beauté. On favorise les couleurs discrètes.​

Statut social

​Il y a cinq classes économiques différentes en Zamora, chacune ayant ses propres règles implicites et coutumes secrètes. ​Au sommet de la pyramide se trouvent les nobles et dirigeants des guildes d’artisanat.​

La noblesse zamoréenne mène une vie précaire : si les terres, la réputation ou popularité d’un noble sont perçues comme supérieures à celle du roi Tiridates, il trouvera la mort. Si un noble laisse percevoir le moindre signe d’insatisfaction envers son roi, il trouvera la mort. Les espions et assassins du roi sont présents dans chaque Maison de noble et ces derniers le savent pertinemment. Beaucoup de nobles ont identifié les espions en question, mais ne font rien pour remédier à la situation par crainte des représailles royales.​

Les nobles Zamoréens s’organisent par Maisons qui s’échinent à gagner les faveurs du roi sans éveiller sa paranoïa. Elles participent activement aux vices et commerces de Zamora, employant leurs réseaux d’intermédiaires pour étendre leur influence et leur contrôle sur la capitale. Certaines ne sont guère plus que des familles de criminels tandis que d’autres descendent de l’antique noblesse Zhemri et en ont hérité richesse et statut. Les nobles contrôlent une si grande part de la richesse zamoréenne que le roi tyrannique joue un jeu complexe, entre crainte et séduction, afin de conserver le pouvoir. Les plus charismatiques et diplomatiques d’entre eux, comprenant la position délicate de Tridates et ce qu’elle implique, ont l’oreille du roi.​

Après les nobles viennent tous ceux ayant récemment construit leur fortune. Ils sont la première génération à vivre dans la richesse et se consacrent à faire fructifier leurs affaires, à atteindre une certaine stabilité et renommée. Les membres de cette classe économique allient souvent des attitudes des classes marchande et noble.​

Viennent ensuite les marchands. La classe marchande a tendance à résoudre ses problèmes par le travail et l’accumulation de richesses matérielles. On travaille dans l’optique d’obtenir richesses et position sociale. On achète des bibelots, des objets d’arts produits en masse, des habitations, des vêtements, des remèdes et autres objets similaires. Les marchands ont tendance à rationaliser les mauvaises décisions commerciales qu’ils ont pu prendre, plutôt que d’en assumer la responsabilité. Les membres de la classe marchande ne possèdent généralement pas d’esclaves, mais certains parmi les plus riches ont pu s’offrir des esclaves-concubines.​

Après les marchands viennent les serviteurs et artisans. Ils croient à la chance et à la malchance. Ils n’ont que peu d’options et s’efforcent principalement de ne pas être surpris à commettre une erreur. La plupart se concentrent simplement à accomplir leur travail de la meilleure manière possible. Le travail qu’ils effectuent et leur capacité à le mener à bien est un aspect important de leur identité individuelle. Etre capable de produire quelque chose d’utile est important à leur yeux.​

La plus basse classe (si l’on exclut les esclaves) est celle des pauvres « de génération en génération ». Ces personnes ont vécu dans la pauvreté durant les deux dernières générations ou plus. Ils ne possèdent que très peu de biens et survivre est l’objectif qui les anime au quotidien. Toute décision est prise à l’aune de ce qu’elles apporteront à leurs chances de survie. Considérant la pauvreté de leurs possessions, le quotidien pour les personnes de cette classe se résume à assurer sa survie jusqu’au soir, et c’est ce à quoi l’on consacre son énergie. La loi de la rue est le seul principe gouvernant leurs vies. Il faut être en mesure de se défendre et de défendre ses maigres possessions.​

L’esclavage en Zamora remonte à l’époque des Zhemri et forme une véritable institution. C’est une pratique encouragée et recommandée qui a des racines anciennes dans la société zamoréenne. Inspirées par la domestication animale, les lois zamoréennes autorisent l’esclavage et ce depuis aussi longtemps qu’on se souvienne. Les esclaves ne sont cependant pas la principale force de travail manuel en Zamora. En Zamora, les esclaves sont principalement des concubines ou encore des serviteurs/esclaves de maison et des eunuques (plus secondaires). Posséder des esclaves est une marque de statut social. L’esclavage n’est pas lié à des questions ethniques. Les Zamoréens ne font aucune discrimination sur les personnes qu’ils prennent pour esclaves. Les femmes Brythuniennes sont particulièrement prisées, bien que les Kushites, les Khitans, les Hyrkaniens et même les autres Zamoréens se retrouvent souvent sur le marché aux esclaves. Jeunesse et beauté sont les principaux prérequis pour un esclave.​

Mobilité sociale

​On monte dans les strates sociales en s’enrichissant ou par le mariage avec une personne issue de la caste supérieure.​

Echanges et économie

​Zamora est une destination marchande privilégiée pour les caravanes d’esclaves venues de Turan, et c’est particulièrement vrai pour ses cités de Shadizar et Arenjun. Malgré l’inquiétude de Zamora vis-à-vis de l’avancée turanienne sur ses frontières montagneuses, elle est ravie d’accueillir ces caravanes. L’esclavage est le bienvenu en Zamora.​

Une grande partie des gens du commun installés hors des grandes cités vivent de l’élevage de moutons et de bétail. Zamora possède également des mines d »étain, de cuivre et de fer dans les montagnes qui forment les deux tiers de ses frontières.​

L’armée de Zamora

​L’armée régulière de Zamora réunit approximativement 10 000 hommes. Ils portent des casques d’acier, des jambières de bronze, des vestes de cuir ornées de boutons de bronze et sont équipé de bocles (petits boucliers ronds proches de la targe). Leur arme de prédilection est la lance. Arcs, piques et épées courtes sont également communs. Si le roi Tiridates souhaite enrôler plus d’hommes, il se contente d’en faire un décret : il peut ordonner à n’importe quel homme, femme ou enfant de servir dans son armée pour une durée quelconque. La plus grande part de l’armée régulière est stationnée dans la cité où le roi réside à ce moment, généralement Shadizar ou Arenjun.​

La tactique habituelle de Zamora face à une armée d’envahisseurs est de faire assassiner les commandants ennemis ou de maudire les dirigeants du royaume attaquant. L’armée, quant à elle, se consacre plutôt à chasser les renégats, dissidents et criminels, plutôt que d’affronter l’armée ennemie. Les soldats voyagent souvent par groupes de cinq, trois armées d’arcs et deux de piques et équipés d’épées courtes et de bocles (sortes de targes).​
L’armée royale zamoréenne, appelée Ceux du Roi/La Propre du Roi (The King’s Own) représente l’élite de l’armée régulière. La plupart de ses membres sont des Zamoréens s’étant avérés singulièrement doués pour traquer rebelles et criminels, ayant établi les meilleures corruptions au meilleur moment et obtenus les contacts les plus avantageux. Bien qu’ils soient sujets à une réputation de vilenie, certaines exceptions parmi les gardes royaux ont su se construire une réputation de bravoure. Ces derniers sont souvent choisis pour accompagner le roi dans ses voyages. Le roi place parfois certains de ses gardes auprès de personnes d’importance ou d’influence ayant obtenu ses faveurs.​

Le Guet (matin/jour/nuit) est la milice en charge de faire respecter l’ordre dans les cités de Zamora, au service des magistrats. Ses membres sont équipés d’armes d’hast. Leur pouvoir leur vient du roi et sert autant à maintenir l’ordre qu’à encourager le crime…​

La religion en Zamora

​Les Zamoréens vénèrent de nombreuses divinités et n’ont aucun problème quand il s’agit d’importer et d’accepter des dieux étrangers. La plupart des cités zamoréennes ont un dieu local patron de la ville qui la représente d’une manière ou d’une autre. Le dieu-araignée de Yezud est l’une de ces divinités. D’autres dieux représentent des forces naturelles ou encore des concepts, comme c’est le cas de Bel, dieu Shémite adopté par Zamora, patron des voleurs et de la cité d’Arenjun. Pour un étranger, le Panthéon Zamoréen semble extrêmement complexe et difficile à comprendre, voire carrément oppressant. Tous les prêtres Zamoréens imposent une obéissance absolue de la part de leurs congrégations et développent des talents de mesmérisme afin d’assurer la loyauté sans faille des leurs.

Gouvernement zamoréen

​Zamora n’est pas une société féodale mais sujette à un régime despotique en proie à la corruption et à la sorcellerie. Le roi Tiridates est un tyran ivrogne, certes, mais qui comprend on ne peut mieux ce qu’est vraiment Zamora. Il laisse pourtant son royaume dans une situation difficile : les Zamoréens ne peuvent en aucun cas laisser leur roi échouer car il n’existe aucune opposition organisée susceptible de prendre le pouvoir si le tyran venait à tomber. Tout dépend du roi. Ce système s’avère d’une efficacité fulgurante lorsque les choses vont bien, mais n’offre aucune solution alternative en cas de crise.​

Bien que son pouvoir n’ait jamais été remis en question, le roi Tiridates est cependant facilement manipulé par de charismatiques conseillers qui orientent ses décisions dans un sens ou un autre. Dans le pire des cas, le roi est à vrai dire si saoul qu’il se trouve dans l’incapacité de prendre la moindre décision, laissant tout pouvoir au Conseiller royal jusqu’à ce qu’il décuve. De même, prêtres et sorciers jouent sur ses craintes et sa paranoïa pour influencer ses décisions, le manipulant aussi aisément que s’il n’était qu’un pantin entre leurs mains. Et bien que les nobles et le reste de la famille royale soient tenus en respect, ils disposent également de certaines ressources pour infléchir les décisions royales : le sérail est un véritable nid à intrigues et persuasions sexuelles. Ainsi, tout ennemi secrètement présent à la cour est susceptible d’influer sur les décisions du roi Tiridates.​

Le roi n’autorise ni débats ni communications publiques d’idées politiques différent des siennes. Son règne d’ivrogne tyrannique lui vaut cependant de nombreux ennemis contraints à garder secrète leur opposition au pouvoir royal. L’omniprésence des espions royaux couplée à la rapidité implacable avec laquelle le roi réagit à la moindre opposition dissuade ses opposants à se regrouper et complique toute tentative d’unification de ces derniers. Certains militaires souhaiteraient voir leur royaume s’appuyer un peu plus sur son armée et un peu moins sur les subterfuges des sorciers, pour adopter un style de gouvernement plus hyborien. La plupart souhaitent tout simplement renverser le tyran pour prendre sa place, persuadés d’être plus aptes à gouverner que le roi ivrogne. De nombreux prêtres lorgnent également sur les rênes du pouvoir et rêvent de faire de Zamora une théocratie inspirée du modèle stygien et d’autres cultures anciennes.​

Le roi protège sa nation grâce à un impressionnant étalage d’assassins, de sorciers et d’espions ; n’ayant aucune confiance en la loyauté de ses sujets pour le protéger. Il se contente ainsi d’une armée réduite et consacre ses efforts sur l’assassinat, aux enlèvements, à l’espionnage et à la sorcellerie.​
Seul le roi a l’autorité d’engager des armées de mercenaires. Si un noble s’y essayait, il risquerait ses propriétés, sa vie et celle de sa famille. Il est cependant possible d’engager un groupe réduit de mercenaires en guise de garde rapprochée à condition d’en avoir obtenu l’autorisation officielle et légale. Les mercenaires représentent une bonne source d’informations sur les guerres étrangères. Étant sur la route de nombreuses caravanes marchandes, Shadizar est aussi un lieu de premier choix lorsqu’il est question de nouvelles et rumeurs venues de l’étranger.​

Tiridates place des mercenaires à la tête des escadrons militaires zamoréens, sachant parfaitement qu’un étranger ne pourrait jamais nourrir l’espoir de gouverner un jour Zamora, dont les mœurs sont au mieux étranges et au pire malsaines aux yeux des étrangers. Ainsi, et dans un pur élan de paranoïa, il évite de donner la moindre once de pouvoir à un concitoyen Zamoréen qui, lui, pourrait nourrir de telles ambitions. Il engage donc des commandants étrangers pour diriger son armée, assuré qu’ils ne représenteront pas une menace pour le trône.​

Principaux éléments géographiques de Zamora

​Zamora est une terre aride et infertile, peu adaptée aux récoltes. Des montagnes encadrent le royaume sur les frontières nord-est et nord-ouest.​

Le Désert de Yondo

A l’est de la ville d’Ong, dans le nord, ces terres désolées sont envahies de ronces et de cactus, dont la plupart contiennent du poison plutôt que de l’eau. Ce désert abrite des animaux nomades, vipères, lézards, et autres créatures plus étranges parmi lesquels des vipères bicéphales qui peuvent survivre si elles sont tranchées en deux, ou encore des scarabées géants. C’était autrefois une plaine fertile qui fut détruite et avilie par la magie noire.​

Les Montagnes de Karpash

Ces montagnes forment la frontière entre Zamora et les nations de Brythunie et de Corinthie et s’étendant jusqu’à Ophir. Les passes permettant de relier la Corinthie à Zamora portent des noms tels que le Col de Donar, la Passe d’Haraan ou encore, les Gorges Hantées.​

Les Gorges Hantées

S’élevant au nord de la route de Corinthie, les Gorges Hantées ont été baptisées en raison des sifflements étranges du vent qui les traverse. Un lac hanté par des ondines, Spokesjo, s’étend au sommet de la gorge.​

Le Mont Turio

Cette montagne gelée était autrefois le plus haut pic des montagnes de Karpash, s’étendant entre Zamora et la Corinthie. Il s’agissait en fait d’un volcan qui a fini par entrer en éruption, éjectant son sommet de glace et couvrant le royaume de cendres des millions d’années en arrière. Avec le temps, le cratère a gelé et abrite à présent un lac rempli d’herbes de Sargasso. Une éruption récente a détruit le lac.​

Les Montagnes de Kezankian

Ces montagnes forment la frontière naturelle entre Zamora et Turan. De nombreuses créatures rôdent dans ces montagnes, que ce soient les hommes-singes ou le peuple des collines. Le peuple des collines de Kezankian est ouvertement hostile aux étrangers. La chaîne de montagnes a pris forme lors d’un cataclysme mineur et est plus récente que la plupart. La rivière Nezvaya traverse le nord des montagnes et crée un couloir naturel entre Zamora et Turan. D’autres passages s’ouvrent près d’Arenjun, comme celui du temple du Dieu Sanglant.​

Cités zamoréennes

​Les villages zamoréens sont généralement composés de bâtiments bas s’étalant autour de temples mineurs aux tours étroites. On peut entendre des gongs résonner dans ces tours, et y voir s’élever la fumée d’innombrables autels. Beaucoup s’ornent de statues de dieux et de démons. La plupart des cités, comme Shadizar, sont bâties autour d’oasis.​

Arenjun

Souvent confondue avec la Cité des Voleurs, Arenjun se situe sur la frontière sud-est, près de la région de Koth-Khauran. Le roi Tiridates y élit parfois résidence. Son dieu-patron protecteur de la cité est Bel.​

La Cité des Voleurs

Proche de la frontière brythunienne, on y trouve la Tour de l’Éléphant, parfaite et scintillante construction haute de cinquante pieds et dépourvue de portes et de fenêtres. Le quartier de la Fosse est l’un des lieux les plus dangereux de Zamora, ou de n’importe quel royaume connu, où se regroupent des malfrats en tous genres. La Fosse est un lieu d’une pauvreté abjecte, refuge des pauvres et des nouveaux venus égarés dans la ville qui y seront victimes de vols et d’enlèvements.​

Kalandor

Kalandor est une petite cité située au pied des montagnes et un lieu de commerce privilégié avec la Brytunie. Située au bout de la passe reliant Zamora à la Brytunie, elle abrite environ 9000 habitants.​

Khesron

Cette cité se trouve sur la route commerciale traversant les montagnes de Kezankian vers Sultanapur, à Turan.​

Ketha

Cette cité se situe sur la route commerciale reliant Shadizar à Zamboula. Son économie se base sur l’exploitation des carrières de pierres proches et l’artisanat de ses maçons. La population s’élève à 9000 habitants.​

Larsha

Cité en ruine proche de Shadizar, les légendes racontent qu’on y trouve de grands trésors et d’horribles malédictions. Elle fut bâtie en des temps Cataclysmiques par les Zhemri et fut gouvernée par les Rois Géants. Au centre de la cité s’élevait un palais creusé dans la roche escarpée. Au cœur de ces sombres ruines rôdent les momies des Rois Géants qui veillent toujours sur leurs richesses. Lors du passage de Conan à Larsha dans sa jeunesse, la cité a été détruite par un tremblement de terre. Le monolithique palais de basalte noir n’est à présent plus qu’une montagne de décombres. Les passages et chambres engloutis sous la roche sont, à ce jour, oubliés. Les gens continuent d’éviter la cité malgré sa destruction, effrayés par la menace d’anciennes malédictions.​

Ong

Réputée pour ses Inquisiteurs brutaux, Ong est une cité-état du nord de Zamora. On y vénère le dieu à tête de lion, Ong, dieu de la douleur. Sa population s’élève à 2500 habitants.​

Ramaraj

Cité zamoréenne composée de vastes jardins et de magnifiques tours, elle s’élève au milieu d’une région boisée proche des montagnes. C’est une riche cité commerçante d’environs 5000 habitants.​

Sayara

Petite cité située sur la route commerciale du nord de Zamora, reliant Shadizar à Kalandor.​

Shadizar

Connue sous le nom de Shadizar la Perverse, cette cité complexe a la réputation d’être un repère de voleurs. Elle est divisée en différents quartiers, parmi lesquels le Désert, une fosse où la débauche humaine s’exprime à l’air libre et dans l’optique d’y faire profit. On y trouve la taverne d’Abuletes, réputée pour être l’une des meilleures à Shadizar. Ici les danseuses sont nues et les voleurs circulent sans se cacher. C’est aussi dans le Désert que l’on retrouve le célèbre Bazaar Katara, où les Turaniens viennent vendre leurs esclaves, ou encore la Maison des Agneaux d’Hebra, un bordel réputé. L’auberge d’Eriakes est un point de chute populaire pour les nouveaux arrivés en ville, située juste à l’entrée du Désert. Bien que des patrouilles circulent dans les autres quartiers de la ville, ce n’est pas le cas dans le Désert.​

Dans les quartiers plus riches, la noblesse Zamoréenne réside dans des palais aux jardins luxuriants.​

Bien que Shadizar soit la capitale de Zamora et le lieu de résidence de son souverain despotique, le roi Tiridates, la majeure partie de la cité n’est en fait sujette à aucune forme de gouvernement, ou bien sous la prise d’un pouvoir quelconque obtenu à force de pots de vin, sorcellerie ou par la force brute.​

Le palais royal est d’albâtre, ses murs dépassant cinq hommes de haut et protégés par Ceux du Roi/ La Propre du Roi (the King’s Own) des troupes d’élite loyales portant des armures dorées et des casques surmontés de crin de cheval. A l’intérieur des murs se trouvent la salle du trône et les appartements royaux où des danseuses et gigolos, uniquement vêtus de bijoux, veillent à assouvir les besoins du roi ivrogne et batifolent avec les conseillers royaux et les courtisans.​

La population de Shadizar s’élève à 38000 habitants.​

Yezud

Yezud est reconnue en tant que cité des Zathites, les adorateurs du dieu-araignée Zath. Yezud est bâtie au sommet de la gorge du Mont Graf, dans les Montagnes de Karpash. Une seule route s’élève dans ces montagnes sombres, qui s’élargit parfois assez pour y loger un village et se réduit par la suite au point qu’un seul cheval peut y passer de front. Le dernier village de la gorge est Khesron où l’on ne trouve qu’un seul bâtiment public, l’auberge de Bartake. Seuls les prêtres de Zath et ceux qui travaillent pour le temple sont autorisé à demeurer dans les murs de Yezud à la nuit tombée. Yezud et ses villages-satellites ont une population combinée de 6438 habitants.​

Zamindi

Zamindi est un village sur la route reliant Shadizar à Yezud. Le village élève des chevaux, on y accepte la magie blanche mais on y brûle quiconque pratique ce que l’on considère comme étant de la magie noire. Sa population s’élève à 702 habitants.​

Zardas

Zardas est une cité de taille appréciable à la croisée de deux routes du nord, à la frontière entre Koth et Khauran. Une petite rivière la traverse. Un grand marché aux bestiaux est situé à deux milles en amont de cette dernière. Zardas est une ville fortifiée entourée d’enclos pour les bêtes des caravanes. C’est un lieu coloré où la plupart des bâtiments sont construit en brique locale, peints de teintes bariolées et ornementés d’auvents. Les rues y sont étroites. Les habitants les plus fortunés font pousser des jardins sur leurs toits. Sa population est de 6229 habitants.​

Histoire de Zamora

​L’Histoire zamoréenne prend racine dans le temps lointain de Valusia et d’Atlantis. Un peuple ancien connu sous le nom de Zhemri existait alors, hors du royaume de Valusia. Certains sages pensent que les Zhemri appartenaient au royaume de Grondar. Lorsque le Cataclysme ravagea la Terre, une partie de leur culture survécut. Durant les milliers d’années qui ont suivi, ils ont survécu parmi les rivières torrentielles et les vastes jungles de cette époque tourmentée. Une lente dégénérescence les a ramenés à l’âge de pierre avant de former une nouvelle tribu. Les savants ne s’accordent pas pour savoir si cette tribu s’est formée par la conquête ou par des alliances pacifiques. Cinq cents ans plus tard, les diables Zhemri ont entrepris de faire revivre leur ancienne culture qui ne survivait plus que par tradition orale. Durant un millier d’années encore, les Zhemri ont combattu pour reconstruire leur culture et retrouver leur gloire passée. D’antiques bibliothèques Zhemri furent découvertes et les savoirs anciens qu’elles renfermaient ont pu être étudiés à nouveau. Les Zhemri ont également combattu des tribus Hyboriennes et d’autres peuples de leur ère à mesure que l’Hyperborée gagnait en puissance. Au cours des combats, un sentiment d’appartenance et d’identité nationale a émergé. Le royaume de Zamora est finalement né des cendres de la lointaine culture Zhemri oubliée.​

Zamora commerçait énormément avec Achéron et partageait sa sinistre réputation. Le fait qu’Achéron soit tombée face aux Hyboriens mais que Zamora tienne toujours en dit long sur la puissance des Zamoréens… ou sur leur fourberie.​


Remerciements à Cafard pour la traduction
Source : JdR Conan Return to the Road of Kings